01 mars 2009
Le sommeil ne veut plus de moi et les mosquitos se sont, semble-t-il ligués pour me sucer jusqu'à la dernière goutte de sang !.... Je sors prendre l'air ; il est 5h15, le jour est sur le point de se lever et la lune a terminé sa nuit. Je descends sur les bords du mékong. Une passerelle accrochée à un ponton d'où partent les bateaux pour l'autre rive est éclairée par deux guirlandes de loupiotes rouges, au raz des marches, ce qui lui donne une allure d'entrée de cinéma des années 50 avec sa cahute accueillant les passagers. Assez étrange ! Des pêcheurs semblent somnoler sur leur ligne et leur filet dans ce havre de tranquillité. Ca ne va pourtant pas durer car un peu plus haut, la ville s'éveille et le bruit assourdissant des engins à moteur commence à donner des décibels. Les petits marchands ambulants s'installent et, les brochettes de viande, de poisson, de mais, de riz sont déjà sur les grilles des barbecues de fortune. Les soupes fument et renvoient une violente odeur dans la torpeur de l'aube naissante. Comme j'aime ce moment de la journée ; lorsque le soleil n'a pas encore sorti ses armes....je reste là un moment à contempler le fleuve qui reprend sa couleur grisâtre tout en se réveillant. Des bonzes sont déjà à se frictionner et à laver leur linge sur l'autre rive. Ils commencent une bataille d'eau dans de grands fous rires. Ils finissent à l'eau avec les draps qu'ils essorent telles des grosses cordes de paquebots puis les étendent sur les berges à même le sol. De retour à la « guest », je déjeune sous la végétation du jardin donnant devant notre chambre. Toujours ce défilé de vieux « chnoques » rebutants sortant de leur nuit avec de belles jeunes filles qui semblent toujours aussi jeunes. Ce n'est pourtant pas un hôtel de passe, M..... ! Tout le monde ferme les yeux comme si de rien n'était ! Je sais c'est leur quotidien ! Que d'injustices en ce bas monde. Aucune expression ne filtre sur ces doux visages, même pas l'esquisse d'un sourire auquel je tente d'obtenir une réponse. Je me sauve. Les garçons ont émergé entre temps un à un. Seul Arthur m'accompagne. Nous partons nous perdre dans les petits villages où les gens vivent très chichement, qu'avec le strict minimum. Ils nous saluent toutes et tous, les enfants sont sans cesse à nous crier « alo », nous leur répondons dans leur langue : Sà-wàt-dii (khrap/khâ), en choeur. Des grandes plaques de pousses de mango sont exposées sur le bord des routes pour sécher. Cette province n'est pas la plus sauvage qui soit, mais elle est extrêmement verdoyante. Des nids de poules ponctuent ces routes peu fréquentées qui nous conduisent dans de paisibles coins reculés. Un petit garçon est assis à l'étroit dans une bassine d'eau à jouer avec de petites figurines pendant que sa grand-mère le surveille du haut de son hamac. Tous les hamacs sont d'ailleurs occupés. Par cette chaleur, tout le monde se repose en début d'après-midi. De plus nous sommes dimanche, et même si tout le monde semble travailler. Certains sont au repos et profitent de leur famille. Des toutes petites femmes âgées sont assises au milieu de champs ramassant les petits oignons blancs. Je m'arrête quelques instants pour les photographier, ça les fait beaucoup rire, comme très souvent. Pour la plupart, leur bouches sont édentées, et je trouve ce tableau véritablement attendrissant et authentique. L'un de leurs hommes avec son chapeau conique peine à pousser son motoculteur d'un autre temps, le long des bosquets bordant les champs. Toute la campagne est entourée de bananeraies et de cultures maraîchères. Rien de bien étonnant à cela ; le mékong n'est pas loin. Nous allons le longer pour le retour. Beaucoup de jeunes couples et de familles y pique-niquent à l'ombre de paillottes très succintes installées le long du fleuve. Par endroit, c'est curieux, ça me rappelle mon enfance sur les bords de la loire. Il n'y a pourtant pas de peupliers, mais des effluves de feuilles tombées, de vase sèche......Le soleil ne nous a encore pas épargné, nous écopons une fois de plus de gros coups de soleil malgré la crème. Juste avant de rejoindre la ville nous bifurquons sur la gauche où une « beach » est indiquée. Il y a en effet, une plage aménagée sur les berges du mékong, proche du pont de l'amitié et c'est apparemment un lieu très prisé de la population locale à en voir le monde. De nombreux abris très rustiques coiffés de chaume sont installés à même le sable. Pleins de petits restaurants de fortunes y préparent des poulets grillés, des poissons grillés pour les personnes installées sur les nattes. La jeunesse s'abreuve de whisky soda. Et d'innombrable loueurs de bouées à touche touche permettent aux petits comme aux grands de s'adonner aux plaisirs de la baignade. C'est fourbus que nous rentrons au bercail, très contents de cette petite journée.
