13 juin 2008
pérou
Superficie : 1 285 000 km²
Capitale : Lima
Population : 28,3 millions d'habitants
Peuples et ethnies : 54%
d'Amérindiens ; 32% de Mestizos (croisés d'Européens et
d'Amérindiens) ; 12% de descendants d'Espagnols ; 2% de Noirs ; ainsi
qu'une minorité d'Asiatiques
Langues : espagnol, quechua, aymara
Religions : plus de 90% de catholiques romains
Institutions politiques : démocratie présidentielle
Principales activités : l'agriculture, la pêche, les feuilles de coca, le papier, les minerais, le pétrole, les produits chimiques
Décalage horaire : - 7H l'été
Formalités :Passeport valide 6 mois après le retour
Pas de visa si séjour < 3 mois
Monnaie : le nuevo sol : 1€ = 2,89PEN - 1PEN = 0,34€ au 15 juin 2008
27 octobre 2008
Il est 6h30, nous venons de fouler l'asphalte de l'aéroport Jorge Chãvez, nous n'avons pas dormi. Nous changeons de nouveau d'heure. Nous récupérons nos bagages, remplissons les formalités de douanes et, avons à peine franchit la sortie que nous sommes assaillis par les chauffeurs de taxis. Ici comme partout en Amérique du Sud, surtout ne pas monter dans n'importe quel taxi ! Nous le savons, et de toute façon peu d'entre eux sont en mesure de nous montrer une carte officielle. Je cherche un point information et vais me renseigner quant à la disponibilité des hôtels pas chers. Nous finissons par prendre un taxi affilié à l'aéroport. Nous avons à peu près ¾ d'heure de route avec les embouteillages pour rejoindre le centre ville dont une quinzaine de kms le long de la côte pacifique, les surfeurs sont déjà dans les vagues. Notre chauffeur conduit comme un dingue. Les enfants se sont endormis dans le taxi. Après 3 tentatives d'hôtels qui ne ne nous convenaient pas, nous posons nos paquetages dans une petite auberge tenu par un péruvien et prenons possession de notre dortoir. Victor se rendort sur l'un des lits, Arthur, lui, ne sait plus si il est mâle ou femelle.....nous lui conseillons d'aller dormir un peu. Notre hôte est tout à fait prévenant, nous sommes charmés par sa gentillesse, il fait preuve de beaucoup de prévenance à notre égard. Il nous donne plein de conseils, plan de la ville, appelle la banque pour nous. Nous déjeunons et passons un moment à discuter avec lui, un argentin qui loge à la pension nous propose du thé, il travaille dans une fabrique de thé en Argentine , il a dans les mains une sorte de pipe à eau rempli de feuilles de thè sur lesquelles il a rajouté de l'eau bouillante pour les faire infuser, on aspire le thé par l'embout, l'objet est très original et le thé très bon. Puis réveillons les garçons. Nous reprenons un taxi (le genre pot de yaourt ; certains d'entre vous se souviennent sans doute du sketch de Coluche, « l'autostopeur », et bien, l'auto dans laquelle nous nous trouvons resemble en tout point à la description que Coluche en fait...), on a beaucoup de mal à se retenir de rire avec Franck (qui a les genoux sur le tableau de bord) et le chauffeur nous regarde d'un drôle d'oeil. Nous passons comme à chaque fois un temps interminable à la banque en attendant les autorisations de France pour de gros retraits. Par contre le banquier est très courtois et à nos petits soins, il nous fait penser à Michel bouin. Les poches pleines de soles et de dollars nous voilà repartis écumer les rues de la ville. Le taxi qui nous conduit au centre historique sur la Playa Mayor (place des armes) se prend pour Shumacher, il conduit comme un dingue, d'ailleurs ils conduisent tous comme des fous furieux dans de véritables épaves complètement déglinguées, ils ne respectent aucune priorité, ni stop, c'est à celui qui passera le premier, ça freine et klaxone de partout......On serre les fesses ! Lima est une énorme ville, une mégapole de plus de 8 millions d'habitants où s'entasse presque le tiers de la population du pérou. C'est très sale et tout est gris. Mis à part le centre historique où nous nous sommes promenés, avec son architecture coloniale et ses magnifiques monuments pour la plupart colorés, rien ne nous retient ici. Nous ne nous attarderons donc pas, on lève le camp demain pour Pisco. Nous rachetons des chaussures à Victor, il a encore pris une pointure, ses chaussures sont trop petites (les dernières ont 2 mois). Nous nous étions mis en tête de racheter un appareil photo, le même que celui que nous avons perdu, nous avons donc passé la fin de la journée dans l'énorme marché de Polvos Azules dans le cente de Lima. Il est difficile de ne pas y trouver son bonheur mais à force de marchandage, nous ne savions plus très bien si nous devions où pas réinvestir. D'autant que nous étions branchés sur le modèle de la gamme au dessus. La nuit porte conseil, nous verrons demain matin. Le taxi qui nous a ramené