Les globe-tretieres

01 janvier 2009

Happy New year everybody !!! Que cette nouvelle année vous apporte bonheur, santé, joie et bonne humeur et qu'elle vous permette d'aller au bout de vos rêves..........

C'est la chaleur qui nous réveille sous la tente. Arthur est en sueur et les sacs de couchage sont tout humides. On n'arrive toujours pas à se faire au fait que nous soyons le 1er janvier et que vous êtes tous en plein préparatifs de festivités. On a encore écopé de gros coups de soleil hier, il est clair qu'il faut que comme les garçons nous nous baignions avec nos t-shirts anti-uv; même si ce n'est pas super agréable. Arthur prend un malin plaisir depuis 2 jours à marcher pieds-nus ; le bare foot, c'est son truc comme il dit. A peine le petit dej avalé, « Victor d'Hosgor » et « Arthur d'Azur » repartent surfer sur les vagues...Franck les accompagne. En ce qui me concerne, je pars faire des emplettes, le centre ville est très plaisant. Je fais quelques courses et rachète un short de bain et des crocs à Arthur, qu'il faudra que je retourne changer, la couleur ne lui convenant pas et auxquels il faudra rajouter un t-shirt de surfeur pour aller avec le short....... Salade et barbecue au menu de ce midi, la viande est très bonne ainsi que le vin. Après le repas les enfants travaillent un peu et prennent la pose pour souhaiter la bonne année à tout le monde. Il fait trop chaud pour retourner à la plage. D'autant que Franck est à point !!!!! On dirait qu'il sort tout droit d'une marmite en pleine ébullition.......C'est vraiment pas sérieux du tout et surtout, ouille ouille.....Vers 16h30, nous partons voir les waters falls, 2h de marche nous y amène, c'est encore très beau avec toute cette végétation luxuriante, et ces arbres fougères qui cotoient les palmiers sont extraordinaires. Finalement les enfants ne se baignent pas, ils n'arrêtent pas de nous seriner les oreilles avec leur surf......Ils veulent absolument retourner à la plage. Nous redescendons sur la côte, il est 20h. Franck me dépose au camping où j'attrape mes affaires de sport et parts courir sur la plage. Je les rejoins et me jette à l'eau avec eux après une bonne suée, c'est que du bonheur !!! A chaque vague, j'ai le sentiment que je vais me retrouver sans maillot de bain, quelle puissance......Franck s'éclate comme un p'tit fou avec une planche, il a fait connaissance avec un surfeur qui lui donne des conseils pour appréhender les vagues et.... , ça marche...... Au bout d'un moment il me dit : « regarde où on est ...... on est au milieu des surfeurs.....on est le 1er janvier !! », c'est vrai, c'est assez incroyable, toute les vagues sont prises d'assaut dés qu'elles arrivent. On est tellement bien. Le soleil commence à décliner, il est 21h, la nuit tombe beaucoup plus tôt qu'au Chili, à 22h il fait noir. Nous ressortons de l'eau et remontons au camping en maillot de bain. On se douche et on se prend une petite guinness avant de manger. Nous faisons connaissance avec des québécois qui nous racontent leur périple. Nous sommes pris de fous rires par moment avec leur accent, Victor est avec nous et n'en loupe pas une miette, lui, qui adore « les têtes à claque », là, c'est du live !!!!! Nous dînons vers 22h30, petit barbecue et dodo.

Posté par Frankana à 10:51 - 4i- Nouvelle zélande - Commentaires [0]


02 janvier 2009

Réveil matinal, 6h, j'attends 6H30 et me lève, nous avons dormi avec la moustiquaire seulement et le soleil pénètre déjà dans la tente. Je n'ai pas tapé mes notes depuis le 29, ça ne va pas du tout.....Je m'installe au soleil et me mets à la tâche. Je vois arriver Arthur vers 8h45, il me dit que Franck et Victor dorment encore. Je lui demande d'aller les réveiller. Il faut que nous pliions bagage ce matin. Je termine ma besogne. Il est 9h30. Nous n'avons pas de temps à perdre si nous ne voulons pas partir trop tard. Nous replions la tente et rangeons toutes nos affaires. Nous ne pouvons pas nous permettre de tout mettre n'importe comment dans la voiture. Le moindre recoin étant exploité. Elle est full-up.....Et vu qu'il nous faut déjà très peu de temps pour la transformer en véritable capharnaüm, je ne sais pas comment on, se débrouille, mais c'est impressionnant !!! Bon, malgré ça nous commençons à être rôdé, et, tout est plié en moins de deux. Nous reprenons la route vers le sud, vers Katikati, petite ville élue pour la troisième fois consécutive, plus belle ville de Nouvelle Zélande, pour ses fresques murales représentées un peu partout. Puis après avoir traversé Te Puke, la capitale mondiale du Kiwi (le fruit) où nous avons pu voir des centaines et des centaines d'arbres fruitiers, nous nous arrêtons pour déjeuner à Tauranga, c'est pareil, il y a un monde fou. On s'arrête dans un resto « branchouille », sur le trottoir dont on peut observer les gens. A quelques kilomètres, se trouve Mount Maunganui, d'où part du port une très belle balade de 2h tout autour de la presqu'île. C'est en fait un cône volcanique éteint situé au bout de la péninsule qui servait autrefois de pa ou village fortifié maori, il est aujourd'hui le symbole de la ville. On croise plein de plongeurs et pêcheurs au harpon. Notre petite rando nous mène tout droit sur la plage, il y a foule et une fois de plus plein de surfeurs. Arthur nous tanne pour se baigner depuis qu'on est parti, et le fait d'avoir vu des plongeurs n'a rien arrangé....On file à la voiture chercher les planches, on verra pour ce soir, on s'était dit qu'il fallait que nous soyons à Roturua vers 18h pour assister à un spectacle Maori. Mais c'est trop tentant, il fait tellement beau.En plus on a loupé une compétition de surf acrobatique ce matin sur la plage où nous nous sommes baignés hier soir.....On a vu ça trop tard ! On se met dans l'eau en moins de deux. Nous sommes vraiment épatés par la prouesse de certains surfeurs. D'autant qu'il faut apparemment énormément de temps avant de pouvoir évoluer comme elles et ils le font sur les vagues. Nous repartons sur les coups de 17h30, Franck travaille dans la voiture avec les garçons le temps du trajet. Dés que nous arrivons sur Rotorua nous allons prendre des infos au visitor center. Ici, comme ailleurs tous les backpackers sont complets, il y aurait peut-être un camp qui disposerait d'emplacements de disponible pour tente. Un coup de chance après avoir écumé plusieurs backpackers, nous trouvons une chambre dans laquelle on nous rajoute deux matelas pour les enfants. C'est super sympa comme endroit, la plupart des « locataires » sont en fait des étudiants, ils louent pour la plupart des chambres à l'année. On nous a d'ailleurs retiré un des deux bureaux de la notre pour y mettre les deux matelas. Nous allons faire des courses et nous préparons un petit festin. Ensuite les enfants, après avoir fait une partie de billard, se « collent » devant la TV, devant du catch (Rey Mysterio, John Cena, sont les héros du moment....). Franck s'endort devant. Nous le réveillons et il finit par monter se coucher avec les enfants. Je reste taper mes notes devant des clips vidéo.