02 mars 2009
C'est aujourd'hui que nous retrouvons les membres de la tribu Retiere. Nous nous rendons à la gare pour 8h30 tout en sachant qu'il y a de fortes probabilités que le train ait du retard. En effet, il y a du retard, et pas qu'un peu....car, après d'âpres explications, nous comprenons que celui-ci n'arrivera pas avant 14h. Tout du moins c'est l'heure qu'on leur a annoncé. Le train serait apparemment à Khorat (à 200 kms de Bangkok !). Ils ne sont pas arrivés ça commence bien !.....Nous rentrons donc à la « guest » travailler en attendant d'avoir des nouvelles un peu plus concrètes sur l'heure d'arrivée du train. Nous ne savons pas trop quoi faire. Doit-on rester une nuit de plus ici ? Le poste frontière du Laos ferme à 17h et ça risque d'être juste pour les visas. De plus, ils risquent d'être fatigués par le voyage. Nous prenons donc l'initiative de rester une nuit de plus ici et de leur prendre des chambres. Pas si aisé, car il nous faut 4 chambres avec la clim' de préférence. Je fais le tour des « guest » avoisinantes ! Full, full, full !....Ok, nous arrivons finalement à négocier une magnifique « suite familiale » en bois ornée de végétation et aménagée à la Thai au « Ruan Thai Guesthouse ». Reléguons une de nos chambres à Lili et Mitch et Pierre et Jérem' auront pour la nuit une chambre sans clim' mais tout de même équipée de fans. Un coup de fil à la gare nous confirme que pour le moment le train devrait arriver vers 14h30. Nous allons déjeuner et verrons plus tard pour rappeler. Le Mat Mue, un petit resto installé en haut des berges préparent de l'excellente cuisine et nous terminons notre déjeuner par une grosse part de fondant au chocolat ; c'est délicieux. Nous battons encore une fois des records de température, à croire que ça nous suit ! Il faisait hier, 41° et certainement guère moins aujourd'hui : Dur ! Des long-thai boat sont à quai pour embarquer des marchandises. Une multitude de manutentionnaires (véritable fourmilière) est à pied d'oeuvre pour acheminer tous ces colis des quais aux bateaux à l'aide d'une sorte de long toboggan fabriqué avec des planches sur lesquelles sont jetés tous les paquets. Les garçons mettent la main à la pâte et leur donnent un coup de main. Ils sont très vite en sueur et se rendent très vite compte qu'il faut un minimum de force pour faire le travail. Une équipe récupère les colis en bas, en pleine vitesse, ça déboule sec. Ils les entassent pour les passer ensuite sur la longue barque bâchée (nos containers !). Notre réceptionniste rappelle la gare afin de savoir si le train arrivera à l'heure prévue. C'est bon, dans 20 minutes, il rentre en gare ! Nous reprenons un tuk-tuk. A peine stationnés devant les voies ferrées, le train arrive. Un long train. D'où nous ne voyons du quai, ni de droite, ni de gauche, de têtes de « Retière ».....Où sont-ils ? Est-ce le bon train ? Franck me fait un signe, ils sont dans le dernier wagon, Pierre arrive vers nous, puis les autres. Les garçons se précipitent dans les bras de