01 octobre 2008
Aujourd'hui va être une journée de farniente, c'est en effet la dernière journée au guatemala pour Pierre et Jé. Nous reprenons la lancha pour rejoindre Rio Dulche, nous descendons au « Tortugal » sur le bord du fleuve, faute de place nous n'avions pu y loger à l'aller, mais là c'est bon, nous avons 4 lits disposés sur une grande plate forme en bois en forme d'étoile sur piloti, l'endroit est extraordinnaire. On circule de bungalow en bungalow sur des petites passerelles qui surplombent le marécage. Les enfants se baignent, quant à nous, on est un peu en convalescence aujourd'hui mais franck est quand même parti en kayak (ils sont à notre disposition pour nous déplacer) voir si nous ne pouvons pas louer des scooters pour faire un peu les fous sur le fleuve ! Nous essayons de nous connecter sur internet mais ça ne fonctionne pas, ils ne savent pas si la connexion sera dispo aujourd'hui.......Nous profitons de l'après-midi pour nous baigner, bouquiner, faire les leçons. Soirée d'adieu bien arrosée avec d'énormes margaritas !!!! Bisous bisous à transmettre à tout le monde, bon retour en france et surtout bon courage pour lundi matin..........
02 octobre 2008
Nous sommes de nouveau réveillés aux aurores, le soleil levant filtre sous nos moustiquaires, nous entendons le cliquetis de l'eau qui vient claquer le long des pontons, comme c'est agréable....plusieurs des bateaux qui sont amarrés sous notre « home sweet home » sont occupés, on a l'impression d'être dans un port, même ambiance un peu nonchalante.....Nous sommes tout moites il fait déjà chaud. Franck s'est levé avec le soleil, il a croisé Pierre et jérémie qui partaient tôt ce matin pour prendre leur bus pour Antigua. Les garçons dorment encore. Nous sommes à 2 de tension ce matin, et nos intestins ne sont toujours pas en phase........C'est donc plutôt tranquille, internet fonctionne, je transfère mes notes sur le blog. Victor est parti faire du Kayak sur le fleuve, Arthur joue à la game boy dans un hamac, il s'est lové avec un petit chat qui a passé la nuit avec nous. Je rassemble les affaires sales pour les donner à laver. Nous reprenons notre petit rythme de vie. Nous partons au village en kayak pour y faire quelques courses. Nous achetons des fruits sur le marché, nous trouvons du nutella (à prix d'or !), ça nous fait super envie, nous achetons des biscottes et nous laissons tenter. Victor prend une glace, nous nous installons sur une table sur le bord de la route pour regarder vivre les gens et pour déguster notre trouvaille.....sauf que (on aurait du s'en douter) avec la chaleur, il a vraiment un drôle d'aspect, alors vu qu'on est déjà pas trop vaillant, on s'abstient....retour à l'envoyeur et demande de remboursement ! Grosse déception, nous grignotons nos biscottes comme ça ! Nous achetons des patisseries. Nous reprenons nos kayaks et rentrons à l'hôtel, baignade et devoirs. Victor fait un contrôle d'espagnol et Arthur un peu de maths et du français. Il répond également aux élèves de l'école du loroux bottereau qui lui ont posé des questions. Un appel sur skype de la famille Yang nous interrompt dans notre lancée, ça faisait longtemps que nous n'avions pas conversé avec nos acolytes.......nous n'arrivons pas à brancher la caméra, Franck essaie quelques manip mais en vain...nous aurions voulu leur montrer l'endroit paradisiaque dans lequel nous nous trouvons. En fait la caméra était désactivée ! C'est donc rétabli ! Aprés notre douche, en traversant l'une des terrasses nous assistons à un cours d'anglais donné par un américain parlant espagnol, il habite ici depuis 9 ans, il fait ça bénévolement pour les mayas du Tortugal, nous restons jusqu'à la fin, c'est très ludique. Nous dînons mais personne ne termine son assiette. Il tombe quelques gouttes de pluie, et une petite brise s'est levée, ça rafraîchit un peu l'atmosphère, ça fait du bien ! Il y a plein de poissons qui sautent le long des pontons, c'est drôle. Nous allons nous endormir avec le coassement des grenouilles et le chant des criquets.