Posté par Frankana à 10:52 - 4i- Nouvelle zélande - Commentaires [0]

03 janvier 2009

Roturua est vraiment un lieu étrange et singulier. Déjà en entrant dans la ville hier soir, une intense odeur de soufre (oeuf pourri)) nous avait emplit les narines. C'est ce qu'on appelle ici une odeur de légende. En effet, la ville est particulièrement célèbre pour son activité géothermale. De nombreuses fumerolles, boues bouillonantes et sources chaudes sont partout présentes. S'étendant sur les bords du lac Roturua, toutes ces formations et réserves nous amènent dans un premier temps pour commencer la journée à Te Puia, un village maori, un site protégé qui se targue d'être resté entre les mains des gardiens de ces sources géothermales et de leurs traditions ancestrales. Nous voilà encore une fois de plus pris dans de surprenantes spirales imaginaires. Un des plus hauts geysers de la région, le Pohutu, crache des antres de la terre à plus de 30 m de hauteur, c'est l'un des principaux foyers thermiques et volcaniques de ce lieu. Au fil de notre incursion dans cette réserve, nous longeons des cratères fumants et des piscines de boues bouillonantes. Il faut rester très vigilant et surtout ne pas s'aventurer hors des sentiers battus. A l'interieur du village, ce sont les yeux écarquillés que nous assistons à une demonstration des rites ancestraux avec costumes traditionnels et danse guerrière portant le nom de Haka. Cette danse rendue célèbre par l'équipe des Alls Blacks. Cette danse guerrière est avant tout un défi, destiné à impressionner. Les yeux grands ouverts à la limite de sortir de leurs orbites et la langue pendante, tirée vers le bas sont très significatifs et chaque tribu possède une chorégraphie de haka qui lui est propre. Nous restons coit devant ces hommes taillés dans de vrais rocs, au corps sculptural avec leurs tatouages qui leur donne une apparence de gros méchants......Les enfants n'en loupent pas une miette et regrettent que ça ne dure pas plus longtemps. Nous avons le grand plaisir d'oberver 2 kiwis, en semi-captivité dans un lieu très sombre. Il s'agit de l'oiseau emblèmatique du pays, c'est un oiseau en voix de disparition, il est très craintif et ne se montre pas beaucoup. Et là, l'un des deux nous permet de l'observer entrain de creuser un trou avec son très long bec à la recherche de nourriture. Il rejette toute la terre avec ses pattes, tel un chien. C'est très curieux. Tout ça nous a ouvert l'appétit, nous retournons en ville nous restaurer. Nous mangeons thailandais, une petite mise en bouche, c'est délicieux, mais comme partout ici, bien de trop copieux, aucun de nous ne termine son assiette, c'est pourtant pas le genre de la maison.... La prochaine fois il faut que nous prenions 3 plats pour 4. Puis, nous avions promis aux enfants que nous ferions une activité à sensation cet après-midi, nous devions faire du zorb, une invention 100% kiwi ! On s'élance d'une colline, harnaché à l'intérieur d'un zorb, une énorme boule en plastique gonflable. Mais en fait après nous être un peu plus renseignés, l'expérience ne dure que 50 secondes et coute 50$. Ca fait cher la seconde.....On hésite pour aujourd'hui, peut-être plus tard.....A voir. Un peu plus loin, se trouve le départ des skylines. On grimpe dans des « oeufs », (des télécabines), en haut d'une montagne et 3 parcours nous permettent de redescendre en luge. Montée d'adrénaline assurée. On a fait 2 descentes, des télésièges nous permettant de remonter, mais on s'est fait quelques frayeurs. Il venait de pleuvoir, et c'était super glissant. De plus les virages étaient super chauds.....Quand même trop génial !!! Nous sommes ensuite rentrés travailler un peu. J'en ai profité pour faire 2 lessives et consulter notre messagerie. Ce que nous n'avions pas fait depuis le 26/12. On a nous aussi profité de notre fin d'année, et ça fait le plus grand bien. Avons évidemment reçu un nombre impressionant de messages aussi chaleureux les uns que les autres, et vous en remercions toutes et tous de tout coeur. Nous n'aurons probablement pas le temps de répondre à tout le monde, c'est même mission impossible à moins d'y passer des heures et des heures. Sachez que nous pensons très fort à vous toutes et tous. Allons par contre essayer de remédier au plus vite au retard pris en ce qui concerne l'alimentation du blog : il était lui aussi en congés ! Nous profitons intensément de ce merveilleux pays qu'est la Nouvelle-Zélande et en apprécions chaque instant. C'est le plein été et les vacances partout ici et, la décontraction doit être contagieuse....Je suis allée faire quelques courses pour le diner et avons malgré tout essayé avec Franck de transférer nos photos et nos notes mais ça ne fonctionne pas, il faudra donc que nos « abonnés » patientent encore un peu, on est désolé. Bon, il est minuit, tout le monde est couché, je termine sur ces quelques mots et encore une fois au nom de toute notre petite famille : merci mille fois pour tous vos messages d'affection et, nous aussi on vous re-souhaite à toutes et tous une excellente année 2009 remplit de petits moments de bonheur et, vous souhaitons d'être aussi heureuses et heureux que nous le sommes. La vie est vraiment trop belle, alors profitons en pleinement.

Posté par Frankana à 10:54 - 4i- Nouvelle zélande - Commentaires [0]