leur papy et de leur mamy. Retrouvailles émouvantes. Ils sont tout pâlots !!! Comme les « Guitton » à leur arrivée à l'aéroport......Serions nous habitués à des teints un peu plus hâlés ?????? Une fois arrivés à la guest, petite douche pour tout le monde. Ils apprécient finalement notre initiative de les avoir installés pour la nuit dans cette petite bourgade pleine de charmes. Nous allons prendre un rafraîchissement et reprenons ensuite le chemin du « friendship bridge » pour aller faire leur visa. Mais c'est encore toute une histoire, car faute de pouvoir nous faire comprendre et malgré leur bonne volonté, nous n'obtenons qu'une balade qui nous fait tourner en rond un moment. Nous retrouvons les fous-rire de Lili.....On abdique ! Demi-tour, on rentre, on les fera faire demain matin lors de notre passage à la frontière. Nous partons nous balader sur la digue jusqu'à la tombée de la nuit. Puis, petite surprise. Installés devant le temple, surplombant le fleuve, Lili et Mitch sortent dans leur besace une bouteille de champagne et Pierre et Jerém' un bloc de foie gras. Nous les dégustons avec beaucoup de plaisir en portant un toast à mes « 40 hivers » et à nos retrouvailles. Nous savourons ce moment avec ses notes frenchy ! Puis après un bon dîner ou nous festoyons, nous rentrons. Tout le monde est fatigué.
03 mars 2009
Devinettes sur les animaux rencontrés en Océanie
Je suis un marsupial ne vivant que sur l'île de Tasmanie. J'ai une fourrure noire et suis très agressif lorsque je mange. Je suis carnivore et ne me nourris que de charognes trouvées sur le bord des routes ; de wombats, de wallabys, de moutons, oiseaux, grenouilles et reptiles. Je suis aussi un personnage de dessin animé
Devinettes sur les animaux rencontrés en Océanie
Je suis un marsupial et un symbole de l'Australie. Ma fourrure est très épaisse et de couleur grise. je me nourris de feuilles d'eucalyptus et ne bois jamais et pour finir je dors environ 18h par jour. Qui suis-je ?
Devinettes sur les animaux rencontrés en Océanie
Je suis un oiseau, mais incapable de voler. J'ai un long bec pointu et je n'ai pas de queue. Je ne vois pratiquement pas mais mon odorat est très développé. Je me nourris de vers et d'insectes grace à mon bec que j'enfouis dans le sol, de fruits tombés des arbres. il est difficile de me voir car je ne sors que la nuit et je suis très peureux. je suis malheureusement menacé d'extinction car les forêts diminuent petit à petit. Et pour finir, je suis le symbole de la Nouvelle-Zelande. Qui suis-je ?
Devinettes sur les animaux rencontrés en Océanie
je suis un marsupial detesté des néo-zélandais. Ils préfèrent me voir mort sur le bord des routes et le fait de m'écraser est presque pour eux devenu un devoir civique. Je me nourris principalement de racines et d'écorces d'arbre. je suis la principale cause de la disparition des forêts de cette magnifique île qu'est la nouvelle Zélande. Je suis un animal nocturne. Je ressemble à un écureuil et j'ai une fourrure sombre. Qui suis-je ?