03 octobre 2008
Lea, Je suis au guatemala encore pour 8 jours. et je ne suis pas dans une ecole mais je la fait avec mes parents. Et on le fait l`apres-midi ou le matin.
Mathieu, je ne suis pas dans une classe mais le programme que je suis est le cm2, l`annee derniere j`etais en cm1 a douvres la delivrande. en ce moment a l`hotel il y a des gens qui parlent francais mais c`est tres rare.Je ne me suis pas fait d`amis,je ne reste pas assez de temps dans chaque endroit mais je suis avec mon frere. Il s appelle Victor et il a 13 ans.
Antonin,le guatemala est un tres beau pays, je suis alle dans la jungle, j`ai vu des serpents des iguanes et d`autres animaux. Les specialites alimentaires sont, les buritos les nachos au guacamole (avocat,ognion,ail,citron) les tortillas.Aujourd`hui j`ai vu une dame qui faisait de la soupe de maïs sur une ile devant chez elle.
Nous sommes restés au « Tortugal », on y est vraiment bien . C'est l'endroit rêvé pour se détendre. Nous prenons notre petit déjeuner tranquillement sur le ponton ; des patisseries. Puis nous nous mettons au travail. Nous profitons d'avoir une connexion relativement correcte pour mettre à jour le blog et l'alimenter en photos. Petit tour d'horizon de notre messagerie, essayons de répondre à tous nos messages. Heureuse surprise, « the guitton's family » nous rejoint finalement en thaïlande du 8 au 21 février, les billets d'avion sont visiblement achetés. Nous ne faisons rien, les garçons ont faim, Arthur se commande des nachos au guacamole et à la purée de haricots noirs et Victor mange un sandwich et des frites. Nous devions aller nous promener un peu mais n'en avons même pas trouvé le temps, comme quoi le temps passe tout aussi vite à ne rien faire.......Nous prenons les kayaks avec Victor en fin d'après-midi pour aller faire quelques courses sur le marché. Arthur et Franck sont à se baigner lorsque nous rentrons, Victor court les rejoindre. Je me mets dans un petit coin pour écrire. Une petite demi heure plus tard, Franck me demande si je n'ai pas trouvé des billets à traîner....Comment cela des billets à traîner ? rétorque-je. Le petit poucet en aurait-il semé sur son chemin ? Et bien à défaut du petit poucet, c'est de notre Arthuro dont il s'agit, celui-ci a encore fait des siennes.....J'ai en effet, un peu plus tôt, trouvé un billet de 20 $ au pied d'un des lits, plié en 4 et prêt à s'envoler, mais ne m'en suis pas souciée plus que ça. En fait Arthur avait changé des dollars à la banque hier après-midi, ça faisait plusieurs jours qu'il nous tanait avec ça, sauf que lorsqu'il est allé se baigner il a oublié de retirer son porte-monnaie de sa poche et s'est retrouvé avec ses économies à l'eau ......Il les avait donc mis à sécher sur une des balustrades de notre chambre, mais avec un petit coup de vent, ils se sont envolés......J'ai donc récupéré un billet de 20$ et lui un billet de 50 quetzals prêt à se noyer dans le fleuve....quant au reste disparu !!!!! Ce petit incident diplomatique passé, nous nous installons sur la terrasse pour siroter une margarita pendant que les enfants s'élancent du plongeoir dans le fleuve, la nuit commence à tomber, des éclairs zébrent le ciel qui s'assombrit de plus en plus, il va pleuvoir ; c'est vraiment très beau. Un énorme orage se prépare, en l'espace de quelques inutes le vent s'est levé, c'est incroyable, on a l'impression que tout va s'envoler, les catamarans tanguent devant nos yeux, soudain le tonnerre craque, instinctivement nous ramassons tout avant qu'une pluie battante de s'abatte sur le fleuve. Les éclairs sont innombrables. Nous courons côte à côte en prenant soin de ne pas glisser dans le fleuve, les pontons sont devenus de vraies patinoires. Nous craignons que nos affaires soient complètement trempées du fait que les 4 points cardinaux de notre habitation soient ouverts. Il n'en est rien, la construction est conçue de telle sorte que l'eau ne puisse rentrer sous les palmes. Nous rassemblons tout de même tous les vêtements éparpillés ici ou là afin qu'ils ne s'envolent pas. Deux ou trois coupures d'électricité ne présagent rien de bon pour la soirée. Et puis, aussi brusquement qu'elle s'est abattue, la pluie cesse de tomber et le vent tombe comme il s'est levé, tonnerre et éclairs s'éloignent également. On n'entend plus que le ruissellement de l'eau sur les coques des bateaux. Nous dînons puis bouquinons un peu avant de fermer nos paupières.
