01 novembre 2008
Feliz cumpleaños à Jérémie à qui nous envoyons plein de bisous.
Nous arrivons à Aréquipa vers 8h30, depuis que le jour est levé nous traversons des paysages splendides. Le pérou est vraiment un très beau pays. Avant de monter vers Aréquipa, nous étions dans une véritable oasis de verdure. Nous avons une nouvelle fois trouvé une petite pension tenue par de jeunes péruviennes tout à fait charmantes à 20 m de la place des armes dans le centre historique. Nos hôtesses se mettent en 4 afin que nous nous sentions ici chez nous. A peine arrivés elle nous préparent un succulent petit déjeuner que nous prenons dans un petit patioe repeint en bleu juste devant nos chambres. Le soleil cogne déjà, nous cherchons de l'ombre....Nous prenons une douche, donnons notre linge sale à laver puis partons à la découverte de la ville. Aréquipa est située à 2300 m d'altitude dans un magnifique site au pied du Misti, gigantesque volcan dont il est possible de faire l'ascension. Elle est surnommée « la ville balnche » parcequ'une grande partie de la ville est construite en pierre de lave blanche, ça lui donne un charme fou et c'en est même très éblouissant avec le réflechissement du soleil. Son centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Sommes allés voir le monastère de santa catalina, l'église San Augustin.....Il abrite de nombreux trésors architecturaux. En effet tous les édifices n'ayant pas subit les sévisses des divers tremblements de terre nous permettent une merveilleuse balade et un parcours des plus interessants pour la découvrir. Nous passons par le marché, nous y achetons des bonnets et des gants en laine d'alpaga pour nos futurs treks en montagne. Apparment les nuits sont vraiment très fraîches. Puis nous partons pour le village de Cayma, un petit village appelé « le balcon d'Aréquipa » d'où nous pouvons accéder à un panomara surplombant toute la ville. C'est le 1er novembre, la fête des morts , nous rentrons dans l'église, un office va commencer. Devant le cimetière, une véritable animation dans les rues, les femmes font des bouquets de fleurs, il y a des musiciens, les femmes préparent des petits plats, les gens se restaurent et boivent tout en allant rendre visites aux défunts. Le cimetière est un endroit très gai, ici. Les familles s'y retrouvent et mangent sur les pelouses, ils nettoient les tombes, y remettent des icones religieuses, des fleurs, replantent des arbustes, des géraniums. Une jeune fille change la couche de son bébé. A la sortie du cimetière, un péruvien fait griller des cuy ; sorte de cochon d'inde, très populaire en montagne et différement préparé selon les régions, il peut être farci et cuit au four, picante, confit ou bien grillé comme ici dans la région d'Aréquipa. Victor voudrait y goûter, mais nous n'arrivons pas à nous résoudre à manger ces petites bêtes, on pense à tous ceux qui en ont un chez eux, hein Margoton .......Et puis on nous en a déjà parler et apparement c'est loin d'être succulent. Nous redescendons tranquillement en ville. Nous dînons dans un très vieux retaurant, vôutes et fresques nous font penser à de très vieilles caves. Nous allons faire quelques courses, achetons des fruits dont des pépinos (sorte de petit melon très sucré sans pépins ni noyau), c'est savoureux. Au moment de traversefr la place des armes, un cortège de manifestants allant bon train avec fumigènes, panneau et autre sorte d'objet dont nous ne voyons pas vraiment ce que c'est, nous emboite le pas. Les passants accèlèrent, ça ne présage rien de bon. Les manifestants scandent et chantent tout en empruntant la même rue que nous. Nous nous dépêchons à rentrer. La porte de notre pension est bien évidemment fermèe à clé. Dés que nous sortons quelque soit l'heure de la journée, les portes et grilles sont refermées derrières nous. Chaque fois on nous prévient également de faire très attention à nos affaires. Franck tambourine à la porte comme un sauvage, on a l'impression qu'on va l'égorger......il en effraie nos hôtes qui nous ouvre en 4ème vitesse......La lourde porte se referme aussitôt.......je n'ai pas eu le temps de rentrer ! Je reste sur le seuil, jusqu'à ce que le bras de franck me hape juste avant que je ne me fasse embarquer par la meute de chiens enragés....Il est déjà 22h, il est l'heure de fermer nos paupières pour récupèrer un peu de sommeil.
02 novembre 2008
Nous avons dormi tous les 4 d'une traite, assez rare ! Malgré pas mal de sommeil en retard Franck et moi sommes réveillés vers 7h30 par les rayons du soleil qui nous arrive du plafond de notre chambre. Nous prenons notre petit déjeuner assez tardivement et restons à travailler avec les garçons dans notre joli petit patio. Il fait encore une chaleur étouffante, j'ai même lavé quelques vêtements que j'avais oublié de donner à la lingère, en une heure sur le fil, ils sont secs. Franck pendant ce temps est parti mettre quelques photos sur internet. Nous avons fait des courses et nous préparons un petit repas de légumes et de fruits. Nous passons notre après-midi à flaner dans les rues, nous rejoignons le quartier où se trouve le stade de foot. En fait il y avait un match cet après-midi à 15h. Le stade est plein (il ne fait que 20.000 places). Nous tentons d'y rentrer, demandons à 2 reprises au service de sécurité, mais il ne veulent rien entendre, en plus ils prétendent que c'est dangereux pour les enfants. Remarque, on se demande si il n'y a pas plus de policiers que de spectateurs......toutes les corporations sont représentées ; brigade mobile, CRS, la police montée, le service de sécurité de la ville, la police nationale.....Tous portent un gilet pare-balles. Bref, on imagine que ce ne doit pas être de tout repos à la sortie du stade. En plus le quartier est un peu craignos, on reprend donc un taxi pour retourner dans le centre ville. Demain nous partons pour 2 jours dans le cañon de Colca, nous ne prenons qu'un sac à dos avec maillot de bain pour les sources d'eau chaude et vêtements chauds puisque nous dormons à 3700 m et qu'il risque de faire très froid (nous pouvons perdre plus de 30° en quelques heures). C'est donc sur une petite soirée tranquille que nous terminons cette journée.