Salut les gars
salut les gars, matthieu, est ce que t'a skype et il sont combien au classement de foot, cresseron? Bo . Nico, on s'appelle mercredi. Florian R, regarde tu toujours le blog. Maxime, regarde tu toujours le blog et combien il sont au classement malherbe. Je pars au Laos pour trois semaine ,ensuite je vais au cambodge et au vietnam, ca fait 1 mois et demi a peu pres et le Laos et le Cambodge sont des pays assez pauvres, je n'aurais pas souvent internet donc je ne pourrais pas repondre souvent. Salut tout le monde, je reviens deja dans 5 mois, plus tres longtemps, c'est triste. a+
Le temps de rassembler tout le monde demande beaucoup de temps ; c'est le cas de le dire. Mitch s'est levé tôt et est déjà allé faire un tour lorsque nous le retrouvons au petit déjeuner. Nous sommes par contre obligés d'aller frapper à la porte des gars pour envisager de commencer la journée. Jérémie a visiblement beaucoup de mal à sortir de son sommeil. Ils ont décidé d'aller visiter le Sala Kaew Ku ce matin. Nous travaillons en les attendant et effectuons des recherches sur internet pour un vol interne de Vientiane à Luang Nam Tha au nord de la Thailande, région que nous souhaitons rejoindre rapidement pour ses nombreuses ethnies. Une seule compagnie aérienne effectue le trajet dans des petits « coucou ». Il s'agit de la compagnie nationale. Ce trajet devrait nous faire gagner du temps et nous éviter de franchir les montagnes en bus. Nous prendrons nos billets à Vientiane dés notre arrivée dans une agence, ça ira plus vite. Le reste de la famille étant de retour, nous embarquons tous nos bagages à l'arrière du pick-up de notre hôtelier qui nous accompagne jusqu'au poste frontière. De là, nous sommes accostés par un type nous proposant de nous acheminer jusqu'à Vientiane en shuttle privé. Le prix négocié nous convenant, nous topons. Le passage de la frontière Thaïlandaise s'effectue en 5 minutes. Puis il faut remplir les formalités pour les visas. Ils sont tous les 4 obligés d'attendre une vingtaine de minutes, ce qui ne semble pas bien long, c'est parfait. Se trouve juste à côté du poste d'immigration, un duty-free ; cela nous intrigue. Nous allons y jeter un coup d'oeil en attendant que les visas soient faits. Et là, surprise ! Nous y trouvons de la vache qui rit, des chocolats (ferrero), et surtout des vins incroyables. Une quantité de vins français provenant de tous nos cépages, il y a même des « tour de by » (ils doivent envoyer leur chèque trimestriel plus vite que nous !!!!), chiliens, australiens........Des alcools, nous en profitons d'ailleurs pour acheter une bouteille de martini et de Jack Daniel's. C'est hallucinant, cette boutique au milieu de cette frontière ! .....30 minutes se sont écoulées et toujours pas de visas ! C'est l'heure du déjeuner ! Ils ferment.......Bon, bah, on va attendre..........Heureusement, ce n'est pas jour de fête......et, 20 minutes plus tard, nous sommes quitte ! Nous repartons pour Vientiane où nous arrivons très rapidement puisque la ville ne se trouve qu'à une vingtaine de kms de la frontière. Arrivés dans le centre, les recherches pour se loger commencent. C'est un peu la croix et la bannière, car à 8, c'est quelque peu compliqué. D'autant qu'il nous faut trouver 3 chambres, voir 4 lorsqu'il n'est pas possible d'y loger notre famille. Jérémie part d'un côté, moi de l'autre. C'est partout full-up, mais, après maintes négociations, nous finissons tout de même par trouver un hôtel plus cher que ce que nous avions prévu, mais le petit dèj' est compris. Nous avons 3 chambres dont 2 équipées d'un lit kingsize et d'un lit simple. L'un des garçons va donc se faire un plaisir de partager la chambre de papy et mamy. Pierre s'est retourné un ongle d'orteil avec un sac ; Aie ! Douloureux, voir renversant ! Puis au moment de décharger les bagages, Jérémie se tord la cheville....belle entorse......vite de la glace.....le voilà, blanc comme un linge, prêt à tourner de l'oeil ! Il faut dire qu'avec la chaleur et le fait qu'il n'ait rien avalé depuis hier soir....ça n'aide pas ! Nous voilà bien. Mais avec Jérémie, c'est un peu comme avec Margaux, on ne commence pas les vacances sans anicroches !!!!! La mise en bouche des festivités ! Franck lui prête sa chevillère. Puis nous le laissons se reposer pendant que nous partons nous enquérir des prix et disponibilités des billets d'avion. Nous cédons à la facilité mais les trajets en bus sont vraimen t trop longs dans ce pays. Les vols intérieurs sont effectués par de tous petits avions. Nous les achetons dans la première agence que nous trouvons. Nous partons demain à 14h30 pour Luang Nam Tha et n'avons que 50 minutes de vol contre 48 heures de bus au travers des routes montagneuses ; petit extra non négligeable ! Nous changeons ensuite des dollars contre des kips. On ne s'est jamais retrouvé avec autant de liasses de billets. 7 millions de kips !!! On a l'air malin car nos porte-monnaies respectifs ne sont pas étudiés pour.... Nous profitons d'une petite balade sur les bords du mékong pour y prendre un verre avant d'aller retrouver notre éclopé resté à l'hôtel. Petite douche bien méritée pour tout le monde avant d'attaquer l'apéro. Nous dînons ensuite sur des nattes au bord du fleuve avant de rentrer nous coucher. Nous n'avons pas sommeil, nous ressortons donc avec Franck prendre un verre jusque tard dans la nuit. Franck est obligé de réveiller à plusieurs reprises notre gardien de nuit pour y obtenir des bières, car le frigo est cadenassé.....