04 octobre 2008
Après nous être réveillés tôt, nous refaisons nos sacs, nous prenons le bus pour Poptun ce matin. Une jeune fille monte dans la lancha avec nous, franck et moi nous faisons la réflexion en même temps ; on dirait Caro ! C'est son portrait craché ! Incroyable, jusqu'au petit piercing dans la narine et tout aussi jolie, biensur .....Nous jetons un p'tit coup d'oeil rapide sur son sac à dos, mais, rien ne dépasse, ni petits petons, ni doudou, ni biberons donc pas de Bianca.......ce n'est donc pas Caro, pourtant on y a cru quelques secondes (on en profite au passage pour vous faire de gros bisous à tous les 3 et merci pour les p'tits messages ). Nous prenons nos tickets et achetons des patisseries, du lait chocolaté et 2 cafés ou plutôt 2 lavasses....(Quelle ironie, quand on sait que le Guatemala produit l'un des meilleurs café au monde. La majeur partie des productions est malheureusement destinée à l'exportation) pour déjeuner en attendant le bus. De drôles de types rodent autour de nos sacs, armes sous le bras. C'est monnaie courante ici, beaucoup se promènent avec des armes et pas des moindres, c'est généralement des mitraillettes ou des fusils à gros canons, et que sais-je encore, je n'y connais pas grand-chose ! Mais les armes sont bien souvent presque plus grosses qu'eux !! Même si le Guatemala n'est plus le pays dangereux qu'il était autrefois, il faut rester vigilant et éviter toute imprudence, de nombreux incidents sont encore malheureusement à déplorer !! Nous ouvrons l'oeil......Notre bus arrive, c'est un « chicken-bus » (bus à poulet) comme ils disent ici, ils les appellent comme ça en raison des volatiles qui font souvent partie du voyage. Ces bus sont très bon marché mais souvent bondés, ils s'arrêtent partout et pour tout le monde.....on entasse, on entasse.....jusqu'à ce qu'il n'y ai plus le moindre cm² d''exploitable ! On rentabilise... Le bus s'arrête sur le bord des routes, tout le monde en descend pour casser la croute. Des femmes y sont installées avec leur cuisine. Cette nourriture est la plupart du temps à base de riz, de dinde, de légumes et d'une sauce. On vous en remplit une assiette avec une pile de tortillas (fines crêpes rondes de maïs qui accompagnent tous les repas), pour même pas 5 ou 6 quetzals (moins d'un euros). Le bus repart. J'ai trouvé une place devant, comme ça je peux écrire. J'aime étudier ces gens, les regarder rire, parler, dormir, manger..... (ils jettent tous leurs déchets par les fenêtres, je crois que nous n'arriverons jamais à nous y faire.....). Le bus n'avance pas, nous grimpons, un petit monsieur m'interpelle, il me pose des questions, j'essaie tant bien que mal avec mon espagnol aproximatif de lui répondre, il n'a plus une seule dent, mais sourit tout le temps, c'est marrant ! J'aperçois les garçons dans le retroviseur debout dans le fond. Après 2h de route, le chauffeur nous dépose sur le bord de la route, il nous benne nos sacs dans le fossé et redémarre......Il n'y a pas âme qui vive dans le coin, la Finca Ixobel et indiquée à 1 km.....Nous empruntons la piste qui doit nous y conduire, nos sacs sont lourds....Aprés 500m de marche environ, nous arrêtons un pick-up qui nous monte dans sa remorque. C'est infame et ça pue ! Il s'agit en fait du camion poubelle de la Finca ! Nous faisons attention où nous mettons les mains, les pieds et surtout nos sacs.....Plantée dans un vaste domaine, la Finca est encore un endroit très nature où se retrouvent des voyageurs du monde entier, nous logeons encore dans une cabane en bois sur pilotis. La propriétaire a fondé ce refuge bohème dans les années 70 avec son mari tragiquement assassiné en 1990 pendant la guerre civile. Toutes sortes d'activités y sont proposées, les légumes, les fruits et les oeufs proviennent du domaine qui posséde également sa propre boulangerie. Nous faisons le tour de la propriété puis les garçons s'épuisent au football. Nous retravaillons un peu avant d'aller manger puis petite soirée tranquille, un peu d'internet, on constate que les Duvaux nous ont appelé sur skype hier dans la journée, on leur envoie plein de gros poutous ainsi qu'à nos chères lectrices et chers lecteurs.