04 janvier 2009

Malgré que nous nous soyons couchés tard hier soir, nous sommes encore réveillés tôt. Franck a réussi à transférer les photos de la clé USB sur le blog, mais en ce qui me concerne, imopossible de basculer et de publier les textes. J'ai passé un temps fou à tenter une connexion avec le portable mais sans succès. Ce matin, nous allons voir la zone thermale de Wai-o-tapu, et il serait bien que nous y soyons à 10h si nous voulons assister à l'éruption du geyser de lady Knock : ce geyser entre en ébullition ponctuellement tous les matins vers 10h15 et bouillonne pendant environ une heure. A mi chemin, je demande à Franck il a remis la batterie dans l'appareil photo. La réponse est non ! Nous l'avons oublié dans notre chambre. Je fais demi-tour et appuie sur le champignon. Nous arrivons sur le site vers 9H45. Wai-o-tapu est une réserve naturelle, mais c'est aussi la plus grande zone d'activité thermale de la région volcanique de Taupo. Les premiers tremblements volcaniques ont secoué cette région il y a 150 000 ans tandis que les premiers signes d'activité hydrothermale sont apparus plus récemment, il y a 15 000 ans. La zone thermale est traversée par la rivière de Wai-o tapu qui rejoint le fleuve de waikato. Aucun poisson ne peut survivre dans cette rivière étant donné la présence de composants chimiques provenant de nombreuses sources bouillonantes de la zone. Comme hier, nous ne devons surtout pas nous écarter des sentiers balisés ; d'une part parce que la faune, la flore et les formations géologiques sont strictement protégées, et d'autre part pour la dangerosité du lieu. Nous commençons par remonter jusqu'au Geyser de lady Knock. Après qu'un ranger, pour activer le processus d'ébullition, ait déposer du sel à l'intérieur du petit cratère, au bout de quelques minutes, la « marmite » se met à chauffer, à mousser, à bouillonner puis se met à cracher un puissant jet jusqu'à une hauteur d'une dizaine de mètres. Nous sommes placés contre le vent, et, un petit embrun prenant des couleurs arc-en ciel nous arrose par moment. Quel spectacle ! Ensuite, aprés être redescendu sur le sentier principal, apparait au fur et à mesure que nous avançons le déploiement de somptueuses nuances de couleurs qui sont complètement naturelles. Elles sont dues aux composants chimiques. Les couleurs prédominantes sont : le jaune pour le soufre, le blanc pour la silice, l'orange pour l'antimoine, le vert pour l'arsenic, le rouge-brun pour l'oxyde de fer, le violet pour le manganèse et le noir pour le carbone. Après avoir passé la rivière chaude de Wai-o-tapu, nous découvrons les premiers cratères. Ceux-ci font plus de 20 m de diamètre, et, plusieurs contiennent des sources bouillonantes avec pour la plupart de grands dépôts de soufre formés par les vapeurs quand elles s'échappent. La majeur partie d'entre eux s'est formée au cours des 900 dernières années par l'action de l'eau acide en arrivant à la surface. Ils portent tous des noms étranges tels que : la maison du diable, le cratèrearc-en-ciel, le cratère du tonnerre, ou encore le cratère de l'enfer.....D'autres sites se noment la poêle à frire, la piscine d'huîtres, les tertres du soufre. Tout un programme, non !!! Un des plus impressionant, la piscine de champagne et un véritable joyau naturel. Elle mesure 60 m de diamètre pour 60 m de profondeur et sa température est de 74°. Ses bulles sont dues au carbone de dioxide et, les minéraux qu'elle contient sont essentiellement l'or, l'argent, le mercure, le soufre, l'arsenic, le thallium, l'antimoine etc.....Nous n'avions encore jamais vu de tels phénomènes. Que de beautés et d'étrangetés concentrés sur un même sol. Rien d'étonnant à ce que des grosse productions telles que « Narnia » ou « le seigneur des anneaux » aient été tournées dans ce pays. Nous ne sommes pourtant pas encore au bout de nos surprises, mais c'est vraiment de l'exceptionnel.Ce feu d'artifice de couleurs ressemble ni plus ni moins à une offrande de la nature. Nous nous trouvons une table à l'ombre des arbres pour pique-niquer, il fait vraiment très chaud. J'avais lu dans un vieux magasine « globe-trotter » un article sur la Nouvelle-Zélande, il vantait les bienfaits de ses fameuses sources d'eaux chaudes de Waikite et nous sommes juste à côté. Nous allons y passer l'après-midi. Ce site est encore grandiose. Une rivière d'eau bouillonante vient déverser ses eaux dans des piscines aménagées. Les températures de certaines oscillent entre 35° et 40°. il est difficile d'y rester, c'est vraiment chaud et de plus certaines d'entre elles sont en pelin soleil. Quelques autres sont par contre abritées par de grands parapets de toiles et nous pemettent de rester nous prélasser à l'ombre. Elles sont toutes plus agréables les unes que les autres, certaines sont construites dans des matières brut comme le ciment et la pierre, d'autres son,t conçues pour accueillir des enfants et leur permettre de s'adonner aux joies du bain. Quel bonheur !!! Nous faisons ensuite une petite balade qui nous fait remonter jusqu'aux sources et nous amène tout droit dans la brume des vapeurs chaudes. Par moment nous ne distinguons que quelques infimes parties de la forêt avoisinante et pensons voir apparaître à tout moment quelques elfes ou trolls sortis tout droit de mondes imaginaires......C'est spectaculaire et très « Narniesque »....Vers 17h, nous reprenons la route pour la région de Tongariro NP. Nous longeons le lac Taupo, le plus grand de Nouvelle-Zélande. Il se trouve au pied des montagnes et est très réputé pour sa pêche. Surtout pour ses truites brunes (brown trout) et ses truites arc-en-ciel de californie (rainbow trout). Régulièrement des concours internationaux y sont organisés. Le jour commence à décliner et le soleil se couche sur le lac. Franck a repris le volant, pendant que j'étudie sur la carte et le guide la ville la plus propice à un départ pour notre treck demain matin. Franck vient de s'apercevoir qu'une voiture de police que nous venons de croiser à fait demi-tour et nous colle au train, gyrophares et phares allumés et clignaotants tel un sapin de noël. Nous nous arrêtons sur le bord de la route. Nous mettons un temps fou avant de trouver les papiers de la voiture dans notre capharnaüm, le policier ne rigole pas et menace de nous immobiliser le véhicule. D'accord, on va les retrouver......C'est bon, ouf ! Verdict, Excès de vitesse, 106 pour 100 km/h ; soit : 120 $ d'amende. C'est notre deuxième, en avons déjà pris un pour défaut de stationnnement sur la plage l'autre jour. Il n'y a pas de radar ici, par c'est très stricte quant au respect des règelmentatins en vigueur. Ils flashent dans leur voitures, nous allons d'ailleurs être amenés à en croiser pas mal qui arrêtent à tout va. Même si la population est très respectueuse et fait très peu d'écart à ce niveau là. Nous avons finalement opté pour passer la nuit à Tarangui et y arrivons vers 19h. C'est une petite ville située entre le lac Taupo, le mont Pihanga et le lac Rotoaira. C'est une bonne porte d'entrèe pour le Tongation National Park. Le trek que nous avons prévu de faire demain est parait-il le trek qui justifie à lui tout seul le déplacement en Nouvelle-Zélande. Alors !!! le Tongariro crossing, il est considéré comme le plus beau trek d'une journée en NZ. Les deux AJ dans lesquelles nous nus arrêtons sont full-up. Et c'est pas les hôtels qui courent les rues ici. Nous finissons au « camp resort habitat » qui, comme tous les campings de ce pays propose un multitude d'hébergement. Emplacements pour tente, dortoirs en backpacker, dortoirs privés, motel, ......Tout est complet, mais nous obtenons tout de même 4 lits dans un dortoir. Le camping est équipé d'un sauna, de thermes, d'un golf, et d'une quantité d'activités dont nous ne profiterons pas du fait qu'il faille que nous nous levions demain matin à 6h. Nous bookons notre transport jusqu'au park puisqu'il n'est pas possible d'y aller en voiture à moins de faire le trek aller retour dans la même journée, ce que nous n'avons pas prévu : 40 kms sur un parcours apparement corsé. Non, pour demain. Nous sommes dimanche soir, et tout est fermé, nous voulions faire quelques courses pour notre pique-nique de demain midi, c'est rapé. Nous trouvons quand même un « Burger King » qui jouxte une station service ou nous achetons quelques denrées pour sustanter nos estomacs. Nous dinons bien évidemment au Burger King et rentrons au camping d'où l'exctinction des feux a lieu à 22h.