03 novembre 2008
Féliz cumpleaños à Mamie Madeleine à qui nous pensons bien fort, nous profitons de ce jour pour lui envoyer des bisous pleins de tendresse. Les cartes postales n'arrivant pas très vite........ Nous sommes une fois de plus réveillés par les rayons du soleil qui filtrent dans notre chambre, il est 6h00. De plus la cathédrale sonne ses cloches depuis un bon quart d'heure....il y a une procession ce matin. Nous attendons que le réveil sonne avant de nous lever. Le colectivo nous prend devant la pension. Nous partons avec 2 péruviens, 3 italiennes, 1 canadienne et 2 argentins. Notre jeune guide jongle entre l'anglais, l'espagnol et le français, c'est assez marrant et une première de nous retrouver avec un guide qui parle le français. Il est adorable. Les paysages que nous traversons dés notre sortie d'Aréquipa sont très arides. C'est dans ces paysages d'une grande austérité que nous croisons nos premiers lamas, nos premiers alpagas ainsi que des vigognes (3ème espèce de lama). Nous sommes entourés de volcans. Le plus grand d'entre eux, l'Ampeto nous toise de ses 6380 m. C'est en haut de ce volcan que la célèbre momie « Juanita princesse des glaces » a été découverte en 1995, suite à une éruption volcanique la glace s'était mise à fondre. Nous nous arrêtons à 3900 m faire une pause afin de s'acclimater à l'altitude, nous prenons une infusion de mate de coca (feuilles de coca) qui aide à prevenir le soroche (mal d'altitude). Les péruviens en sont de gros consommateurs. J'en récupère les feuilles pour les macher durant le trajet. Nous grimpons jusqu'à 5000 m aujourd'hui. La route que nous reprenons après cette petite pause n'est plus asphaltée, c'est très poussiereux et ça secoue dur ! Nous commençons à voir un peu de verdure dont de petits points d'eau où viennent se désaltérer les lamas et les alpagas. A ce point culminant nous nous arrêtons, Il y a des centaines d'apachetas, ces petits amas de pierres érigés et éparpillés un peu partout en offrande aux dieux afin d'éloigner les mauvais esprits. Nous commençons à sentir le manque d'oxygène et les battements de nos coeurs qui s'accélèrent. Nous pique-niquons sur la place d'un petit village, Chivay, au fond d'une vallée entourée de hautes montagnes. Les femmes y sont toutes habillées de manière traditionnelle avec des vêtements brodés et des chapeaux à larges bords. Ces chapeaux rappellent à chacun le milieu social d'où elles viennent. En effet, cette tradition ancestrale est restée la même depuis le temps où les incas (tout comme les mayas) déformaient et trépanaient la tête de leurs enfants afin de leur élargir le crâne. De cette façon ils ne pouvaient plus changer de caste. Enormément de corps d'enfants ont été retrouvés enterrés en haut des montagnes victimes de ces mutileries et n'ayant probablement pas survécus. Les chapeaux sont restès les mêmes mais fort heureusement ces techniques barbares ont disparues. Nous nous promenons dans le village, la température a énormément chuté, il fait froid. Le marché est des plus typiques, nous essayons des ponchos et des bonnets mais ne trouvons pas ce que nous voulons. Nous verrons ça à Cuzco. Des alpagas sont suspendus aux étals des boucheries et de drôles de légumes et de fruits sont entassés dans d'immenses paniers. Nous tentons de transférer des photos sur le blog mais la connexion est très mauvaise et le débit beaucoup trop lent. Arthur est moitié malade, il n'arrête pas de tousser et a un gros rhume, je vais à la pharmacie du village pour essayer d'y trouver du sirop.....il n'y a pas grand chose, j'achète tout de même des cachets à l'unité contre la toux. A 4 kms du village se trouve au pied de la montagne, une sorte de complexe thermal équipé de bassins, 5 extérieurs et 1 intérieur avec sauna et salle de massage. Les bassins sont alimentés par l'eau d'un volcan qui arrive tout droit du fond de la terre. Elle est très claire et très chaude (entre 39 et 42°). On y a une vue exceptionnelle sur les gorges. Vu le froid qu'il fait, nous hésitons, puis nous disons qu'il serait vraiment dommage de rater ça. Nous y passons 2 bonnes heures, en fait l'eau est brûlante et nous sommes rapidement tout rouge et c'est un peu irrespirable, pourtant nous sommes dehors, le moindre effort dés que nous commençons à nager nous essoufle, c'est assez incroyable mais ça vient de l'altitude, nous ressortons d'ailleurs avec un horrible mal de tête. Mais que c'était agréable, surtout avec la tombée de la nuit. Nous passons la soirée dans un restaurant où y est donné une soirée folklorique. Première fois que nous voyons du Pisco Sour sur la carte, nous en prenons un (souvenir,souvenir), c'est vraiment trop bon ! Nous goutons également à la viande d'alpaga. Franck est sollicité pour une danse, c'est en fait une démonstration retraçant une scène ou la femme tente d'extirper le mal et la malédiction du corps de l'homme, en le fouettant, les corps sont secoués, elle finit agenouillée sur Franck les jupons relevés.....très original...C'est le chuc-choc ! Nous rentrons tôt et nous couchons à 21h30, demain on se lève à 5h.