04 mars 2009
En ce qui nous concerne, le réveil est assez difficile ; bobo à la tête, mais on ne dit rien.......Nous louons des vélos pour une petite escapade dans la ville. Nous sommes installés dans le vieux quartier bordant le mékong. Les boulevards sont tous arborés et de nombreux temples y sont implantés. L'odeur du fleuve nous renvoie ses effluves de vase dans les narines. Nous remontons jusqu'au Pha That Luang, le monument national le plus important du Laos «stupa sacré et précieux ». si l'on en croit la légende, un morceau de sternum du bouddha y aurait été enfermé mais aucune des nombreuses fouilles y ayant été effectuées n'en ont jamais retrouvé la moindre trace......Nous passons ensuite au coeur du Patuxai. Ce monument nous rappelle étrangement l'arc de triomphe, bien que l'avenue soit beaucoup moins bruyante et surtout moins empruntée par les véhicules que nos « Champs Elysées ». Vientiane est une ville relativement calme, l'atmosphère y est paisible et la circulation y est beaucoup moins dense que dans d'autres villes. Nous subissons encore la chaleur étouffante ; c'est très pénible et nous dégoulinons sans le moindre effort. De retour à l'hôtel, nous récupérons nos sacs et repartons en direction de l'aéroport. Celui-ci se trouve à 15 minutes de notre quartier en tuk-tuk. C'est un petit aéroport. Surtout le domestic où nous enregistrons nos bagages. Seuls deux guichets permettent d'enregistrer et quasi aucun contrôle, ou alors juste pour la forme !!!! Même la balance est très rustique ! En très peu de temps, nous sommes débarrassés de tout notre « surplus », nous nous demandons même si nous n'allons pas être les seuls dans l'avion. Il nous reste 1h devant nous, ce qui nous permet d'aller déjeuner. Nous trouvons un superbe buffet de plats et spécialités lao à l'étage de l'aéroport international. Nous embarquons ensuite dans un coucou à hélices, un petit avion comprenant une cinquantaine de sièges. L'emblème de Lao airlines (on ne dit plus « air laos »), est la fleur de frangipanier. La vue sur les rizières et les montagnes au décollage est très belle. Nous nous retrouvons ensuite très vite dans les nuages. Ca secoue un peu et c'est très bruyant, mais nous somnolons tous un peu durant le trajet. Juste avant d'atterrir, une trouée nous permet d'apercevoir de nouveau, des rizières et des terrasses sur les flans de certaines collines. Le déboisage est flagrant vu d'en haut ! Nous touchons terre une petite heure plus tard dans un tout petit aéroport où seule une piste traversant des champs permet aux « coucous » de se poser. La température a nettement baissé, c'est beaucoup plus supportable. Nous mettons une dizaine de minutes à rejoindre le petit centre de Luang Nam Tha, celui-ci s'avère n'être en fait qu'une grande route principale. Nous faisons le tour des guesthouses. Franck et Jeremie partent d un coté, moi d un autre. Je réussi à négocier 3 chambres à un prix plus que raisonnable, tout confort avec de très grands lits et SDB privée. Mais le temps de rameuter tout le monde, un autre groupe cherchant également des chambres, se voit attribuer l'une des chambres que je viens de visiter et négocier. Et, 3 jeunes étrangères y ont déjà déposé leurs sacs, malgré qu'avec l'expérience j'ai pris soin d'inscrire nos noms sur le registre. Je me plante donc au beau milieu de la chambre et ne bougerai pas tant qu'elles ne seront pas sorties. Nous voilà à 7 en plein conciliabule pour rester dans la place. Une des jeunes est française et j'ai beau lui expliquer que nous sommes 4 avec des enfants et qu'il n'est pas question que nous bougions d'ici, elles insistent et campent sur leur position, mais voyant que je ne lâcherait pas prise. Elles abdiquent et finissent par quitter les lieus de mauvaise grâce ! Luang Nam Tha se trouve à quelques kms de la frontière avec la chine au Nord- et le Myanmar au Nord-Ouest. La région est extrêmement montagneuse et nécessite beaucoup d'effort en terme de trajet pour rallier les villages avoisinants. Nous organisons un treck de 2 jours avec un départ demain matin. Nous partons à la rencontre d'ethnies du nord. Nous dînons puis dodo pour tout le monde. Ce soir c'est Victor qui partage la chambre de Lili et Mitch.
