22 janvier 2009
L'île de Tasmanie est « un bout du monde » où la nature est reine. L'île est séparée du continent australien par le détroit de Bass. C'est le plus petit état d'Australie, grand comme la suisse. La moitié de cette île est couverte de forêts dont un quart est déclaré en zone de parc national. Nous avons prévu, durant notre séjour, d'en faire au moins deux, le Cradle mountain et le Freycinet park. Nous nous levons à 7h. Le téléphone a sonné 2 fois depuis ce matin en haut mais personne ne s'est levé. Je me lève, prends une douche, monte déjeuner et allume le PC pour relire les textes que j'ai basculé hier sans prendre soin d'en faire les corrections. Je suis interrompue par Franck qui me rejoint et n'en aurait finalement pas le temps. Nous réveillons les enfants et rangeons nos affaires. Damien nous accompagne à l'agence qui nous a loué la voiture. Nous le saluons et le remercions pour le temps qu'il nous a accordé, sa gentillesse et sa bonne humeur. Après avoir rempli les formalité d'usage auprès du loueur, nous sortons de la ville et nous dirigeons vers Port-Arthur. Arthur a récupéré dans le hall de l'agence de location un dépliant sur un parc d'activité qui possède un mini-golf. C'est sur notre route, nous nous y arrêtons. Chose promise – chose due ! La partie tourne finalement au vinaigre, ils n'arrêtent pas de se chamailler et c'est exaspérant au plus haut point. Ils sont de toute façon depuis quelques jours insupportables.... Nous interrompons donc ce moment qui normalement aurait du être jovial. Tout le monde fait la tête ; c'est charmant ! Nous reprenons la route pour la péninsule de Tasman. Nous faisons des haltes assez souvent, les paysages sont tellement beaux et tellement surprenants que nous ne nous lassons pas de nous arrêter les admirer. C'est très sauvage. D'étonnants eucalyptus, dont se nourrissent koalas, kangourous et wallabys, bordent les routes. L'éloignement du continent a favorisé sur cette île une faune et une flore uniques. La Tasmanie possède des espèces d'arbres uniques au monde, ainsi qu'une faune curieuse où l'on retrouve tous les marsupiaux d'Australie ; kangourous, wombats, wallabys, opossums, échidnés, ornithorynques....mais aussi des espèces endémiques comme le diable de Tasmanie. Quant au célèbre tigre de Tasmanie, il a malheureusement disparu depuis les années 1930. Nous faisons d'ailleurs malgré les panneaux nous indiquant qu'il faut être très prudent car des animaux risquent de nous traverser devant le nez, la macabre découverte de plusieurs cadavres sur la route. Kangourous, wallabys, opossums et autres ne cessent d'accroître le nombre de mort de toutes ces pauvres bêtes par accident de la route. Rien qu'en l'espace de 2h, nous en avons vu une dizaine. Au gré de ces superbes panoramas nous nous arrêtons voir la Tasman Arch, le Bowhole et remakable cave où la mer se trouve emprisonnée entre des falaises vertigineuses. C'est très impressionnant comme endroit. Cette île nous rappelle la Nouvelle-Zélande, qui, finalement ne se trouve pas si loin, mais en moins vert. La Tasmanie est beaucoup plus sèche, et le vert est beaucoup moins dense, il est beaucoup moins prédominant comme il l'est en Nelle-Zélande. Après avoir déjeuné sur la route de Port Arthur de « Pie home made » aux fruits de mer succulentes, nous arrivons à la réserve naturelle d'animaux et le centre d'étude et de sauvegarde des diables de Tasmanie. Nous avons hâte de voir à quoi ils ressemblent. Nous ne connaissons en fait ce personnage de légende que sous l'effigie du célèbre Taz. En fait nous sommes très surpris par sa physionomie. En effet, il ressemble à un chien de taille moyenne un peu rondelet. Il ne mesure que 50 cm environ et ne pèse pas plus de 10 kgs. Le diable de Tasmanie est le plus grand marsupial carnivore qui subsiste depuis l'extinction des tigres de Tasmanie. C'est en fait un véritable charognard. Il fait d'ailleurs de véritables razzias dans les environs où il vit, c'est à dire dans le nord ouest de la Tasmanie. Nous assistons à l'un de leur repas. Lorsque leur maître leur apporte des morceaux de viandes qui ne sont autre que des morceaux de wombats,( avec poils et os, c'est sordide....), ils se jettent dessus tels des bêtes féroces qui n'ont pas mangé depuis des jours. Ils sont en fait tout le temps comme ça. Il ne