04 novembre 2008
On frappe à notre porte, il est déjà 5h ! Arthur arrive dans notre chambre, il tousse toujours autant et n'a visiblement pas très bien dormi. Nous partons pour le Cruz del Condor, le plus célèbre point de vu du canyon Colca. A ce niveau, la vallée atteint un dénivelé de plus de 1200 m. C'est aussi le seul endroit où l'on peut apercevoir des couples de condors, uniquement très tôt le matin où ils apprécient particulièrement les courants d'air chauds qui circulent à cet endroit. Les paysages sont indescriptibles tant ils sont époustouflants. Les fameuses terrasses (adenes) harmonieusement dessinées et sculptées dans la montagne et dans les paysages les plus sauvages et les plus escarpés sont fascinantes. Elles dateraient de la période pré-incas. Oeuvre des indiens colluhas, une civilisation de 1000 ans plus ancienne que celles des incas. IL y en a des milliers d'hectares. Les paysans d'ici vivent essentiellement de leurs cultures. Nous croisons tour à tour, tantôt des troupeaux de moutons noirs, de vaches andines, de mules, des paysans allant travailler leur terres et les femmes remontant du fond de la vallée où l'on trouve un micro climat et donc des légumes et des fruits en abondance alors qu'en haut du fait que ce soit beaucoup plus désertique les cultures ne sont que pommes de terre et céréales. Elle remontent à pied tous les jours par des chemins très escarpés ces 1200 m pour vendre leur récolte. Comme on leur souhaiterait l'installation d'un téléphérique....Il n'y a pas moins de 7 mois, ils n'avaient déjà pas l'électricité.....Il fait déjà très chaud et la piste n'est que poussière et sable, cela fait 2 H que nous sommes chahutés, mais le détour en vaut la chandelle, nous arrivons au Cruz del Condor et, nous avons la chance inestimable d'observer un condor installé sur un pic rocheux qui fait sa toilette, c'est extraordinnaire. Le condor est considéré comme l'oiseau sacré des Andes. Nous assistons également au vol majestueux d'un couple de condor juste au-dessus de nos têtes. Nous partons pour une randonnée le long des falaises, nous sommes très vite essoufflés et ça cogne ! Mais comme c'est beau ! Après l'emmagasinage de toute cette beauté à l'état pur nous redescendons à 3900 m pour déjeuner. Nous pique-niquons de nouveau sur une petite place de village. Il y a toujours du monde sur ces places, et c'est très marrant d'observer les gens. Deux petites fillettes sont à s'amuser près de la fontaine, elles mettent leurs pieds dans l'eau et ne sont pas plus hautes que 3 pommes, elles sont trop mignonnes, ce doit être des petites paysannes car elles sont toutes sales. Les femmes sont encore chargées comme des mules pour rentrer dans leur village et portent toutes encore des costumes très colorés. Nous rejoignons Aréquipa en fin de journée. Nous reprenons un bus de nuit ce soir pour Cuzco.
05 novembre 2008
Le bus dans lequel nous avons passé la nuit était peu confortable par rapport aux bus « royal luxe» que nous avons pris jusque là, ils sont certes beaucoup plus chers mais beaucoup plus confortables pour dormir. Nous étions les seuls étrangers, et, le bus était plein. Franck a discuté un moment avec un péruvien jusqu'à ce que celui-ci s'endorme et se mettent à ronfler comme un dératé. Notre sommeil a été entrecoupé par les différents arrêts et le va et vient des passagers mais après 9h de trajet nous sommes arrivés à 5h du matin à Cuzco. « La Rome des incas », cette ville située à 3400 m d'altitude ainsi que ses environs font partie des endroits les plus beaux d'Amérique du sud et, il est certain qu'on ne démentira pas. Si Aréquipa est surnommée la ville blanche, pour Cuzco la couleur dominante est le rose. Du moins en ce qui concernent les églises et les édifices très anciens datant de l'époque coloniale. A l'heure à laquelle nous arrivons les rues sont vides, la ville commence à s'éveiller. Il fait frisquet. Nous prenons un premier taxi qui nous amène à une adresse très sympathique tenue par un normand marié à une péruvienne, mais malheureusement beaucoup trop chère pour nous. Il nous propose de garder nos sacs le temps que nous trouvions un autre hôtel, il est à préparer le nécessaire pour l'incas treck sur 4 jours, il partent ce matin. Après avoir écumé, tous les petits hôtels du quartier historique, nous finissons à l'auberge de jeunesse. Le taxi qui vient récupérer nos bagages et nous accompagner à l'AJ se prend pour Daniel dans « Taxi », la ville est bâtie dans une vallée et le quartier historique n'est fait que de pentes abruptes, d'escaliers à n'en pas finir, de ruelles pavées très étroites, bref, un vrai dédale. A deux reprises il prend de l'élan pour monter une grande côte, ou il n'y a la place que pour une voiture, mais se trouve coincé au beau milieu par, une première fois, une voiture, nous sommes obligés de redescendre toute la rue, (celle-ci étant très abrupte les freins n'ont pas intérêt à lâcher !) en marche arrière car impossible de redémarrer en pleine côte. Il remet ça une deuxième fois, et cette fois ci ce sont deux ânes qui nous freinent dans notre élan, rebelotte, on redescend. A la troisième tentative, nous restons coincés dans la côte dans un angle de la ruelle où il a voulu tourner faute de pouvoir continuer, il fait chauffer les pneus, ça sent le chaud, Franck descend pour l'aider et pousser la voiture mais celle-ci finit par caler....nous avons à moitié peur qu'elle ne reste pas en place et que le frein à main lâche le temps que nous dépotions nos paquetages. Il se fait rappeler à l'ordre par des ouvriers qui lui disent que ce qu'il