05 octobre 2008
Nous nous levons avec un soleil de plomb, dimanche sportif ; matinée escalade avec quelques frayeurs pour Victor mais rien de bien grave, et, après-midi cheval. Balade super physique mais très sympat en compagnie de Cameron, Perdito, caramelo et José, on en a super bien profité et Franck nous a bien fait rire, super galop pour l'arrivée, on s'est même pris quelques minutes pour des caballeros, sans les lassos, et beaucoup moins braves !!!, les chevaux nous ont un peu surestimés....... Avons par contre les fessiers en compote !!!! Tous les guatémaltèques profitent du dimanche pour se réunir, et, c'est avec surprise que nous les avons vu débarquer en famille au domaine de la Finca Ixobel ce midi, ils viennent s'y baigner, se restaurer, jouer au foot et protiter de leurs enfants. Il y a plein d'arbres fruitiers ici, dont des orangers et des mandariniers remplis de fruits et, dans la soirée, les garçons grimpent à l'échelle pour ramasser des mandarines gorgées de soleil et de jus, un vrai délice. Une petite douche, je bouquine un peu dans un hamac pendant que Franck et les enfants jouent au ping-pong en attendant le diner, qui, une fois de plus est succulent. Nous sommes à la bougie. Nous sommes dévorés par des insectes en tout genre ; fourmis rouges, mosquitos et autres bestioles qui nous sucent le sang......C'est fort désagréable !
06 octobre 2008
Nous nous sommes réveillés tous les 4 avec le dos en vrac ; chute de reins cassées, les fessiers en marmelade, les abdos et les pectoraux endoloris.....On est vraiment pas entraîné pour aller jouer les caballeros dans la pampa !!! Nous déjeunons, réglons la quenta, et reprenons le bus pour Florès. (2/3 p'tits mails en attendant le bus). On étouffe dans ce bus, heureusement que nous sommes montés les premiers, nous sommes peut-être tassés dans le fond, mais au moins, assis tous les 4. Les paysages changent , nous sommes dans la région du Peten, berceau de la civilisation maya. Nous sommes au coeur des anciennes cités mayas. Le Peten est enclavé entre le mexique et le Belize. C'est une immense plaine couverte de forêts tropicales humides, il y fait très chaud !!!! Plus de 120 sites mayas y sont recensés. Les paysages y sont tout aussi verts qu'ailleurs mais différents. Nous y apercevons beaucoup de chevaux sauvages. Nous traversons des villages pittoresques, les peintures de couleurs vives donnent à toutes ces « bajareques » (cabanes composées d'une seule pièce, de pierre et de pisé avec des poutres en bois, coiffées généralement de chaume ou de tôle et comportant un sol de terre battue), des allures de décor de cinéma. Nous ressentons une grande pauvreté. Il faut savoir que les mayas qui représentent le moitié de la population sont, la plupart du temps très pauvres, peu éduqués et, très souvent exploités du fait de leur misère. Ils puisent leurs forces et leur sourire dans leurs liens familiaux et dans leurs traditions. Il est midi, l'air devient de plus en plus irrespirable......encore une bonne demi-heure avant d'arriver.....On vous envie vraiment vos 3° matinaux !! On dépote nos sacs devant l'auberge de jeunesse : plus de disponibilité dans les dortoirs pour 4...Nous trouvons un p'tit hôtel un peu plus bas avec une chambre dont la terrasse donne sur le lac, vue saisissante ! Flores est une petite ville charmante, installée sur une île du lac peten Itza. Toutes les ruelles sont pavées et cabossées et, les maisons de toutes les couleurs. Nous errons un peu dans ses rues puis remontons grignoter des tortas à l'A.J., l'ambiance y est très cool et très bohème. Une grosse averse se met à tomber, mais cesse très vite. Il est assez rare qu'il