Posté par Frankana à 10:57 - 4i- Nouvelle zélande - Commentaires [0]

05 janvier 2009

La montre de Victor vient de nous annoncer qu'il est 6h, l'heure de nous extraire de nos lits. Je file à la cuisine préparer le p'tit déj', il y a déjà foule, et je passe un temps fou à trouver une prise qui marche pour remettre rapidement la batterie de l'appareil photo à recharger avant de partir. Je cours après les couverts, il me manque deux tasses.....bref, c'est un peu le bronx ce matin ici....Donc, p'tit déj, rangement (qui n'est plus du tout un vain mot pour nous, nous en connaissons désormais l'exact signification et le retirerions bien de notre vocabulaire......croyez-nous). Victor nous appelle, le mini-bus est prêt à partir il ne manque plus que nous.....A peine partis, je me rends compte que j'ai oublié ma batterie. Je crie au chauffeur de faire demi tour afin que je récupère celle-ci dans la cuisine. Il me dépose juste devant la porte, je saute du van, la récupère et nous prenons enfin la route. I'm so sorry !!!! Il nous faut 45 minutes pour rallier le point de départ du Tongariro crossing. Un parcours de 19kms. Le départ se fait doucement sans aucune difficulté particulière, très bien pour l'échauffement, nous ne sommes pas tous seuls.......Ce trek draine en moyenne 500 personnes par jour ! Les premiers paysages que nous apercevons sont de vrais paysages lunaires, nous marchons durant un bon moment sur de la roche volcanique. Puis nous attaquons l'ascension pour nous retrouver entre le mount Ruapehu et le mount Tongariro, le panorama est exceptionnel. En redescendant, nous atteignons les emerald lakes et blue lake, des lacs aux couleurs surprenantes. Ces couleurs d'un vert émeraude très pur n'ont à première vue absolument rien à faire dans un tel environnement. Et pourtant !!!! L'étape suivante nous amène jusqu'au refuge de Ketetahi, un refuge super bien équipé pour y passer une nuit et y cuisiner. Vraiment tout dans ce pays est fait et organiser dans le moindre détail, rien n'est jamais laissé au hasard,et tout le monde fait en sorte que tous ces aménagement quels qu'ils soient, soient préservés au mieux. Ils sont tous investit d'un véritable respect d'autrui , de la nature et de leur pays. Les paysages ont encore changes, 900 m de dénivelé, deux pentes très raides dont une sur des scories nous attendent. La descente sur un sentier aménagé avec une vue sur sur le lac Rotoaira et le lac Taupo ne peuvent encore une fois nous arracher que quelques onomatopées de la bouche.......C'est trop beau ! Nous longeons un ruisseau d'eau chaude surplombé par des plaques de neige, Victor s'y arrête pour faire quelques boules. Ces « hots springs » qui proviennent des sources de Ketetahi sont interdites à la baignade, nous croisons pourtant quelques personnes avec des serviettes autour du cou, tenteraient-ils de me faire revenir sur ce que je viens d'écrire un peu plus haut....ce sont des étrangers...... Evidemment !!!! Qui d'autres ? Il s'en échappent une épaisse vapeur....;;Pour terminer nous pénétrons dans une forêt luxuriante où coule un énorme torrent depuis une cascade. Seul le bruit des oiseaux et de l'eau nous rappelle qu'on a encore les pieds sur terre. Nous avons mis 6h pour rallier le point d'arrivée et arriver au terme de cet extraordinaire rando, 6h avec une bonne foulée, nous avons des mollets de roc ! On s'étale au soleil, pas longtemps, ça cogne trop !!! Une petite place à l'ombre d'où une petite musaraigne vient nous rendre visite à plusieurs reprises pour récupérer des restes de chips et de gâteaux.....Il nous reste 1h30 avant que le van ne vienne nous récupérer. Une fois au camping, nous récupérons notre auto et reprenons la route pour Wellington. Nous devrions en avoir pour 3H30. Arthur s'est rapidement endormi sur ses maths. Nous déplorons une fois de plus une quantité incroyable d'opossums écrasés sur la route. Pourtant les néo-zélandais ne le voient pas du tout du même oeil. En effet, ce petit rongeur résume à lui tout seul la catastrophe écologique qui continue de peser sur la nouvelle-Zélande. La plupart des habitants de ce pays les préfèrent morts et, les écraser en voiture est même considéré comme un acte civique. En fait l'opossum est à l'origine de 3 problèmes majeurs en NZ : la transmission de la tuberculose bovine, la déforestation et la prédation. De plus il se nourrit de feuilles, d'écorces, de fleurs, de fruits, de mousses, d'herbes et parfois d'insectes et d'oiseaux. Ses prédateurs naturels étant très rares et la végétation abondante, ce petit animal a proliféré de façon explosive en NZ. On estime sa population a plus de 80 millions d'individus et comme un individu consomme en moyenne 300g de feuilles fraîches et de baies par nuit, on peut en déduire assez facilement que plus de 24 000 tonnes de végétation disparaissent chaque nuit ! La route que nous avons pris pour rallier Wanganui est très verte. Les plaines et vallées sont remplies de moutons et de bétails qui paissent en pleine quiétude, les boeufs sont très massifs, ces sont de très belles bêtes tout comme les moutons d'ailleurs. Ils sont propre et leur laine sortir tout droit d'une machine à laver. Pas comme les milliers de moutons que nous avons croisé en Patagonie; ils étaient très sales et peu engageants......On ne perd pas une miette de ces superbes contrées. Cette route nous mène tout droit à la petite ville de bulls où nous nous arrêtons pour manger. Tout est fermé excepté un Mc Do et un Kébab, nous optons pour le second. Repas turc, ça change......Il nous reste 150 kms environ avant d'atteindre la ville de Wellington, il est 20h. Nous en franchissons l'entrée vers 22h, nous étant arrêté dans plusieurs motels pour y passer la nuit mais faute de place où d'un tarif beaucoup trop onéreux pour notre bourse avaons poursuivi notre chemin. En faisons de même arrivés en ville mais tout est full-up, full-up, full-up.....Il est 23h30, que fait-on ? Nous nous rapprochons du ferry en repérage pour y rendre la voiture aux aurores demain matin. Finalement, nous décidons de dormir dans la voiture, on est pas tout seuls. On s'y installe du mieux qu'on peut et finissons par nous endormir comme de gros bébés......la fatigue de la rando aidant.....