vient de faire relève du n'importe quoi !!! Nous réglons la course et continuons à pied. On est complètement essoufflé, on a l'impression, chaque fois, d'avoir fumé la SEITA !! On se demande vraiment comment font les sportifs qui viennent s'entraîner à de telles altitudes, c'est incroyable !Nous prenons un petit déjeuner sur la terrasse, celle-ci surplombe toute la ville, on a une vue magnifique sur la plaza de armas, tous les toits de tuiles roses et les montagnes qui bordent la ville. Le soleil donne à la ville une atmosphère toute particulière. Nous nous renseignons pour un treck dans la vallée sacrée et le chemin des incas pour rallier le Machu Pichu. Finalement après d'âpres négociations, nous optons pour un treck de 4 jours, nous partons vendredi matin. L'accès au fabuleux site du Machu Pichu est devenu en peu de temps, quelque soit le moyen d'y accéder, l'un des sites les plus cher au monde, ça nous coûte une petite fortune. Nous nous promenons dans les rues, c'est très éprouvant physiquement. Franck va voir un match de football avec Victor. Je reste quant à moi avec Arthur à flâner dans les rues et faire les boutiques. Aux dires d'Arthur, nous avons quasiment traversé toute la ville pour trouver la poste pour y poster les cartes postales des mamies. En effet, nous avons beaucoup marché, et dans cette ville « beaucoup marcher » n'est pas une vaine expression, nous sommes très essoufflés avec toutes les marches et les montées que nous empruntons mais ça en valait vraiment la peine. J'adore cette ville, elle est splendide. Au détour d'une ruelle, nous rentrons dans une cour, une femme y est assise sur un carré d'herbe, elle a sur les jambes un drôle de métier à tisser qui fait à peu près sa taille. Elle tisse un chemin de table. Arthur s'asseoit à ses côtés, il est fasciné par la dextérité avec laquelle elle se sert de ses doigts et la vitesse à laquelle elle change les couleurs fonction de la façon dont elle manie ses bobines. Le soleil se couvre et un orage éclate en milieu d'après-midi, nous nous arrêtons dans un cyber café avec Arthur avant de retrouver Franck et Victor. Je discute avec une institutrice, elle me parle de la vie quotidienne des péruviens de la région, des enfants qui vont à l'école soit le matin, soit l'après-midi, voir même le soir, faute de personnel enseignant. Elle est très agréable, elle imprime des documents en quechua pour une agence pour laquelle elle travaille de temps en temps en plus de l'école. Elle parle un anglais scolaire, c'est marrant. Nous retrouvons les garçons sur la place des armes, nous allons prendre un verre dans un café tenu par des français pour avoir des renseignements mais ils ne sont pas là. Nous dînons dans un petit endroit très chaleureux puis rentrons, nous nous couchons tôt.
06 novembre 2008
Nous avons dormi comme des gros bébés, et, après un petit déjeuner sur la terrasse sous un soleil dominant et une vue toujours aussi belle, Arthur arrive avec une incisive dans les mains. Il vient de perdre une dent, il est tout content, la petite souris péruvienne va passer cette nuit. Il en a une autre qui commence à bouger, il s'interroge et fait des calculs savants quant à savoir de quelle nationalité sera la prochaine petite souris. Sera-t-elle Argentine, Chilienne ou Néo-zélandaise ? ....Nous nous rendons à la station de train pour acheter nos billets pour notre retour du Machu Pichu lundi soir. Après avoir pris un ticket comme à la sécu et attendu un bon moment, nous apprenons que dimanche et lundi aucun train ne quittera Agua calientes du fait des paysans qui doivent bloquer les voix ferrées ! C'est bien notre vaine, déjà que nous nous interrogeons sur notre arrivée en bolivie avec tous les mouvements et les manifestations qu'il y a depuis quelques semaines. Visiblement les routiers auraient trouvé des accords et signé un pacte afin de maintenir le calme pour le mois à venir mais d'après ce qu'on entend dire c'est loin d'être fait, et toutes les routes étaient encore bloquées jusqu'au week-end dernier. Apparement aucun bus, ni transport privé ne passe.....A suivre. On a beau retourner le problème dans tous les sens, nous n'arrivons pas à trouver de solution rationnelle afin de pouvoir faire un treck sur 4 jours et être de retour lundi soir à Cuzco. Nous devions allé au marché de Pisac ce matin, c'est à ¾ d'heure de route d'ici, mais au vu des circonstances, c'est trop tard ! Nous restons finalement la journée à Cuzco , nous restons sur notre fin et cherchons une solution. Nous allons déjeuner d'un poulet braisé à la broche, c'est très bon. Nous visitons la ville et achetons des bricoles . Tout ici n'est que tentation ; les lainages d'alpaga, les tissages, les bijoux, l'artisanat, les broderies, les masques......On a envie de tout acheter et, comme cette ville est belle ! On est vraiment au pays d'Esteban, Zia, Tao, les cité d'or.....Nous arrivons enfin à trouver un terrain d'entente avec de jeunes péruviens super sympats qui tiennent une petite agence qui organise des excursions. A défaut de prendre le train, nous rentrerons en transport privé qui nous récupérera à Ollantaytambo, après la visite du Machu Pichu, nous serons par contre obligés de rejoindre la ville à pied. Ils nous garantissent que nous serons arrivés à, temps pour prendre notre bus de nuit (si bus il y a, avec les grèves ce n'est pas encore sur) pour Puno à 22h00. Arthur essaie un VTT, demain nous commençons par une journée de vélo, en montagne, ça promet ! Le lendemain, c'est 8h de marche dans la jungle, le surlendemain idem mais cette fois en montagne et lundi, cerise