pleuve dans la journée, il pleut généralement en soirée et surtout la nuit. Mais quand ça arrive, qu'est-ce que ça fait du bien ! Franck s'est trituré une petite grosseur qu'il avait dans le creux de la main, il a la main enflée et très douloureuse depuis 3 jours. Malgré l'aspirine, la douleur ne passe pas et sa main ne désenfle pas. Nous nous arrêtons dans une pharmacie et avec le traducteur sur internet, Franck tente d'expliquer au pharmacien ce qu'il lui arrive (bien qu'il n'en sache pas trop lui-même!). Verdict : antibiotique. Nous avons emporté de l'amoxicilline, il lui préconise d'en prendre durant 7 jours. Nous sommes en manque de chocolat, partons donc en quête de chocolat non fondu, avec date de péremption ok (pas simple), mais à force de persévérence, finissons pas trouver des m&m's et des snickers ; ça faisait longtemps, on savoure ! Un pot de 1l de yaourt yoplait nous tend les bras et nous fait saliver devant le réfrigérateur, doit-on se laisser tenter au risque de malmener nos intestins....? Nous verrons demain. Pour le moment, nous rentrons travailler un peu. Soirée maths pour tout le monde ! Nous ressortons dîner, bien que personne n'ait vraiment faim (Victor et Arthur se sont engloutis deux grosses platrées de pâtes au pesto à 16h !). Il n'y a personne dans les rues et personne dans les restaurants. Nous nous commandons une pizza géante dans un resto donnant sur le lac, que nous ne terminons pas, bien évidemment.....une partie de billard avant de rentrer et gros dodo.
07 octobre 2008
Nous laissons les enfants dormir et sortons déjeuner tous les 2 au bord du lac. Il est tôt, c'est très agréable et la luminosité est très belle. Sur le chemin du retour nous nous renseignons des prix pour la visite des ruines de Tikal. Ce sera départ à 3h du matin pour ; profiter du lever du soleil du sommet des pyramides du dessus de la canopée de la jungle ; avec de la chance, voir des animaux tels que des pumas et des jaguars ; écouter et voir chahuter les singes hurleurs, des perroquets, des toucans......et surtout éviter le flux de touristes (bien que nous soyons en été, donc en basse saison, donc beaucoup moins de monde...on minimise quand même le risque ! ). Nous regardons également les possibilités que nous avons pour remonter sur le Mexique. Ce sera le bus pour chetumal, via le Belize, probablement jeudi matin. Départ à 5h du matin. Nous retournons chercher les enfants qui sont levés. Ils déjeunent à leur tour puis nous partons pour le marché de Santa Elena en tuk-tuk, Margoton est une fois de plus au coeur de la conversation, les garçons se remémorant des souvenirs d'asie assez cocaces dans ces moyens de transports insolites et ne s'attendant pas à les retrouver ici !!! Alors ils attendent le mois de février avec impatiencce afin de partager ces moments de complicité et de franche rigolade avec la joyeuse lurone !!!!. Le marché de Santa Elena se trouve dans un véritable dédale de ruelles étroites et poussiéreuses, il n'est pas vraiment beau, mais étrange et authentique. Il y fait une chaleur intenable......Nous y achetons des fruits et des avocats pour manger avec des nachos, ainsi que du matériel scolaire, équerre, raporteur, compas et cahier + un petit gobelet en émail. Ne supportant plus cette maudite chaleur nous retraversons le pont pour Flores. Franck souhaite se reposer un peu. Il fait une petite sieste pendant que j'écris et les enfants bouquinent après une tentative infructueuse de baignade dans le lac......ça ne leur convenait pas !!! Nous ressortons faire une petite heure d'internet en sirotant une margarita, un petit billard et soirée tranquille puisque debout à 2h30 du mat !!!!!