Posté par Frankana à 11:00 - 4i- Nouvelle zélande - Commentaires [0]


06 janvier 2009

Le bruit des camions qui débarquent du ferry me réveillent. Les garçons dorment tous les 3.J'attrape le bras de Victor pour vérifier l'heure sur sa montre, il est 6h30. Debout tout le monde !!!!! Je me change sur le parking, il fait déjà très doux, une très belle journée s'annonce. Il faut tout sortir et mettre dans les sacs tout ce qui n'y est pas ! Comment va-t-on faire, ils sont déjà plus que blindés.......? Et bien, il y a encore de la place puisque nous arrivons à y fourrer dans le moindre recoin, la moindre merdouille.....Nous allons finir par louer un semi-remorque pour rentrer si ça continue....On prend un petit déjeuner à l'embarcadère, puis on enregistre, Franck retourne voir si le « rental car » Hertz est ouvert pour restituer la voiture. On nous appelle, nous sommes encore les derniers à monter sur le ferry. Les enfants ont été obligé d'enregistrer leur planche au dernier moment, les effets trop encombrants étant interdits en bagage à main. C'est un énorme ferry qui fait la jonction entre Wellington et picton. Il avance inexorablement à travers ce qui semble être d'anciennes vallées englouties et, un sentiment de nous éloigner de la civilisation nous envahit. L'eau sombre et lisse est à la fois inquiétante et merveilleuse, elle participe à la rudesse que donne la nature de ce pays, avec ses arbres accrochés sur les terrains abrupts des collines. J'en profite pour taper mes textes sur le PC pendant que Franck finit les maths sur lesquelles Athur s'était endormi hier. Un couple de jeunes Néo-Zélandais qui est arrivé à l'enregistrement avec ses planches de surf sous le bras m'interroge sur ma nationalité, ils sont déjà allés en France, sur la côte basque et y ont fait quelques spots, mais qui n'ont apparemment rien à voir avec leurs spots NZ. Ils sont étudiants à Auckland, à l'extrême nord du pays, et profitent de leurs vacances pour aller pratiquer leur passion sur les vagues de l'île du sud. Ils auraient pu prendre l'avion, mais ils trouvent que « cela a moins de charme » et préfèrent prendre une journée de plus pour admirer leur pays. Car comme tout Néo-Zélandais qui se respecte, ils sont fiers de leur pays « précurseur en matière d'égalité des droits de l'homme et d'intégrations des populations ». Il est vrai que la Nouvelle-Zélande est le premier pays au monde à avoir accordé le droit de vote aux femmes, en 1892. Il est vrai aussi que dans ce coin reculé de l'océan pacifique se côtoient, comme je le soulignais lors de notre arrivée sur ce territoire, Asiatiques, Maoris, Européens, Américains, Australiens, et que les problèmes ethniques et religieux n'existent quasiment pas ici. Ils sont super curieux et n'arrêtent de me poser des questions et de me parler de leur pays, ils semblent véritablement investit et me parlent de plein de sujets, mais je ne comprends pas tout. Moi et la politique, ça a toujours fait 2 !!!!! Mike et Effy m'ont pris mon carnet de note et se sont mis en tête de lire nos récits, mais mon écriture est illisible et je passe mon temps à leur relire ce que j'ai écrit...... Je termine sur ces quelques traductions et les laissent à leur bonne humeur. Je ramasse mes affaires et part à la recherche de ma tribu. Arthur a travaillé durant tout le trajet avec Franck. Nous débarquons vers 11h30. Le port de Picton est très joli, il est niché au coeur de la région de Marlborough. L'île du sud est longue de 800 kms et large de 200. Séparée en 2 dans sa longueur par une longue chaîne de montagnes, elle est aussi beaucoup plus sauvage que l'île du nord. Nous récupérons nos bagages, notre nouvelle voiture de location et nous engageons directement dans le rue principale du petit centre. Nous nous installons au soleil sur la terrasse d'un petit resto pour y déjeuner tranquillement ; poisson, salade et une bonne fresh black beer. Ensuite nous allons prendre nos petites infos habituelles à l'I.site, la version kiwi de l'office du tourisme ou du visitor center. Ces points info sont ouverts 7j sur 7 et s'occupent des réservations pour les logements, les transports ou les activités. Ils sont toujours très disponibles et très à l'écoute de ce qu'on leur demande, même si ils ne parlent que l'anglais ! De toute façon quelque soit la population rencontrée jusque là, ils sont tous extrèments gentils et serviables. La plupart de ces points abritent également le centre d'information du DOC ou travaillent en étroite collaboration avec eux, ce qui est très pratique. Bref, le I.site est le premier endroit où il faut absolument s'arrêter dés qu'on en aperçoit le sigle. De plus, ils sont tous pourvus d'une quantité industrielle de prospectus gratuits sur absolument toutes les activités possibles et imaginables proposées dans chaque recoin du pays. L'usage d'un guide lourd et coûteux reste donc vraiment à prouver pour la découverte de ce pays. Mais on hésite toujours......bien que celui que nous ayons en notre possession arrive de chez Mr le curé de Valpo au Chili, nous n'en avions pas prévu autrement. Notre besace et nos esprits étant remplis d'infos et de renseignements quant à ce que nous voulons faire, nous allons installer notre tente sur un camping d'où il ne reste qu'un malheureux emplacement pour une petite tente ; ça tombe bien, c'est exactement ce qu'il nous faut ! Nous sommes encore épatés par l'entretien, le niveau de service et le standard qu'ils proposent. Ils sont tous équipés de cuisines communautaires dans lesquels on trouve des torchons, du produit à vaisselle, de l'eau filtrée et tout le nécessaire pour cuisiner, de douches, toilettes avec papier, protections féminines à disposition, sèche cheveux. En plus c'est toujours ultra propre, ce qui donne l'impression que personne ne les fréquente malgré le monde présent sur les lieux. Il y a aussi des boutiques, piscine, salle de TV, buanderie, installation pour laver sa voiture, aire de jeux grandioses pour les enfants avec trempolings géants, table de ping-pong, billard, etc......Les dortoirs sont équipés de draps, couettes.......et biensur le sempiternel barbecue. Il faut dire que faire griller des côtelettes d'agneau fondantes en short avec une bière à la main semble être un sport national ici. On les voit tous défiler avec leurs plats fournis en denrées apétissantes pour accompagner ces fameuses côtelettes. Bref, il doit être très agréable de pouvoir profiter des joies du camping en arrivant les mains dans les poches....Les garçons ont déjà investit la piscine et le trempoling. Nous finissons de monter la tente et peaufinons plus ou moins notre programme des jours à venir avec Franck et profitons de ce moment d'accalmie pour farnienter un peu. Il m'est de nouveau impossible de me connecter avec le PC, la wi-fi ils ne connaissent pas ici, à chaque fois, c'est l'extra-cable avec password qui ne passe pas !!! Je finis tout de même de taper mes notes, ça fait maintenant plus de 10 jours que je n'ai pas publié et j'en suis navrée.....Je vais faire un transfert sur une clé et voir si ça fonctionne. Pendant ce temps, Franck va faire quelques courses. Victor et Arthur se sont fait des petits copains et s'éclatent comme des fous. Petite soirée tranquillou dans la tiédeur du soir.

