Les globe-tretieres

25 septembre 2008

La nuit fut de courte durée, entre les fortes pluies dégringolant sur les tôles, nos voisins de palier qui ont fait un rafût du diable jusqu'à pas d'heure, les aboiements d'un chien qu'on aurait volontiers étripé....et les pétards que les guatémaltèques prennent plaisir à faire pétarader à toutes heures de la nuit et de la journée..., notre sommeil n'a pas été épargné ! Arthuro s'est rendu compte hier soir qu'il avait oublié son sac contenant ses jeux dans le bus. Je croise Jé dans le couloir, les autres dorment encore, nous partons donc à la recherche de celui-ci. Nous supposons, à juste titre que le chauffeur est resté dormir sur place et pensons pouvoir reconnaître son bus. Coup de chance phénoménal, nous tombons dessus juste avant qu'il ne reprenne la route, et récupérons les affaires d'Arthur ainsi que la casquette de Franck, qui, soit dit en passant, ne s'était pas aperçu l'avoir oubliée.... Nous profitons par la même occasion de voir si des chambres ne se sont pas libérées au lodge d'en bas du village. La chance nous sourit de nouveau, après avoir palabré un bon moment nous repartons avec un dortoir pour nous 4 et une chambre de 2 pour Pierre et jé. Que de bonnes nouvelles !! L'endroit est idyllique, les chambres sont dispersées dans des bungalows sur pilotis répartis dans un grand jardin tout fleuri en espalier au bord de la rivière. Il n'est que 8h du matin et nous transpirons déjà à grosses gouttes !!... nous rejoignons l'hôtel, et informons le reste de la troupe de nos trouvailles, nous plions bagages, et repartons pour le lodge. Nous emménageons dans nos nouvelles « demeures » , non sans, de nouveau de grandes discussions, le dortoir qu'on nous a normalement affecté n'est pas libre.....il y a encore plein d'affaires à l'intérieur, ils ont un sérieux problème de logistique mais ce n'en est visiblement pas un pour eux qui vident en 2 temps 3 mouvements le dortoir, ils entreposent toutes les affaires devant notre porte et nous donnent le dortoir......sympat pour ceux qui occupaient les lieux ! L'affaire est règlée, non sans mal mais réglée tout de même....Il est 11h00, il nous faut trouver un moyen de locomotion pour rejoindre Semuc champey, après d'âpres négociations auprès d'un local disposant d'un pick-up, nous levons le camp. Au passage, nous faisons profiter de notre taxi à de jeunes belges (moyennant finance, biensûr !). le site de Semuc Champey se trouve à 10 kms de piste de Lanquin. Il nous faut une bonne heure pour arriver à ces cascades perdues en pleine jungle. La piste que l'on emprunte (aux dires d'Arthur) vaut tous les grands huits des parcs d'attraction. En effet, il faut s'accrocher ! Mais les paysages sont de toute beauté, on s'enfonce dans la forêt humide, de nouveau des plantations de café, de bananiers, de palmiers .......tapissent le paysage. A Semuc, la rivière forme une cascade de piscines d'eau limpide. Nous nous y baignons tout l'après-midi. Les garçons se prennent tour à tour pour Tarzan en sautant de plusieurs mètres dans les bassins, puis c'est un véritable parcours d'aventurier en pleine jungle pour arriver au sommet d'un mirador qui les fait se prendre pour Indiana Jones. On redescend dégoulinant, mais ça valait vraiment tous ces efforts. Nous reprenons notre « bétaillère » (enfin plutôt une autre, la notre ayant eu un problème de crevaison....), nous rentrons. Tout le monde prend une bonne douche puis leçons. Il n'est pas facile de trouver à chaque fois un endroit calme pour travailler. Nous descendons sur le bord de la rivière et nous y installons. La nuit commence à tomber et pour faire des économies d'énergie, ils coupent l'électricité dans les parties communes ; plus d'internet et plus de lumière ....Nous faisons une dictée avec Arthur, mais au bout de quelques minutes, une petite fille vient s'installer à ses côté, puis une autre, puis deux, puis trois, puis viennent les mamans et les copains......bref, ils observent, c'est un peu déconcertant surtout pour Arthur qui essaie tant bien que mal de se concentrer, puis les langues se délient, nous sommes assaillis de questions, c'est marrant ! Il fait maintenant nuit noire, on nous allume une bougie, mais nous n'y voyons pas grand chose...... Nous commençons à nous lever et, c'est désormais sur Victor qu'ils jettent leur dévolus....On arrête, on remonte au dortoir mais avec les baisses de tensions, on ne voit pas mieux qu'en bas, c'est pareil.... , on reprendra demain matin. Nous retournons dîner à la même adresse qu'hier soir, nous y avions très bien mangé. Nous leur demandons s'il leur est possible de nous trouver quelque chose pour piquer les bougies d'anniversaire de Pierre (nous avons ramené celles que nous avions acheté pour les 10 ans d'Arthur), il n'y a pas de dessert ici, c'est d'ailleurs très rare qu'il y en est. En insistant un peu on finit par obtenir des pancakes dans lesquels nous piquons les bougies, un fond de musique, un p'tit rhum local et l'affaire est dans le sac !!!! Feliz cumpleanos Pierre......

Posté par Frankana à 17:07 - 4b- Guatemala - Commentaires [0] - Permalien [#]


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