dans notre quartier était encore, on ne peut plus risible, Franck, cette fois avait la tête dans le pare-brise (le siège avant étant incliné dans le sens inverse !), et pour fermer sa fenêtre le chauffeur lui a donné la manivelle qu'il a pris dans le vide poche, nous avons failli faire du stock-car à plusieurs reprises, mais sommes quand même arrivés entier (j'ai failli faire dans ma culotte tellement nous étions écroulés de rire avec Franck). Nous avons acheté des empanadas (délicieux chaussons fourrés de viande, d'oignon et autres condiments), du fromage à la coupe, des sandwichs au jambon de pays, des crèmes aux oeufs et patisseries locales. Nous allons encore bien manger, je pense, il y a plein de petits vendeurs de rue qui vendent des spécialités pour quelques soles.
28 octobre 2008
Après une excellente nuit de sommeil qui a porté conseil....., nous découvrons à la lecture de nos messages que nous allons probablement passer la nuit de la St Sylvestre dans l'avion !!! Pas cool mais, en effet, nous étions sur liste d'attente depuis le début pour notre départ de Santiago du Chili pour Auckland. Les vols étant tous complets sur décembre et janvier, nous devrions partir le 30 pour arriver le 1er (pour 13h d'avion) donc pas de 31 pour nous puisque nous passons la data line. Mais n'avons visiblement pas le choix, et encore, si notre vol est confirmé ! Avions demandé une modif pour aller passer les fêtes de fin d'année en Nouvelle Calédonie, et également pour ne pas passer noël dans l'avion avec les enfants !! Pas possible, alors attendons ! On télephone à la compagnie de bus pour obtenir les horaires de départ pour Pisco. Départ à 13H00, nous prenons un taxi et demandons au chauffeur de nous déposer au marché pour y acheter le reflexe, puis nous rejoignons le terminal pour Pisco. Nous prenons 4 billets (apparement les 4 derniers) en « royal class », bus avec personnel de bord, encas pendant le voyage, clim', bref, le top ! 3H30 de trajet le long de la côte pacifique, à droite la mer, à gauche le désert, les paysages sont incroyables. Nous traversons pas mal de bidonvilles aux abords de Lima et tout au long de la route ; Sable, dunes, palmiers. On se croirait presque au sahara.....En arrivant sur Pisco, véritable paysage de désolation. En aoùt 2007, un violent séisme a considérablement endommagé la ville en faisant de nombreuses victimes, un peu plus de 900 dont 300 dans l'église (je me souviens des images de cette catastrophe diffusées au journal de 20h). On a l'impression qu'il y a eu une guerre : la vision de Beyrouth !! On trouve un hôtel, un des seuls qui soient encore debout (et, avec piscine et tout le confort). Nous sommes les seuls avec une autre française (elle nous dit que ça lui fait du bien de voir du monde ici), elle a passé 2 mois au Pérou à travailler comme volontaire dans une clinique. Elle est Kiné sur Nice et doit remonter sur Lima demain pour repartir en France, avec le coeur gros nous dit-elle. Je discute un petit moment avec elle. Elle me dit avoir passé la journée avec un couple de français et leur 3 enfants qui font également le tour du monde sur une période d'un an. C'est dommage, à un jour près nous les avons loupé. Nous avions déjà rencontré un couple avec 3 enfants à México, peut-être est-ce eux ? Au vu de la description je n'en suis pas sure......Les enfants se baignent puis nous sortons pour diner dans un p'tit resto très sympat, des musiciens se joignent à nous avec guitare, tambour en peau de lama et flûtes de pan. Nous prenons un verre de vin de la région. Pisco produit son propre vin à partir de plants que les viticulteurs sélectionnent et est également réputée pour son « Pisco », un alcool blanc élaboré par distillation (notre eau de vie). Nous en prenons un verre pour finir le repas : Ouah ! On le sent passer....... Nous nous arrêtons en rentrant sur la place des armes à la panaderia (boulangerie) acheter quelques patisseries pour demain. Nous partons pour la journée sur les îles Ballestas. Nous rentrons, les routes ne sont même pas bitumées, ça sent le ciment, il y a des tas de pierres, de sable, de gravas tout au long des routes où il y a des travaux de reconstruction. Ça ne doit pas avancer très vite car peu d'habitations sont reconstruites. Sur beaucoup d'entre elles pour lesquelles subsistent encore les murs, on a installé une bâche en guise de toiture, il n'y a ni porte ni fenêtres.Il n'y a pas non plus d'éclairage dans toutes les rues et l'église dont le clocher est sur le point de tomber est fermée. Nous ne traînons pas trop, c'est un peu glauque. Les garçons font une partie de billard et un ping pong en arrivant à l'hôtel puis lecture pour tout le monde. Franck étudie la notice de l'appareil photo.