Posté par Frankana à 11:02 - 4i- Nouvelle zélande - Commentaires [1]

07 janvier 2009

Happy birthday Noé

Le bruit des voitures passant sur la route en contrebats du camping me réveille. Les oiseaux sont également debout et sont déjà en grande discussion.....je me faufile hors de la tente sans bruit. Enfile mon short, un t-shirt, vais-je courir ?? Non, pas le courage, je garde mes tongs aux pieds. J'ai l'âme brumeuse et lascive ce matin. Je descends sur le port en flânant sur les pontons où les habitants de la mer commencent à se réveiller, certains déjeunent sur leur pont avec comme compagnes, les sternes des environs qui, si elles peuvent glaner quelques miettes au passage n'en commenceront que mieux leur journée. Elle font un raffut du diable dés ce matin. Le supermarché ouvre à 7h30, j'y fais quelques courses et rentre déjeuner. Ce bol d'air pur m'a fait le plus grand bien. Je ne sais toujours pas comment faire pour publier mes textes et, ça me travaille. J'ai refait une tentative de transfert hier soir, mais les PC du camping n'accepte pas les clés USB ! Début de matinée tranquille au camping. Franck a prévu d'aller pêcher avec Victor aujourd'hui. Il a réservé un bateau. Quant à moi, il faut que je résolve ce problème de publication. Arthur préfère rester avec moi. J'écume les endroits susceptibles d'accepter une clé USB. Ils sont rares.....Dans l'un des backpackers, c'est apparemment possible. Je vais y passer 3h12, et ce, sans succès !!!Le fichier est enregistré en odt. Il faut apparemment Open Office pour pouvoir le lire....une fois Open office téléchargé, ça ne passe toujours pas !!! Ce n'est visiblement pas la bonne version.......quelle m..... ! J'ai envie de tout envoyer valser, ça commence à m'exaspérer au plus haut point. Quelle perte de temps ! Je refais une tentative avec la carte SD de mon appareil photo. Idem ! Impossible d'ouvrir le fichier. C'est bon, j'arrête là. Je réponds à quelques messages, entre autre aux lorousains, mais qui je crois n'ont pas reçu le message dans son intégralité puisque ça a planté en plein milieu......Alors, si vous nous lisez, on vous embrasse tous les 5 au passage. C'est quand même incroyable, je veux bien croire que venant de France, nous aurions du mal à nous retrouver plus loin sur le globe terrestre mis à part en antarctique......mais c'est quand même paradoxale, dans ce pays où tout est « up ».....,se voir claquer la porte « communication » au nez. On s'est retrouvé à plusieurs reprises dans des endroits où l'on aurait même pas soupçonné y trouver un ordinateur et où il nous a été possible d'y trouver la wi-fi !! Ici wireless c'est plus que compliqué et quand il y a, c'est horriblement cher.....J'ai même essayé dans divers bars, ça ne fonctionne pas non plus.....j'ai besoin de me détendre, on s'achète de quoi se faire une bonne salade, un poulet cuit et reprenons le chemin du camping. Nous profitons un peu de la piscine. Il fait trop chaud, nous prenons la voiture, au moins il y a la clim'. Et, nous partons pour la « Queen Charlotte Road », une superbe route qui longe l'un des fjords. C'est absolument magnifique. Les montagnes vertes et les bras de mers bleus alternent dans de subtils dessins géométriques. On s'arrête chaque fois que c'est possible sur le bord de la route pour admirer les paysages. Il y a pas mal de bateaux de plaisance qui mouillent dans les baies et les sports nautiques sont à l'honneur ; skis, jets, scooters, bouées, également les canoës........en contrebats, on peut, enclavé entre deux collines observer les dockers qui s'affairent sur le port où une quantité impressionnante de gros troncs d'arbres attend d'être chargée sur un cargo à quai. Les Néo-Zélandais déboisent par collines entières puis replantent pour reboiser, et ainsi de suite.....La route est étroite et sinueuse. Nous descendons dans une ravissante crique avec sa plage au sable blond. Le sentier qui y mène est très abrupte. Arthur trouve des moules presque aussi grandes que ses pieds..., une étoile de mer à l'allure très étrange. Serait-ce un mutant ? Et des coquilles St Jacques dont certaines portent encore les traces de leurs habitants. Nous retournons sur Picton en fin d'après-midi. On s'arrête sur le port manger une glace et allons voir l'épave de l'Edwin Fox, le neuvième plus vieux navire du monde. Après ces nombreuses et extraordinaires traversées faites de joies et de mésaventures, ayant connu tant de décès, de naissances, d'épidémies et de disparitions. Construit au Bengal en 1853, il repose désormais en cale sèche, sous abri en constante maintenance dans le foreshore de Picton. Sa coque est entièrement faite de bois de teck et de saule et, son histoire est incroyable. Arthur aimerait faire un mini-golf, pourquoi pas, c'est juste à côté mais il fait super chaud et le terrain est en plein soleil. Je lui suggère de revenir un peu plus tard et d'aller nous rafraîchir dans l'eau en attendant. Nous croisons nos pêcheurs sur le bord de la route avec « leurs recettes » sous le bras. Ils sont enchantés de leur journée et ont pris de sacrés couleurs.....Ils étaient en fait les seuls sur le bateau avec le cap'tain ! Et, en ont super bien profité. Les premières prises de Victor n'ont été autres que de petits requins chiens !!! Et oui mon cap'tain ! Il n'en revient toujours pas lui-même. Il a par contre été obligé de les remettre à l'eau, leur chair n'étant pas très bonne à la consommation. Ils ont en revanche ramené 16 beaux filets de perches que nous avons pris beaucoup de plaisir à déguster ce soir en papillote et au barbecue. Le reste sera pour le pique-nique de demain midi en salade. Ils sont allés se perdre dans les sounds. Franck nous fait part de ses impressions ; c'était très plaisant, ils ont par contre eu très chaud...Victor se noie comme toujours dans ses récits et nous fait bien rire. Nous terminons notre soirée en discutant avec des français qui travaillent en Nouvelle-Calédonie. Lui est proviseur d'un lycée et donc en congés d'été pour 3 mois...et elle, n'est en vacances que 3 semaines. Ils en profitent donc pour visiter les pays et îles alentours. L'année dernière c'était l'Australie. Leurs prochaines vacances auront probablement lieu sur les îles Vanuatu....lui est en poste là-bas pour 4 ans. Les enfants avaient déjà fait connaissance avec leur deux filles Enora et Anaël du même âge qu'eux. Elles sont toutes les deux nées à Cholet, comme quoi le monde est vraiment petit.....C'est la pleine lune, impossible de dormir, les enfants sont super excités, il n'y a que Franck, qui, épuisé par sa journée, réussi à s'endormir. Serrés comme nous le sommes dans notre « boîte à sardines », les blagues et réparties fusent dans tous les sens jusqu'à finir dans de gros éclats de rire. Ce qui n'empêche pas Franck de rester plongé dans un sommeil bien profond....