sur le gâteau, l'ascension du Machu Pichu dés 4h00 du matin. Ça nous rappellera Tikal. Les négociations sont encore à couteau tiré, il faut toujours parlementer pour trouver le « juste prix » ! Nous devions rentrer à 18h pour travailler, c'est râpé ! On prend du retard sur le programme.......Nous dînons dans un petit resto tenu par un australien, on y mange hyper bien. On y rencontre un couple franco-australien avec qui nous discutons un moment. Lui est français, marié à une australienne. Ils vivent à Melbourne et ont également pris une année sabbatique, ils nous donnent des tuyaux pour notre futur séjour en Australie surtout pour l'open de tennis, ce sont apparement des passionnés, tout comme celui qui tient le resto, il nous dit jouer au tennis depuis plus de 20 ans, mais qu'ici avec l'altitude c'est difficile, on imagine aisément !!! Nous rentrons tranquillement, il faut que nous préparions le nécessaire pour 4 jours, tout en sachant que nous aurons les sacs sur le dos, il ne va pas falloir trop charger !! Nous partons à 7h30 demain matin.
07 novembre 2008
En temps normal, dans les grandes villes bâties dans des vallées encaissées, les gens riches vivent sur les hauteurs (pour la vue) et les gens pauvres dans les bas quartiers. Et bien, à Cuzco (tout comme dans les favelas de Rio, pour prendre un exemple), il n'en est rien. Tous les paysans et les habitants disposant de très peu de moyen vivent sur les collines entourant la ville, sur les hauteurs. Nous avons RDV avec nos guides sur la place des armes à 7h30. Lorsque nous arrivons, ils sont à installer les vélos sur le toit du colectivo. Nous sommes 11 au total avec les enfants. Deux australiennes, deux tasmaniens, un couple de suisse et un canadien. Nous sommes entassés dans le colectivo, mais peu importe, nous ferons la route comme ça ! Nous remontons une partie du flan nord de la ville pour accéder de l'autre côté de la montagne d'où nous partons en VTT pour la journée. Au cours des 3h de trajet qui nous séparent de notre point de départ, nous traversons des villages de paysans. Toutes les constructions sont en terre rouge (celle que l'on trouve partout autour de Cuzco) et torchis. On trouve d'ailleurs tout au long des routes que nous longeons, des tas de ces grosses briques façonnées à la main, elles sèchent en attendant d'être utilisées pour les bâtisses. Dans les villages, il n'y a ni chauffage, ni bien souvent de cheminée. Cette composition leur permet d'avoir une bonne isolation. Beaucoup de femmes en costume traditionnel sont dans les champs avec leur troupeau ; moutons, cochons (noirs), vaches et mules. Ces tons rougeâtres, voir vieux rose, et le vert des terres cultivées donnent aux paysages des allures de villages dignes des réalisation de Sergio Leone. Beaucoup de cactées envahissent les abords des routes et des falaises. Des petites filles se lavent et lavent leur linge dans la rivière. Afin d'éviter l'intrusion des indésirables sur leur modeste terre, à défaut des tessons de bouteilles plus communément utilisés chez nous, ils plantent des petits cactus à même le torchis. Nous venons d'écraser une poule, c'est le paysan qui va être content ! Il y a des volailles à traîner dans tous les coins, nous en croisons partout ; poules, coqs, dindons, canards et autres, c'est hallucinant.....Tout le long de la rivière, les terres sont très fertiles, le maïs (dont on dénombre pas moins de 30 variétés dans la région, du noir, du bleu, du rouge.....) y est cultivé en abondance. Nous venons de doubler le Péru rail, il n'y a donc pas de perturbations aujourd'hui. Après la piste, les routes qui amorcent la montée sont pavées comme dans nos villages classés. On double des ânes, des triporteurs. On est balloté comme c'est pas possible. Nous nous arrêtons faire une pause au fond de la superbe vallée sacrée pour le ravitaillement, dans un petit village du nom d'Ollantaytambo. De magnifiques ruines incas cernent le village. Victor s'achète une gourde avec un mousqueton. Il fait une chaleur terrible ! Nous discutons avec un groupe de motards qui se sont arrêtés. Une nouvelle fois nous sommes tiraillés par une énorme envie d'en faire autant, surtout avec ce temps. Nous reprenons la route pour monter jusqu'à 4600 m. Arrivés à notre point de chute, la météo a complètement changé. Il fait très froid, il pleut et nous sommes dans la brume. Nous enfilons bonnets, gants et vêtements de pluie avant de chevaucher nos deux roues. Et, nous voilà partis pour 4h de descente, jusqu'à 1200 m. Les premiers kms sont très difficiles, nous sommes tous gelés, on ne sent plus nos doigts et ça descend dur. De plus, il y a eu des éboulements à pas mal d'endroit, il faut zigzaguer entre les pierres et les troncs d'arbres sur des routes déjà très étroites sans rail de sécurité...puis, au fur et à mesure que nous descendons, le climat change, les degrés remontent, la pluie cesse et nous retrouvons un grand soleil. Les pointes de vitesses sont grisantes, mais je me surprends à plusieurs reprises à avoir de grosses frayeurs avec les enfants, ils foncent, ils n'ont peur de rien. Nous faisons une pause déjeuner et nous délestons de notre surplus de vêtements. Le soleil cogne de nouveau, on se badigeonne de crème solaire et de repelent, nous sommes aux portes de l'Amazonie et c'est truffé de Mosquitos ! Nous reprenons le chemin, mais cette fois c'est beaucoup plus ardu, on traverse pas mal de zones où de grandes mares d'eau traversent les routes, on est trempés. Evidemment, on reconnaît ceux qui ont une condition physique, le sexe masculin s'en donne à coeur