05 mars 2009
C'est l'anniversaire de ma beauté fatale......ma jolie Pauline. Alors à cette occasion, ma belle, nous t'envoyons tout plein de tendresse.
Nous partons ce matin marcher dans les montagnes. Un sâwngthâew nous accompagne jusqu'au premier village. Un village Khamu, d'où nous débutons notre randonnée. Tous les habitants se sont rassemblés pour nous voir partir, c'est assez curieux. Nous allons rejoindre la ZNP (zone nationale protégée) de Nam Tha. Notre trekking est guidé par un jeune lao du nom de Manoï. Il est très souriant et très agréable. Nous traversons des rizières pour ensuite arriver au NP de Nam Ha. Il porte le même nom que la rivière qui le traverse. Cette zone nationale s'étend depuis les plaines jusqu'aux sommets de 2000 mètres, franchissant la frontière chinoise et représente l'un des plus importants couloirs sauvegardé pour la faune de la région. Nous avons beaucoup de mal à y croire car la plupart des parties que nous traversons sont complètement déforestées et dans un piteux état. Le gouvernement accuse les paysans, d'autant qu'il s'agit des minorités ethniques (comme je déteste cette appellation), d'être responsables de la déforestation du pays par leur culture sur brûlis. En fait le tort revient bien plus aux grandes entreprises Thaïlandaises qui surexploitent la forêt. Les paysans brûlent ensuite les zones déboisées. Des quantités impressionnantes de troncs de bambous séchés et inexploitables jonchent le sol. La déforestation nous laisse vraiment perplexe car elle y est vraiment très intense. C'est hallucinant les dégâts que peuvent produire les êtres humains sur la nature. Nous trouvons finalement assez déplaisant ces paysages qui défilent sous nos yeux. Manoï prend le temps de s'arrêter pour nous expliquer certaines choses sur la flore. Nous déjeunons au bord de la rivière, l'endroit est loin d'être idyllique une fois de plus. Nous nous rafraîchissons les pieds en attendant que notre déjeuner soit installé. C'est sur de grandes feuilles de bananiers que sont joliment déposés du riz gluant, du poisson et herbes mélangées. Nous grignotons et repartons pour arriver 2h plus tard au village de Nam La où vivent des Lanten, une tribu faisant partie de ces survivant ayant trouvé refuge dans les montagnes du nord. Malgré qu'ils aient immigré il y a de cela plusieurs décennies, ils ne se sont pas laissés absorber par la culture lao, ils ne sont convertit ni au Bouddhisme ni au christianisme afin de conserver leur culte des esprits. Et, en arrivant au village, nous franchissons une sorte de portique servant de porte d'entrée où sont accrochés de drôles de sigles fabriqués avec des brindilles et servant à chasser les mauvais esprits. Nous ne devons surtout pas toucher à cette porte, et nous en gardons bien.....On ne sait jamais !!!!!! Manoï nous fait quelques recommandations pour ne surtout pas enrayer la vie des villageois, ne surtout pas leur donner de bonbons ou petits cadeaux afin d'éviter d'ébranler leur mode de vie traditionnel et créer chez eux une culture de dépendance comme c'est le cas désormais dans tellement de tribus reculées. Si nous souhaitons leur transmettre quelque chose il faut que nous passions par le chef. Et puis, il y a les photos. Pas questions de les photographier sans autorisation. Il y a des cochons (une quantité impressionnante) ressemblant à nos sangliers avec leurs petits les suivant partout, des poules, des coqs et beaucoup de chiens qui traînent leurs