Posté par Frankana à 21:52 - 4i- Nouvelle zélande - Commentaires [0]

08 janvier 2009

Encore réveillée aux aurores, j'ai en fait très peu dormi. Arthur n'a pas cessé de gigoter. Comme hier, je m'extrais de la tente doucement. Nous avons mis la montre de Victor à sonner à 7h pour partir tôt après avoir plié l'igloo. Je déjeune en observant le camping s'éveiller. Il y a pas mal de monde qui décampe ce matin. Les garçons arrivent en pyjama, les yeux encore remplis de sommeil. Nous avons pas mal de route aujourd'hui puisque nous descendons sur Punakaiki voir les pankakes rocks. Nous reprenons la superbe « Queen Charlotte » qui suit les sublimes et mystiques fjords. Ces sounds sont l'attrait majeur de la région et la « Queen Charlotte » ne nous donne qu'un modeste aperçu de leur splendeur, mais c'est déjà beaucoup pour nous. Nous nous arrêtons en fin de matinée sur les plages de Nelson aux portes du célèbre NP Abel Tasman. Les enfants profitent d'activités ; structures gonflables, toboggans géants sur lesquels ils font des courses dans de grands sacs de café en toile de jute, ils se laissent également tenter par les slidepl, ces immenses tubes dans lesquels coulent à flot une rivière et où ils doivent se laisser emporter sur des matelas à grande vitesse. Nous pique-niquons ensuite dans un parc. Victor est assez fier que nous remangions le fruit de sa pêche. Nous traversons les montagnes pour rejoindre la côte à Wesport. Les talus sont couverts de digitales et, les fougères arborescentes (dont je ne me lasse pas d'admirer les cimes), émaillent la forêt de leur forme si particulière. Nous longeons une gorge, parfois de haut, parfois au niveau de l'eau. Suivons la rivière jusqu'à son embouchure. Qu'est-ce qu'il fait chaud.... C'est trop tentant, on s'arrête et descendons un petit chemin qui me rappelle à moi, les bords de loire lorsque nous descendions nous y baigner plus jeunes. Nous apprécions la fraîcheur et la pureté de l'eau avant de reprendre la route. Un peu plus loin nous faisons une petite halte pour nous acheter des glaces et nous renseigner sur les possibilités que nous offre cette région pour faire du rafting. Nous sommes encore assaillis et piqués par ces fichus sand-flies, ces espèces de petits moucherons aussi discrets que le plus petit des insectes mais plus redoutables qu'un moustique ! Les sand-flies sont extrêmement nombreux dans certaines régions de Nouvelle-Zélande et ce n'est pas la première fois que nous en faisons les frais. Leur piqûre nous laisse un souvenir durant plusieurs jours et nous démange sérieusement. C'est vraiment très incommodant. Nous arrivons assez tardivement sur Punaikaki. Le temps a subitement changé, une épaisse brume s'est installée insidieusement au-dessus des montagnes qui longent la mer. Pourtant la vue du hauts des falaises sur la mer et ses nombreux écueils est superbe. La mer est descendante. Nous approchons des pancakes rocks, ces formations rocheuses ressemblant étrangement à des tas de crêpes empilées les unes sur les autres. Peu d'hébergements permettent de rester sur Punaikaki mais tentons tout de même notre chance au Punaikaki beach hôtel situé au bord de la mer et offrant une vue des plus étonnantes sur les pancakes. Malheureusement ils n'acceptent pas les enfants. Et oui ça existe, certains n'acceptent pas les chiens pour d'autres ce sont les enfants !!! On se rend au panorama qui nous permet d'observer les pancakes de plus près. Plusieurs observatoires nous amènent au-dessus de la mer déchaînée. Nous marchons le long de la promenade qui longe la côte découvrant la mer sur chaque crique et les récifs. Les pancakes apparaissent les uns après les autres sous des formes très déchiquetées et sur lesquelles les vagues viennent se fendre dans de gros grondements sourds. Avec la brume sur la mer, l'atmosphère est très hitchkockienne..... Nous remontons « abrutis » par le bruit assourdissant des vagues. Comme il ne nous est pas possible de dormir là et que vu la météo, il nous semble compromis de monter la tente, nous filons sur Greymouth. Une petite ville située au bord de la grey river et de la mer tasman. C'est une ancienne ville minière. Nous passons devant le concessionnaire Cat : Goughs. Toutes les contrées que nous avons traversé pour arriver jusqu'ici sont très « anglaises », tout comme cette ville où nous avons déjeuné ce midi ; Richmont. Nous trouvons une chambre dans un pub-auberge ambiance très cosy et très british. L'endroit est tenu par un israélien. Nous nous prenons une bière au pub avant de passer à table. Arthur est de faction ce soir pour nous préparer à manger (moyennant finance....il a besoin d'argent et a épuisé tout son argent de poche NZ). Nous dînons puis pendant que Franck partage une partie de fléchette au pub avec Victor, je retente pour la énième fois de publier mes notes. Entre deux flechettes, Franck vient me donner un coup de main ; Euréka, ça fonctionne, non sans mal, mais ça fonctionne, je me hâte pour que tout passe ce soir, j'ai 11 jours de retard.....Ouf, c'est bon, c'est passé ! Je termine rapidement, les enfants montent se coucher, le pub ferme ses portes mais nous pouvons profiter du salon avant de rejoindre notre chambre. Nous trions les photos avec Franck.

Posté par Frankana à 21:54 - 4i- Nouvelle zélande - Commentaires [0]