29 octobre 2008
Feliz cumpleaños à Isa et Richard (dernière ligne droite les petits amis avant le D-Day !) Peut-être nous reverrons-nous à cette occasion. En attendant, Bises à vous 2.
6h10, le réveil sonne. Aïe, comme c'est dur ! Il va sonner à 3 reprises avant que j'arrive à m'extirper du lit, franck, lui, est debout depuis déjà 2 heures. En effet, la nuit a bien failli être assassine !! Un coq, ou plutôt une bande de coqs, ont décidé qu'à partir de 4h plus personne ne devait dormir et ce, jusqu'à ce que nous quittions l'hôtel.....Je ne savais pas jusqu'à ce jour à quel point on pouvait haïr cees espèces de « coqs en pate » ou « coqs en plume ».....Marie-Lou, par pitié, tue les tous, c'est promis on les mangera en rentrant !! Bon, en guise de consolation nous déjeunons au bord de la piscine avec le soleil qui pointe le bout de son nez. Franck m'a rejoint après avoir passé 2h sur internet. Les enfants ont également du mal à se lever, pourtant ils ont bien dormi. Le colectivo nous récupère devant l'hôtel à 7h. Nous partons pour les îles Ballestas (les petites Galapagos). Nous prenons le bateau à Paracas, un petit port de pêche très agréable avec de très belles plages. Dés le départ, nous assistons à un véritable ballet de dauphins qui ne se lassent pas de faire des cabrioles autour de nous, c'est magique ! D'autant que nous ne pensions pas en voir. La cote est désertique et creusée de grottes. Les îles Ballestas sont peuplées, voir surpeuplées de phoques ; c'est tout simplement impressionnant. Il en est de même pour les pélicans, les fous blancs, les pingouins du Humboldt (espèce en voie de disparition), les cormorans. Ces derniers plongent et replongent en remontant sans cesse du poisson et, parfois de gros poissons, ils ont une façon très curieuse de les manger. Les îles sont d'origine volcaniques, elles ont des formes très étranges faites d'arches, de grottes et de pitons. Elles sont blanchies par le gouano, pour ceux qui n'ont pas lu Tintin, le guano correspond aux excréments d'oiseaux, et les cormorans en sont les principaux producteurs. Il était très prisé aux temps des incas car il servait d'engrais naturel, on l'appelait l'or blanc. Celui-ci était récolté soigneusement par les incas, ils en firent d'ailleurs exploiter les gisements. Je ne sais pas si à l'ére du « bio », il a donné du renouveau à son exploitation......Les eaux du pacifique qui abritent cet eden pour animaux nous donne envie de nous y plonger, on aperçoit les fonds et tout un tas de poissons, c'est extraordinnaire. Avant de rejoindre le continent, nous avons pu voir l'immense figure du candélabre , 150 m de hauteur creusés dans le sol. Ces tracés dateraient de la période incas à laquelle ont été tracées les fameuses lignes de Nazca. Encore un joyau de la nature. Nous nous promenons un peu sur la plage avant de repartir pour la réserve nationale de Paracas. C'est une réserve de 335 000 Hectares (terre et mer) avec des plages qui comptent parmi les plus belles du Pérou. Certaines sont de sable gris perle, d'autres de sable blanc et les dernières de sable rouge. C'est vraiment très beau, surtout à flan de falaise avec le désert derrière. Ce dernier nous rappelle étrangement la vallée de la mort avec la même luminosité, toute aussi éblouissante. D'après les échos qu'on a pu en avoir, nous n'avons pas fini d'être époustouflés par la diversité et la beauté des paysage de ce pays. Les enfants prennent un malin plaisir à remonter les dunes pour se laisser glisser jusqu'en bas. Certains se baignent bien que l'eau soit fraîche, la température n'est visiblement pas plus élevée qu'en californie.En rentrant nous passons devant des usines de poisson (huile et farine) qui sont accusées de polluer la réserve. Nos somnolons dans le colectivo. Nous passons par la station de bus puis rejoignons l'hôtel pour