joie. C'est vraiment génial, même si, au terme de notre ballade, nous avons les poignets, les bras et le dos brisés.....Je ne pensais pas que le VTT était à ce point si physique. ...Nous faisons connaissance avec Fanny et Yannick, le couple de suisse qui nous accompagnent, ils sont eux aussi partis pour 10 mois et nous échangeons une nouvelle fois plein d'anecdotes, de tuyaux et de bons plans, et surtout nous rendons compte une fois de plus du bonheur que nous vivons tous pendant cet extraordinaire périple. C'est curieux comme nous partageons tous les mêmes émotions et les mêmes envies. Nous apprendrons par la suite que les tasmaniens, Allyster et Tomas sont eux aussi partis pour plusieurs mois, tout comme les 2 australiennes. En arrivant au village où nous dormons ce soir, nous descendons boire une bière. Il n'y a pas grand chose à faire d'autre, puis nous dînons tous les 11 dans un petit restaurant avant de rentrer dormir. L'ambiance est vraiment très sympa. L'hôtel dans lequel nous passons la nuit est plus que basic, notre dortoir sent l'urine, c'est très roots ! Demain nous nous levons à 5h. Départ à 6h pour 8h de marche dans la jungle.
08 novembre 2008
Réveil en fanfare à 5h, nous disposons d'une douche pour tout le monde, on fait la queue. Petit dej' à 6h puis départ pour l'incas trail. En fait c'est le chemin des incas original que nous empruntons aujourd'hui et non pas le traditionnel Incas trail que tout le monde prend. Il fait déjà 31° à 7h15, ça promet, surtout que ça grimpe, et ça grimpe dur ! On grimpe, on grimpe, c'est très éprouvant physiquement avec la chaleur et les sacs sur le dos. La randonnée est extraordinaire mais difficile, parfois le sentier devient vertigineux avec des marches à flan de falaise. Tout au long de notre marche, nous traversons des paysages à couper le souffle. Le nom du chemin des incas lui a été donné du fait que les incas l'utilisaient pour rejoindre leurs sites sacrés sans emprunter les routes des vallées surveillées par les conquistadors espagnols. On se demande vraiment comment ils faisaient avec leurs mules et tout leur chargement du fait de l'étroitesse des chemins par moment. Nous traversons également des ponts à plusieurs reprises dont les planches sont par endroit complètement pourries, voir inexistantes. Il ne faut pas avoir le vertige. Nous croyons même quà un moment l'une des australiennes va rester coincée au milieu du pont, elle n'arrive plus ni à avancer, ni à faire demi-tour. Par contre les enfants adorent, malgré les précipices se trouvant au-dessous. Nous nous arrêtons faire une pause dans un drôle d'endroit en plein milieu de la montagne, il faut vraiment savoir qu'il existe pour s'y arrêter !! il y a des animaux partout, des poules, des dindons, un petit singe et un coati qui font l'attraction de tout le monde, dans la cuisine des cochons d'inde courent partout, ils sont là en attendant d'être cuisinés !! Le propriétaire nous offre une tranche de papaye, les canards se battent pour en attraper les peaux. Pour le déjeuner nous mangeons chez des habitants de la montagne, c'est très rustique, surtout les toilettes.....mais on apprécie vraiment la pause, d'autant que nous pouvons profiter de hamacs dans lesquels nous resterions bien le reste de la journée. Comme très souvent, nous déjeunons d'une soupe et d' un plat fait de poulet, de riz et de pommes de terre. Jamais de dessert. La basse cour rentre et sort à sa guise dans l'habitation, comme un peu partout chez les gens ou on est passé. On a même un petit cochon de lait marron avec de grosses taches noires qui se faufilent sous notre table pour chiner des restes...Il est l'heure de repartir. On renfile nous chaussures (qui sont dans un sacré état). Le ciel s'est couvert et le tonnerre gronde, nous allons sûrement avoir de la pluie. En redescendant, nous longeons des sentiers dont les arbres fruitiers couvrent la moindre parcelle ; avocatiers, cacaoyers, caféiers, orangers, papayers ainsi que des cultures de coca. C'est vraiment très beau. Comme il fallait s'y attendre, il se met à pleuvoir, juste au moment où nous arrivons à un endroit où la falaise s'est effondrée. Qu'est-ce qu'on fait ? Doit-on essayer de passer ? Doit-on faire demi-tour ? Notre guide (très imprudent) décide que nous pouvons y aller, bien qu'on ne soit pas dupe, la falaise risque l'éboulement à tout moment, en plus ça glisse. On a pas le choix, on y va. C'est ça où on rebrousse chemin, et personne n'en a envie. Nous pataugeons dans la gadoue, mais ça nous rafraîchit un peu et, finalement donne à cette randonnée une toute autre atmosphère. La pluie cesse après 20 bonnes minutes. Nous arrivons à « Hot spring », des sources d'eaux chaudes au pied de la montagne. L'endroit est encore plus beau que dans la canyon de colca. Et vu l'état de crasse dans lequel nous nous trouvons, on apprécie d'autant plus. C'est hyper relaxant de se prélasser dans les bassins d'eau chaude, surtout après les efforts fournis. Notre guide nous propose de prendre le bus pour rejoindre le village où nous dormons ce soir ou bien de continuer à pied encore 1h30 de marche. Nous optons tous pour le bus. On est claqué et en plus dévoré par les moustiques. Après le dîner, nous finissons à boire des bières au milieu de la rue principale du bled, .... sans pour autant nous coucher tard, il est 23h lorsque nous rejoignons « nos camas » ! Journée et soirée super sympa du haut de nos nationalités très différentes, et vraiment de belles rencontres. C'est surtout dans ces moments là que nous apprenons sur les autres, leurs habitudes et leurs pays.