09 janvier 2009

Nous reprenons la route vers 10h, nous redescendons vers les glaciers. Par contre le temps ce matin n'est pas au beau fixe, il fait doux mais le ciel est menaçant. Nous faisons une petite halte à Hokitika, petite ville dont l'économie repose surtout sur l'exploitation forestière et l'agriculture mais dont l'artisanat est aussi très réputé car basé sur le travail de l'or et du jade (jadéite et néphrite). On trouve la jadéite dans une région située près de la frontière nord entre la Birmanie et la Chine (on a d'ailleurs un souvenir très précis du très précieux bouddha de jade exposé au palais royal de Bangkok et taillé dans du Jade de cette région), et on trouve la néphrite en Nouvelle-Zélande, en Australie, au canada, en Russie et au Wyoming. Nous visitons une « jade factory » et y admirons le travail des tailleurs et ciseleurs de pierre. Juste à côté se trouve une fabrique de verre et les enfants sont toujours épatés par la dextérité de ces artistes à travailler le verre. On voulait racheter des bouquins d'occasions pour les enfants mais ne trouvons pas ce que nous voulons. Après bien des virages et des kms de routes quasi désertes (hormis les cadavres d'opossums et les ovins, bovins et cervidés qui paissent tranquillement dans les pâturages). Je me demande d'ailleurs ce que les autochtones font de ces derniers, nous ne trouvons pas de viandes de biches dans les supermarchés. Il se met à pleuvoir des cordes, ça faisait longtemps que nous n'avions pas eu de pluie comme ça. Tous les monts sont sous la brume. Lorsque nous franchissons l'entrée du petit village de Frantz Joseph ou il est difficile de se perdre ....il n'y a qu'une seule rue principale où se trouvent les bureaux d'information et les centres de réservations pour les glaciers. Le glacier Frantz Joseph se trouve lui-même à 5 kms de là. C'est parait-il un endroit unique et magique. L'un des seuls glaciers sur lesquels on peut crapahuter avec au pied une forêt de type tropical. La pluie a redoublé de puissance et nous nous voyons mal partis quant à notre expédition. On se rend à l'I.site, le verdict est sans appel : Impossible d'y aller aujourd'hui ! Trop dangereux !! Quelle pouasse ! On va manger et aviser. Que fait-on ? On reste là et on attend demain, on descend plus au sud comme nous l'avions prévu au risque que la pluie nous poursuive, ou on remonte retrouver le soleil en faisant une croix sur notre programme ? A l'unanimité ; on remonte retrouver le soleil ! Tant pis pour les glaciers, le mont Cook et le reste......C'est l'avantage d'être itinérant tout en ayant rien de vraiment prévu. On peut décaniller très facilement ou rester tout aussi facilement dans des endroits qui nous accrochent. On a déjà avalé pas mal de kms depuis ce matin et j'ai les yeux qui commencent à me brûler, mais vu le temps on sera aussi bien dans la voiture pour rallier le nord et continuer à rouler. Arthur travaille avec Franck à l'arrière et Victor révise son anglais avec moi. La route est fatiguante. On hésite, est-ce qu'on remonte jusqu'à Abel Tasman complètement au nord-ouest où Christchurch et Kaikoura ? Toujours le long des routes ces arbres à fleurs rouges : les ratas. Comme ces arbres sont beaux, tout comme ces hortensias bleus que l'on voit partout puisqu'ils poussent à l'état sauvage. Nous n'en avons par contre pas vu d'autres couleurs, alors qu'en France, il est plus rare d'en obtenir des bleus que des roses ou des blancs, à moins de rajouter dans la terre des éléments extérieurs, telle que l'ardoise, par ex.. On arrive à une intersection où l'Arthur's Pass NP est indiqué à 104 kms. Nous décidons de bifurquer et de le traverser. Même s'il a cessé de pleuvoir, le temps reste couvert et les routes sont très glissantes, de plus les routes de montagnes qui traversent le National Park, tout comme les nombreux ponts sont très escarpés. Je reste vigilante, d'autant que parfois, je me retrouve à droite sans m'en rendre compte, Arthur me rappelle à l'ordre..... Par contre les vues prenantes sur la rivière et les sommets malgré la brume sont encore à couper le souffle. Nous faisons une petite pause dans le tout petit village d'Arthur's Pass. Pour la postérité, Arthur prend la pose, comme l'avait fait Victor à Victorville aux USA. Sur la route, à environ 100 kms de Christchurch, nous tombons sur Kura Tawhiti, un site curieux en plein milieu des collines. De drôles de rochers (dont on se demande bien comment ils sont arrivés là) semblent avoir été jetés au beau milieu de ce lieu au hasard du décor. Encore une bien étrange curiosité....D'autant que Kura Tawhiti signifie en maori « trésors lointains ». Les enfants en profitent pour se dégourdir les jambes et escalader ce chaos de prises faites pour s'y accrocher et s'y suspendre. Je tape la cosette avec les moutons des vertes prairies d'en bas. Ils en ont des choses à me raconter....je ne savais pas qu'un mouton était aussi bavard ! Comme quoi ! Toutes les gambettes étant dégourdies. Nous refaisons quelques kms avant de nous arrêter prendre une bière dans la petite bourgade de Springfield où Victor insiste pour qu'on le photographie sur le donuts d'Homer Simpsons qui trône au beau milieu d'un carré de pelouse sur la place. Le pub est plein, c'est vraiment très « british ». Ultime étape de la journée ; Christchurch, connu pour être la ville la plus anglaise hors d'Angleterre. Et, en effet, à peine avons-nous pénétré en son seing que nous sommes tout de suite frappés par cette ressemblance avec ses bâtiments de styles néogothiques, ses jardins, ses parcs et ses nombreuses églises. Il est presque 22h et il ne nous ait pas aisé de trouver un nid pour la nuit. Victor descend chaque fois demander si il y a de la place, c'est un très bon exercice. Les A.J. Et YHA étant complets, c'est au coeur du centre ville que nous trouvons refuge au YMCA, c'est beaucoup plus cher que ce que nous escomptions mais comme d'hab', on a pas vraiment le choix, les chambres sont par contre très « cosys ».

Posté par Frankana à 22:05 - 4i- Nouvelle zélande - Commentaires [0]

10 janvier 2009

Christchurch est vraiment une très belle ville, située au bord des canterbury plains, au confluent de l'Avon et de la Heat cote river. Elle a un cachet particulier qui nous rappelle certaines petites villes Anglaises où nous avons traîné nos guêtres et où nous avons souvenir d'avoir dormi dans notre voiture à plusieurs reprises aux bords d'endroits assez similaires. Une impression de sérénité émane de ces vieilles bâtisses de pierre ainsi qu'un grand sérieux , vraiment comme en GB, mais, sans rien de vraiment austère. Notre hôtel se trouve aux portes du park Hagley et juste en face de l'Art center, cette ancienne Université où l'on a enseigné de 1873 à 1975. Elle abrite aujourd'hui une foule d'artistes, de musiciens, d'expositions et de boutiques. Les garçons ont l'impression de se retrouver à « Poudlard » sur les traces d'Harry, Ron, Hermione, Malfoy.......Va-t-on, au détour d'un couloir croiser Vol de mort ????....Un peu plus loin, les bords de l'Avon River nous invite à la flânerie sous ses immenses saules pleureurs d'où apparaissent comme par enchantement des gondoliers dans de longues barques plates à la vénitienne. Nous allons ensuite nous perdre dans les rues du centre, admirer la cathédrale entièrement bâtie en roche volcanique. Sur la place et les ruelles adjacentes, les cafés branchés alignent leurs terrasses bondées de jeunes qui refont le monde....On adore cette ville, tout comme ce pays ! Nous décidons d'y rester ce soir mais cette fois au camping. Les enfants nous réclament les trempolins, autres grands intérêts des campings Néo-Zélandais. Il y a plusieurs motor camp à l'extérieur de la ville dont un à une dizaine de kms qui se trouve au bord de la mer. On monte la tente avec Franck (juste à côté des terrains de tennis....), pendant que les enfants se défoulent sur les fameux trempolins géants ; ça, ils adorent !! Nous dînons tout en nous faisant encore dévorer par ces fichus sand-flies. Je me relève dans la nuit tant les piqûres de ces horribles bestioles sont urticantes, ça nous démange jusqu'au sang....Je m'applique de la crème apaisante et me recouche. Personne ne dort vraiment, on a du mal à trouver le sommeil.

Posté par Frankana à 22:07 - 4i- Nouvelle zélande - Commentaires [0]


  1  2  3  4