08 octobre 2008
Comme prévu, réveil à 2h30, dur, dur ! Le minibus nous récupère devant l'hôtel, nous avons une heure de route durant laquelle nous somnolons, nous arrivons sur le site de Tikal, il fait nuit noire, aucun éclairage extérieur, c'est à la lampe torche que nous sommes acceuillis par notre guide (il parle l'anglais). Nous négocions l'entrée du site pour les enfants et en obtenons la gratuité en baratinant sur leur âge ; 300 quetzals de gagnés (30 euros). Puis nous entamons la montée pour les pyramides. Tikal est bâtie sur une colline qui surplombe les alentours marécageux, les historiens et les archéologues supposent que c'est sûrement pour cette raison que les mayas s'installèrent dans cet environnement si hostile,.. Il y a 700 ans avant J.C..Nous marchons une bonne demi-heure dans le noir le plus complet, nous n'avons emporté qu'une lampe frontale pour 4...!C'est très étrange d'avancer à l'aveugle dans ces chemins qui sont jonchés de pierres et de gigantesques racines entrelacées les unes dans les autres. Nous n'arrêtons pas de trébucher....pour enfin arriver au point culminant de Tikal, le temple IV. C'est du haut de ce vestige qu'on aperçoit toute la canopé de la jungle et le haut des autres temples. Nous nous installons bien sagement au sommet, notre guide nous demande d'observer un silence total afin de voir et d'entendre la jungle se réveiller......Et, comme par miracle, après une vingtaine de minutes, c'est ce qui se produit......Le jour se lève et les animaux avec !!! Nous assistons à une véritable cacophonie de cris. Les singes hurleurs se balancent bruyamment dans les arbres, c'est incroyable ! Une épaisse brume nous empêche de voir la canopé et les temples au loin comme on le devrait mais, avec les hurlements de singes, on se croirait dans « gorille dans la brume » ! Notre guide nous promet de revenir afin d'admirer comme il se doit ce paysage hors du commun, et, c'est en effet ce que nous ferons plus tard pour contempler ce majestueux spectacle. Nous continuons la visite, et, d'un temple à un autre, nous nous trouvons sous une épaisse voûte de forêt tropicale. Le calme et le bruit des animaux confèrent à ce lieu une atmosphère très particulière, presque mystérieuse. Les temples font plus de 44 m de hauteur et on imagine difficilement comment de tels édifices ont bien pu voir le jour dans cet endroit si peu propice à la construction et si inhospitalier...Les ruines occupent au total une surface de 16 km², c'est le centre de l'ancienne Tikal, on y dénombre plus de 3000 structures, mais autour il y avait également des groupes de maisons où logeaient les paysans, les artisans et les commerçants qui faisaient vivre la ville. Tikal était autrefois recouvert de couleurs vives et de sculptures. Tout a disparu à cause des pluies tropicales, de l'humidité et des différents pillages. Et la jungle a rapidement repris ses droits, comme le démontrent les photos prisent lors des premières études et avant la restauration du site. Nous avons pu, tout au long de notre visite, observer divers animaux tels que des singes hurleurs, des ateles (singes araignées), des coatis, des toucans, des tarantules, des dindons ocelles ainsi que quelques uns des plus beaux spécimens d'arbres comme, le ceibal (arbre national et sacré), des ébènes, des sapotilliers, dont les mayas utilisaient le bois pour les charpentes de leurs temples et dont les chicleros récoltent la sève pour fabriquer la gomme à mâcher (chicle). Nous n'aurons malheureusement pas eu la chance de croiser puma et jaguar, les enfants ont pourtant guetter les yeux rouges dans la nuit, mais que nenni !! Nous rentrons en début d'après-midi, épuisés par la chaleur humide !!! Nous achetons nos billets de bus pour Chetumal (nous partons demain matin pour le Mexique). Nous arrivons à grappiller avec un peu de persévérance 180 quetzals (environ 18 euros) soit, un ticket de bus gratuit ...c'est encore ça de gagné ! Je dépose le linge sale à la laverie de l'hôtel et repos....je ne suis pas du tout dans mon assiette, j'ai un mal de tête épouvantable certainement du à un coup de chaleur....impossible de faire quoi que ce soit, je reste couchée.....malgré l'aspirine, ça ne passe pas....Franck sort dîner avec les enfants. Ils rentrent 2h plus tard, la panière de linge sous le bras, je suis toujours dans le même état. Les garçons rangent brièvement les affaires. Nous nous levons à 4h30 !
09 octobre 2008
Une pensée toute particulière pour notre lili chérie. Happy birthday mamie lili !!
