Les globe-tretieres

24 avril 2009

La petite lueur d'espoir quant à une quelconque once sympathie de la part de ces gens s'est rapidement réduite à néant. Dés ce matin; au marché, nous faisons encore les frais de leur mauvaise foi et de leur antipathie. Pourtant, quel marché ! Une mine de fruits et légumes tous plus appétissants les uns que les autres : des avocats partout, des fraises, des artichauts, des radis, des carottes, des mures, des choux pommes, des laitues, des pdt, des pois, des tomates, des concombres, des betteraves,des poireaux......C'est notre marchande de fruits et légumes préférée qui serait heureuse de voir ça ! Rien de bien exotique il faut le reconnaître, mais de la marchandise haute en couleur et vraisemblablement de qualité. Nous goûtons aux friandises et spécialités de la région et en achetons quelques spécimens. Franck achète également un kilo de fraises à une petite dame installée sur le trottoir envahit par ses paniers remplis à raz bord. Je l'attends juste devant, ne touchant à rien. Et soudain, je reçois un violent coup dans les jambes......La vendeuse vient de m'asséner ce coup car visiblement je la gênait ! Quelle bourrique ! Je n'ai qu'une envie, mettre un grand coup de pied dans ces paniers de fraises, je m'éloigne avant que ça ne tourne mal.....Ca se passe de commentaires une nouvelle fois. Arthur qui l'a vu faire est atterré par ce comportement. Nous faisons réparer les lunettes de Victor puis sortons du centre ville pour aller voir l'étrange habitation de la célèbre architecte hang Nga. Il s'agit de la fille du bras droit d'Hô Chi Minh qui par la suite est devenu président. L'endroit est en effet très surprenant. Entièrement conçu de formes tarabiscotées ornées de sculptures de bêtes féroces. Fait de grottes et de toiles d'araignées géantes en fil de fer. Des petites passerelles de bois tordus dans tous les sens permettent de passer d'un bâtiment à un autre. L'ensemble est vraiment sidérant et le plus étonnant dans cette étrange construction, c'est que l'on peut y loger dans des chambres toutes plus abracadabrantes les unes que les autres. Une grosse averse nous interrompt dans notre élan. Nous nous égarons dans le dédale des rues de la banlieue sud de la ville. Nous longeons l'affluent du fleuve dont le niveau a doublé de volume avec la pluie. L'eau qui dévale le courant est de couleur rougeâtre. En fin d'après-midi, nous louons des tandems. Pas si évident que ça de se familiariser avec ces engins. Nous faisons le tour du lac puis nous dirigeons vers la gare. Non sans mal, car même équipés d'un plan, nous n'arrivons jamais à retrouver notre route, c'est très mal expliqué. Le nom des rues est la plupart du temps inexistant et lorsque l'on demande notre chemin aux gens, c'est jamais la même direction !!! C'est un joli monument de style époque coloniale. La copie de la gare de Deauville. Rétro à souhait. Nous restituons nos engins et refaisons un petit tour de marché. Celui de nuit vient de s'installer, et des petits stands de viennoiseries très appétissantes jonchent le trottoir. Pas besoin de gros efforts pour nos têtes blondes qui se plantent devant et n'en bougent plus....Nous nous y arrêtons. Un énergumène mi-femme, mi-homme nous arrive par derrière, nous faisant sursauter. Victor lui trouve une ressemblance avec José Garcia lorsqu'il se grimait dans ses sketchs avec Decaunes. Effectivement drôle de personnage ! Nous goûtons à ses chouquettes géantes fourrées à la crème pâtissière (style vietnamien), ainsi qu'aux croissants. Nous lui vidons son stock en prévision du p'tit déjeuner de demain matin, mais pas question de négocier le moindre dong et, ils sont au moins 6-7 agglutinés autour de nous au cas où nous tenterions d'escroquer le « travestit », qui du même coup recompte ses dongs plusieurs fois, au cas où !!! Toujours l'amabilité en personne ; c'est charmant. Mais, on commence à s'y faire. On s'est même demandé si nous n'étions pas un peu parano et de ce fait avons envoyé plein de messages pour avoir des avis avertits. Plusieurs réponses nous ont confirmé que nous n'étions pas complètement à côté de la plaque et que ce pays n'est vraiment pas une destination pour les baroudeurs de notre espèce qui aiment sortir des sentiers battus, mais bien « LE Gouffre à Touriste » par excellence. Nous espérons pourtant que le nord nous permettra de revenir sur nos positions. Nous rentrons à l'hôtel afin que Victor et Arthur travaillent. Avant de ressortir dîner, Franck nous achète une bouteille de vin de Dalat. Un petit vin considéré comme le premier cru vietnamien ; tout à fait honorable, voir même très bon. Nous dînons dans un « boui-boui » au coeur du marché où tout le monde remballe. Lorsque nous rentrons, il n'y a plus un chat dans les rues, et toutes les boutiques sont fermées. Seuls quelques jeunes transportant les baluchons sur des diables pour les ranger, partagent une partie de pomh, les garçons se greffent à leur groupe. Mais la pause est de courte durée et ils se retrouvent rapidement en manque d'effectif....Les ruelles sont affreusement sales et d'une puanteur.......On a le sentiment qu'un couvre-feu a été sonné : il n'est que 22h !

Posté par Frankana à 13:59 - 4o- Vietnam - Commentaires [0] - Permalien [#]


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