pattes au travers du village. Nous sommes accueillis chez le chef du village, sa femme est là aussi un peu en retrait avec quelques enfants et quelques autres personnes. Nous faisons une première approche de ce peuple, une première prise de connaissance. C'est assez curieux. Nous apprenons au fil de la conversation que Manoï nous traduit, que tous les habitants du village de Nam La forment en fait une seule et même famille. Ils sont au total 66 personnes. Les femmes portes toutes des costumes traditionnels qu'elles confectionnent elles-mêmes, elles tissent les tissus et effectuent toutes les coutures ainsi que leur bijoux en argent ; de splendides pièces ! Une tunique noire fermée au col avec de magnifiques pépites d'argent martelé et de longs filins rose fuchsia, tous les boutons sont également en argent, elles ont aussi une sorte de petit bermuda noir et des guêtres de couleur beige, ainsi que des tongs. Elles sont toutes coiffées de la même façon. Elles sont très belles, avec un teint et une peau très nets. Les hommes pour leur part sont vêtus d'un pantalon de lin bleu et d'une tunique noire fermée de biais. Tous ces vêtements sont tissés sur d'étranges métiers, dont nous avons le plaisir d'en découvrir les fonctions. En effet, lors de notre arrivée dans ce village, toutes les jeunes filles étaient très effacées, elles se cachaient presque lorsqu'elles nous croisaient et restaient sur leur garde. Puis au fil de l'après-midi certaines sont devenues un peu moins farouches et sont venues vers nous. C'était d'ailleurs assez extraordinnaire car elles ont accepté qu'on les photographie et se sont même prises au jeu, c'était très amusant car chaque fois nous leur montrions les clichés sur nos numériques ; ça les faisait beaucoup rire. L'une d'elle nous a fait rentrer dans sa hutte avec Jérémie et nous a montré son métier à tisser, elle nous a aussi parlé (enfin, dans son dialecte....)de ses enfants. Toutes les cahutes sont construites en bois sur de la terre battue avec des toits de chaume ou de palme. Nous descendons au bord de la rivière où l'une d'entre elle fabrique du papier, les autres y font leur toilette. Dans la soirée, nous assistons à la préparation du repas, ils ont tué un poulet pour nous. Arthur s'empresse de suivre une des femmes, le poulet déplumé sous le bras, afin de la voir le dépecer ! Il n'y a ni électricité, ni eau potable dans ce village, comme dans la plupart des villages de montagne. Nous dînons à la bougie avec le chef, et, chaque fois que nous posons des questions, nous avons un mal fou à comprendre pour quelles raisons notre guide n'est jamais en mesure de nous répondre sans en référer au chef. Nous apprenons que nous sommes en fait les premiers étrangers à pénétrer dans ce village ! Incroyable, mais nous comprenons mieux certaines choses. Et cela nous permet d'éclaircir certains points sur lesquels nous nous interrogions vraiment depuis notre départ ce matin. C'est quelque part très honorant mais également très interpellant. En effet, nous craignons pour la sauvegarde de leur équilibre et pour leur tradition, car avec le temps, ils seront, comme toutes ces ethnies ayant accepté de « s'ouvrir au tourisme » , obligés de se plier à certaines éxigences.......malheureusement.....Nous dormons tous les 4 chez le chef et le reste de la famille dans une autre maison un peu plus bas dans le village. Ils vont discuter une bonne partie de la nuit, piler le riz, etc.......



