Chetumal......Chetumal.... Chetumal..........!!! ça vient du couloir.....On ouvre un oeil, puis 2, on saute du lit...Merde ! Il est 5h14.....c'est notre bus ! La game boy d'Arthur n'a pas sonné. Franck sort en trombe de la chambre et demande au chauffeur du bus de nous attendre 5 minutes. Chacun attrape et entasse ce qu'il peut dans les sacs, on vide la panière de linge rapidement, chacun prend une brassée de linge...pas le temps de trier. Prompto, prompto !! nous crie le chauffeur de bus.... c'est bon, on arrive ! il n'y a pas le feu non plus !!!! 2 jeunes filles dorment à l'avant, il n'y a que nous. C'est parti pour 8h de trajet jusqu'à Chetumal et 5h de Chetumal à Tullum. La route est complètment défoncée et par endroit même pas goudronnée. Il est à peine 6h00, les gens sont déjà levés, les femmes s'affairent à leurs travaux ménagers. Nous les voyons laver leur linge, balayer....les enfants aident à la tâche. Travaillent-ils avant d'aller à l'école ? Pour certains surement, pour les autres, nous voyons les petits garçons partir sur le bord des routes avec leur papa. Certaines petites filles portent de gros paniers sur la tête. Nous avons malheureusement très peu de clichés des personnes, les guatémaltèques n'aiment pas être photographiés et le peu de fois où nous avons osé demandé, nous nous sommes heurtés à des refus. Un type monte dans le bus, il veut absolument nous vendre des dollars belizien, nous ne faisons que passer au bélize !!!Nous arrivons à la frontière du guatémala, premier contrôle de passeport dans le bus, puis le bus s'arrête avant la frontière, nous sommes obligés de descendre tous nos sacs. Franck et les enfants gardent les sacs pendant que je vais remplir les démarches administratives qui sont relativment rapide. On s'acquite d'un droit de sortie de 10 quetzals par personne et c'est bon. Franck a trouvé un type qui fait du change dans la rue. Nous changeons tous nos derniers quetzals. On reprend nos sacs et on traverse le pont pour le Bélize à pied, puis passage des douanes au bélize. Les douaniers parlent anglais, nous sommes en terre anglo-saxonne. Le bus nous attend de l'autre côté de la frontière. Quelques kms plus loin les décors ont changé, la population est noire, ce sont les descendants des esclaves importés de la Jamaïque. On se croirait en Afrique, comme à Livingston ! Les maisons, les voitures, les pelouses tondues, ça n'a plus rien à voir avec le Guatémala que nous venons de laisser derrière nous. Le Belize est un tout petit pays ouvert sur la mer des caraïbes. C'était la capitale des pirates avant que les anglais ne viennent en faire une colonie de la couronne. Le Honduras Britanique. On se retrouve donc en plein mélange British et caraïbos !!! Les cimetières sont tous colorés (comme en guadeloupe et sur les îles des caraïbes), certains hommes sont assis sur des tombes à lire le journal : original ! On arrive à Bélize city, on traverse les bidonvilles, toujouors cette misère partout où l'on passe........quel que soit le pays......On s' arrête faire une pause. Puis on longe la mer, des multitudes de baraques en bois coorées style caraïbes. C'est d'ailleurs très caraïbes hors du temps, ici...., comme un petit harlem tropical...Il y a même un casino sur le port ; classe ! On sort de la ville pour longer les champs de canne à sucre et des orangeraies pleines de fruits. Quatre heures plus tard nous passons la frontière Mexicaine, dans un premier temps on doit s'acquiter d'une taxe de sortie de territoire de 15$ US par personne, nous règlons avec les billets que Franck vient de récupérer au black, sauf que ceux-ci sont abîmés et que la jeune femme se trouvant derrière le guichet ne veut rien savoir, elle veut des billets de banque flambants neufs ; la banque ne reprenant pas les billets trop usagés, après quelques tergiversations, nous n'avons pas le choix, on casse un billet de 100 $ et, il va bien falloir qu'on écoule nos « billets de contrebande » !! Sympat les 4h de route sur le territoir Bélizien !!! Puis rebelote, on redescend nos sacs du bus pour passer le pont, des écoliers en uniforme traversent également la frontière, le bus scolaire les attend de l'autre