09 novembre 2008
Un petit répit pour ce matin, levé à 8h00 pour départ à 9h00, l'une des australiennes et Jess le canadiens souffrent de grosses ampoules. Plutôt que de marcher les 3h00 prévues pour rejoindre les cascades ce matin, nous prenons le colectivo. Dans un sens c'est pas plus mal, vu le cagnat qu'il fait ! Notre guide, Diego, nous laisse aux cascades (comme bien souvent où il nous laisse seuls, nous nous disons d'ailleurs que nous aurions très bien pu tous nous débrouiller sans lui !), encore un endroit magnifique. Un arc en ciel en traverse le centre. Certains s'y baignent, dont Arthur. Nous reprenons notre marche à pied jusqu'à l'heure du repas où nous déjeunons au milieu de nulle part. On farniente une petite demi-heure puis repartons, cette fois jusqu'à notre point de chute ; Agua Calientes. Nous longeons la voix ferrée tout du long du chemin, je discute longuement avec Fanny, la jeune suisse qui fait le tour du monde. Elle est adorable et, comme c'est plaisant de parler français. Nous voilà enfin arrivés au pied du Machu Pichu dont on aperçoit les ruines au sommet. Comme ça nous paraît haut ! On en croit pas nos yeux......Le Machu Pichu !!!! Incroyable....Comme nous avons hâte d'en atteindre la cime. Quelle vision extraordinaire....Agua Calientes est un gros village concentré autour sa gare ferroviaire où se retrouvent tous les routards qui y passent la nuit. Ca fait un peu ambiance de village de pionniers....Notre hôtel est correct, depuis que nous sommes partis, ça va crescendo. Nous disposons tous d'une salle de bain privée, avec en plus de l'eau chaude....Quel bonheur ! On est tellement sale qu'on en apprécie la moindre goutte. Franck descend s'acheter un pantalon, le sien est dans un état....On avait pris 2 cahiers de TD, les enfants travaillent un peu avant d'aller dîner. On se retrouve tous dans un petit resto pour notre dernier repas en commun, puis nous rentrons tous sagement, demain, on se lève à 4h, c'est le grand jour ! Avant de rentrer on apprend qu'il ne devrait pas y avoir de grève et que les trains circuleront normalement, le guide nous demande nos passeports pour aller acheter les billets. Nos passeports ! Mais, nous ne les avons pas pris avec nous, nous les avons laissé à l'AJ à Cuzco. Bravo !! Alors là, c'est le mauvais plan, Diego passe plusieurs coups de fil et obtient finalement l'autorisation de nous faire prendre le train à condition que nous soyons avec lui demain matin pour prendre les billets, le guichetier exigeant de nous voir. Après ça, il nous faudra rejoindre les autres en chemin...Par contre, pas de tampons du Machu Pichu sur nos passeports.....