faut pas que nous laissions nos mains traîner au dessus du petit muret qui nous sépare d'eux, ils seraient capable de nous les manger !!! ça laisse perplexe tout ça....D'autant qu'ils n'ont pas du tout l'air méchants, ni agressifs. Je dirai même qu'au contraire ils font un peu patauds, ils ont l'air inoffensifs et ils sont lents et peu agiles apparement. Ils ressemblent plutôt à de grosses peluches. Comme quoi......Nous sommes très impressionnés par ce que nous venons de voir. Ils se blessent tant ils veulent à tout prix récupérer les morceaux de viande qu'ils s'arrachent de gueule à gueule. On croirait qu'ils vont s'entre-tuer. En l'espace de très peu de temps, ils sont devenus effrayants et finalement portent bien leur nom. L'espèce est plus ou moins en voix de disparition car victime d'une tumeur cancéreuse qui les dissémine petit à petit les uns après les autres et réduit fortement leur population. La réserve abrite également des kangourous, des wombats et autres marsupiaux que l'on peut voir évoluer dans de grands espaces. Nous sommes avec eux et les approchons doucement. C'est pareil, ce sont des animaux que nous ne connaissons absolument pas et il est toujours inquiétant d'approcher de près des espèces dont nous n'avons pas la moindre idée de leur réaction. Les enfants les caressent les premiers. Il y en a qui se laissent faire facilement et d'autre, plus sauvages ou plus peureux qui s'éloignent dés que nous les touchons. Ils sont très doux et très mignons. C'est très attendrissant comme animal. Il y a une maman avec son petit dans sa poche qu'Arthur veut absolument séduire, mais elle ne l'entend pas de la même oreille et se sauve dés qu'il est trop près d'elle. Instinct maternelle de protection, probablement. Comme toutes les mamans. On les nourrit, même Franck, qui pourtant de nature est très éffacé devant les animaux qui bien souvent l'impressionnent, se laisse attendrir. Un spectacle d'espèces d'oiseaux australiens est donné en fin d'après-midi, ça ravit grands et petits qui sont mis à contribution. Une vingtaine de kms plus loin se trouve Port Arthur. Un ancien bagne qui abritait des centaines de prisonniers. C'était à l'époque, c'est à dire de 1830 à 1877 un bagne idéal aux yeux des autorités britanniques. En effet, la péninsule n'était rattachée au reste de l'île de tasmanie que par une étroite langue de terre. Et ces quelques mètres étaient gardés par une meute de chiens féroces et les eaux étaient infestées de requins mangeurs d'homme. La route était longue pour arriver à bord de bateau de la marine britannique jusqu'ici et, bien des prisonniers ne survivaient pas. Quant à s'échapper, il ne fallait même pas qu'ils y songent. Le site de Port Arthur a en partie été restauré car la plupart des bâtiments qui formaient une véritable petite ville ont été détruits par des feux de brousse à la fin du siècle dernier. Nous faisons le tour de l'île, du pénitencier et de l'hôpital, l'asile et de certains édifices de pierres et de briques dont il ne reste plus que les ruines. L'endroit est très bien entretenu, les jardins sont parés de très belles plantes et fleurs qui donnent à l'endroit une toute autre image que celle qui devait être la sienne au temps où il y avait vie. Nous comptions dormir sur place ce soir mais la petite ville de Port Arthur ne dispose que de 2 hôtels qui sont complets. Nous continuons donc notre route jusqu'à Orford, une petite ville dans laquelle vu l'heure à laquelle nous y arrivons tout est fermé. Nous trouvons tout de même un restaurant à même de nous servir à manger. Il est situé auprès de la mer. IL est 22h lorsque nous en sortons et autant dire qu'à cette heure c'est mission impossible pour trouver à se loger. Nous continuons un peu plus loin et nous arrêtons à Triabunna. Nous finissons sur un petit port auprès duquel se sont déjà installés quelques jeunes qui font du camping sauvage. Nous n'avons pas le courage de monter la tente et nous installons dans la voiture. C'est un break ;Victor s'installe dans le coffre sur les sacs, Arthur sur la banquette arrière et Franck et moi sur les sièges baissés pour l'occasion. Une fois tout le monde installé dans sacs de couchage et couettes, c'est dodo pour Arthur et Franck qui s'endorment en très peu de temps. Victor bouquine et j'en profite pour écrire.



