côté. De nouveau contrôle des passeports et formalités administratives. Ils ont repeint les murs, c'est indiqué nulle part « peinture fraîche », on se retrouve avec de la peinture partout.....on n'est pas les seuls, dans le bus on est plusieurs à être peinturlurés : cool ! On repart, le chauffeur de bus est énervé et visiblement fatigué, (il est 14h et il conduit depuis.....avant 5h ?......on est loin de nos pauses après 2h de route en France !!), il fait très très chaud, pas de clim, les esprits s'échauffent lorsqu'il nous benne tous nos sacs devant ; changement de place, on avait tous laissé nos affaires dans le fond du bus, on ne retrouve pas une carte, il s'en fiche et se fache, nous arrache nos sacs des bras....il n'a qu'une hate c'est de repartir......Ce que nous finissons par faire. Là encore, la frontière à peine passée et, c'est un tout autre décor, on sent tout de suite un niveau de vie beaucoup plus élevé. Un Mc Do, ça ne trompe pas !! puis le concessionnaire CAT (MADISA). Chetumal, on ne s'y arrête que pour prendre un autre bus, nous changeons d'heure +1h. On a une demi-heure d'attente, on achète de quoi se restaurer dans la rue puis, nous repartons à 15h30. Nous avons décidé de monter un peu plus haut sur la côte caraïbe nous reposer 2/3 jours au bord de la playa. Ce n'est pas exagéré lorsqu'on dit que les transports méxicains sont d'un grand confort. Effectivement, clim, siège inclinable et TV (on a encore le droit à Pirates des caraïbes, cette fois en espagnol ). L'inconvénient de ces bus rutilants est qu'on ne voit pas grand chose à l'extérieur, mis à part le petit champs de vision se trouvant à la fenêtre.....c'est très restreint et fort dommage ! Il est 21h lorsque nous arrivons à Tullum pueblo. Je pars avec Victor à la recherche d'un hôtel, pas facile, le village est très étendu et les distances assez longues, l'hôtel que nous avions repéré sur notre guide se trouve à la sortie de la ville et au final hors budget !!! On rejoint Franck et Arthur et prenons un taxi pour le second hôtel sélectionné, il s'agit en fait de chambres d'hôte chez une petite mamie. On sonne à la cloche pendant un bon ¼ d'heure mais personne ne répond.....On se rabat sur le premier hôtel du coin....On est tout dégoulinant et n'avons qu'une hâte : prendre une douche fraîche !! C'est bon pour aujourd'hui, il est 22h....il fera jour demain............Y mañana, vamos a la playa !!!!!
Bilan :
Le guatemala est un petit pays resté sauvage, intacte authentique comme nous en avons peu traversé et comme nous les aimons.....Nous avons vraiment apprécié ce dépaysement brut et intègre, cette terre de contrastes où rien n'a changé depuis bien des années.....ces gens simples et leurs gentillesses. Ces paysages entourés de volcans et de villages traditionnels, cette jungle si inhospitalière et si attachante en même temps, ses marais, ses lacs, ses réserves et ses animaux sauvages. La saison nous a évité l'habituelle cohorte de voyageurs, mais aussi apportée son lot de petits désagréments (la chaleur, les bestioles....). S'il est vrai que tout le sel du voyage en indépendant réside dans le contact direct avec le pays et la population, il en est de même avec les autres voyageurs , toutes ces rencontres nous amènent à ce que nous sommes venus chercher et, à ce que représente le voyage tel que nous le concevons, un échange culturel, tant sur le territoir sur lequel nous nous trouvons, les traditions même si parfois il est difficile de communiquer (nous nous instruisons à notre manière) où sur les origines des autres voyageurs, les difficultés rencontrées, les bons plans, le plaisir d'assister à des évènements incongrus, nos façons de vivre, d'appréhender le voyage, les sourires, les regards, des moments de vie uniques, bref des échanges......et une remarquable leçon d'humilité, qui, chaque fois nous ramène à une réalité peu reluisante quant à nos prétendues valeurs........ !!! Nous n'avons qu'un seul petit regret quant à notre itinéraire, nous aurions du descendre sur le Nicaragua et le Costa rica plutôt que remonter sur le Mexique qui, déjà, nous semble beaucoup moins authentique.....A suivre.....



