10 novembre 2008
4h ! ça toque à notre porte, il faut se lever. Une petite douche, on prend juste le nécessaire pour la journée puis let's go ! Nos compagnons de voyage prennent le chemin pour le Machu Pichu pendant que nous accompagnons Diego à la gare pour l'achat de nos billets de train. Celle-ci n'ouvre qu'à 5h, ça commence bien, il est 4h30, il faut que nous attendions une demi-heure. Nous devons rejoindre le reste du groupe pour 6h, un guide nous y attendant. En fait nous ne commençons la montée qu'à 5h45. Nous ne serons jamais en haut pour 6h....Nous entamons la montée à un rythme efreiné pour essayer de rattraper notre retard. En temps normal, il faut 1h30 pour arriver en haut, nous ne mettons que ¾ d'heure, mais à quel prix !! Nous sommes de vrais éponges, complètement trempés, nous venons de monter plus de 2000 marches !!! Et pas des petites.........Les garçons sont encore derrière, je me précipite à l'entrée pensant qu'on va nous sauter à la gorge du fait de notre retard....Mais personne. Nous apprendrons par la suite qu'ils ont pénétré sur le site dés son ouverture et que le guide ne les a rejoint qu'à 7h15......Nous n'avons pas chercher à les rejoindre pensant que nous avions loupé une bonne partie des explications, tu parles ! De toute façon nous n'avons pas de regrets, beaucoup de théories circulent sur le Machu Pichu et apparement pour beaucoup de symboliques, les guides avancent des hypothèses différentes. Nous prenons un plan à l'entrée et effectuons la visite nous-mêmes. Ce lieu est tout simplement grandiose. Nous avons en plus une chance inouïe, il fait un temps magnifique et il y a peu de monde, du fait des soient-disant grèves !! Nous apprenons également que le site sera fermé toute la semaine prochaine pour la visite de personnes importantes, on l'a échappé belle ! Sur la vaste esplanade de gazon, broutent les derniers alpagas du Machu Pichu. Comme pour la visite de Tikal (l'équivalent du Machu Pichu au Guatemala), au lever du soleil, la brume fait partie du paysage. Elle se déplace, tels de gros nuages, tantôt le Machu Pichu est découvert, tantôt il est complètement embrumé, jusqu'à ce que le soleil prenne définitivement place. A cette altitude, il fait vraiment très chaud et nous sommes encore dévorés par les moustiques, c'est infernal. Comme dirait Arthur à son frère « t'as plus un seul cm de peau sans bouton, on dirait que t'as la varicelle... »Pour dire à quel point nous avons été piqué, pauvre Victor, il en a jusque sous les yeux, les lèvres.....Nous ne l'avions encore jamais été à ce point, malgré les tonnes de repellent que nous mettons sans arrêt ! Nous n'avons pas fini notre ascension et nous demandons si nous devons grimper au sommet du Wayna Pichu. En effet, celui-ci culmine à 2700 m et son ascension est assez difficile avec des passages délicats à flan de montagne. Il faut être très vigilant et surtout ne pas être sujets au vertige. D'ailleurs au bas de la montagne, un gardien dans une cabane en bois nous demande d'inscrire nos noms, l'heure à laquelle nous partons ainsi que celle de notre retour lorsque nous redescendons, et ce, pour des raisons de sécurité. En cas de non retour, ils lancent des recherches, c'est rassurant ! Il faut également être pourvu en eau et ne pas porter de sacs de plus de 20 kg. On se dit que nous ne pouvons pas ne pas aller jusqu'au bout après ce que nous venons de faire durant ces 4 jours. On briefe les enfants (surtout Arthur qui grimpe toujours partout), et nous revoilà partis pour des centaines de marches, de hautes marches, un vrai supplice ! Mais alors, enfin là haut, on est largement récompensé, le panorama est absolument grandiose. On comprend pourquoi ce site est classé parmi les 7 merveilles du monde. Pour rejoindre Agua Calientes, nous redescendons bien évidemment les milliers de marches montées ce matin. Nos attrapons in-extrémis le train backpacker (le fameux train bleu en bois), celui-ci nous achemine jusqu'à Ollantaytambo ou nous devons reprendre un colectivo jusqu'à Cuzco. Lorsque nous descendons du train, il pleut des cordes et personne ne nous attend, comme c'était prévu. Nous attendons un moment abrités sous une terrasse de restaurant. Nous n'avons même pas de N° de tél pour rappeler l'agence. Nous finissons par trouver un autre colectivo qui rentre sur Cuzco, il faut encore palabrer avec le chauffeur qui veut absolument que nous payons la course. Nous ne sommes pas d'accord, le retour étant prévu dans notre forfait. Bref, nous réglerons ça dés notre arrivée. On a de toute façon pas le choix, nous nous ferons rembourser par le jeune péruvien de l'agence. Ces 4 jours ont été assez éprouvants physiquement mais pour rien au monde nous n'aurions échangé nos places, c'était que du bonheur à l'état pur, avec en prime de belles rencontres. Nous quittons d'ailleurs à regret Fanny et Yannick qui continuent leur chemin et nous le notre, tout comme les autres dont Tomas et Allyster qui nous ont appris pas mal de choses sur leur île. Nous échangeons nos adresses mail et promettons de se suivre tout au long de nos aventures respectives. Nous avons nos billets de bus pour Puno, nous repartons à 22h. Nous dînons, on est affamé, puis nous retournons chercher nos sacs à l'A.J. Franck consulte rapidement la messagerie et répond aux 5-Bicyclettons qui nous ont envoyé un message afin que l'on se retrouve. Le receptionniste nous autorise à prendre une douche. Le bus que nous prenons est plus que limite, le jeune de l'agence a du se mettre une partie de la somme que nous lui avions laissé dans les poches pour nous prendre des places au rabais.....On est reparti pour 8h de trajet, il n'y a que des locaux avec leurs énormes sacs remplis d'on ne sait quoi ! A peine partis, nous somnolons déjà, bien que le chauffeur conduise comme un fou, le bus crève, il répare la roue et on repart. Nous sommes de nouveau réveillés, on doit changer de place, des péruviens étant montés dans le bus sans payer refusent de nous céder leur place. Franck excédé avec Arthur qui dort debout commence à s'énerver, on est levé depuis 4h ce matin et, avec la journée que nous avons eu, nous avons besoin de dormir. Finalement tout s'arrange, ils sont obligés de descendre du bus, la jeune femme avec sa couverture me fait pitié.



