travailler un peu. Je prends une douche, nous avons encore écopé de bons coups de soleil. Arthur est au bord de la piscine avec Franck et Victor dans la chambre avec moi. Je tape mes notes sur le lit, quand soudain, un énorme bruit accompagné d'une secousse. Le patron de l'hôtel nous demande de descendre tout de suite, je suis en slip......On a le coeur qui va sortir de nos poitrines....c'est bien flippant, surtout quand on voit l'état de la ville.....On reste près de la rue un petit moment puis nous reprenons nos activités. Les tremblements de terre sont assez fréquents dans cette région. Nous sortons diner dans le même reto qu'hier soir, de toute façon nous n'avons pas trop le choix et, nous y avons très bien mangé hier soir. Les musiciens sont encore là, il y a un anniversaire et chante pour l'heureux élu. Nous nous promenons un peu sur la place et dans la rue principale. Les taxis triporteurs grouillent de partout et slaloment entre les gravas et les tas de pierres, ils évitent les trous. Nous rentrons, les enfants doivent encore travailler un peu avant de se coucher.
30 octobre 2008
Réveil un peu tendu, la secousse d'hier soir nous a laissé un peu perplexe, quand on pense que l'année dernière, le séisme qui a détruit la ville à 70% avait commencé comme ça......Nous repartons ce matin pour Huacachina, à 1h de route d'ici. Nous devons prendre un taxi pour rejoindre la panaméricaine pour attraper un bus. Ceux-ci ne venant pas jusque dans le centre ville. On tente d'en attraper un sur le bord de la route, mais tout le monde court pour se ruer à l'intérieur et avoir une place assise. Nous prendrons le prochain. Il faut jouer des coudes, surtout avec nos gros sacs. Victor et Arthur sautent dans le bus pour avoir des places pendant que nous jetons nos sacs dans les soutes. Ils sont complètement cinglés, à peine grimpés, à peine redémarrés ! Nous traversons des paysages désertiques où sont aménagés des camps semblables aux camps de réfugiés. Beaucoup de cultures de pommes de terre emploient la majorité de la population rurale. On dénombre pas moins de 4000 espèces de PDT au Pérou. C'est pour dire si les cultures sont imposantes. Nous arrivons à Ica, nous renseignons des horaires de bus pour Nazca puis reprenons un taxi pour l'oasis de Huacachina. Nous descendons dans une grande maison jaune et rouge meublée dans le plus pur style Emmaüs ! Même les draps en sont dignes.....Nous demandons à changer de chambre ; nous n'avons pas de carreaux aux fenêtres et biensur pas de volets. On obtient 2 chambres pour le même prix. Par contre l'endroit est idéal pour lézarder un peu au bord de la piscine. Nous en profitons pour nous baigner, les tee-shirts anti-uv sont de rigueur, il fait très chaud ici, nous attendons d'ailleurs que le soleil décline un peu pour louer un buggy et des surfs. Nous négocions avec le pilote pour ne pas payer les soient-disant taxes qu'il nous réclament en sus. Il finit par accepter mais nous dit devoir nous récupérer dans une petite rue afin d'éviter la police. Nous attachons nos ceintures et Vamos ! Alors là, amateurs de sensations fortes, accrochez-vous....On a bien cru ne pas rentrer vivant avec Franck ! (bien que notre pilote maîtrisait tout à fait la situation). Nous qui rêvons d'un raid dans le désert, je ne suis pas certaines que nous soyons prêts pour ça !!!!! On lui avait d'ailleurs demandé de piloter le buggy avant de partir mais c'est beaucoup trop dangereux, nous ne nous y risquerons ni l'un ni l'autre...Notre pilote se croit sur le Paris-Dakar et cherche à nous en mettre plein les tripes, c'est le cas de la dire ; il est préférable d'avoir l'estomac vide ! Pourtant il est rare que nous soyons pris (et avons pourtant l'habitude de tester quantité de sensations fortes). Nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour descendre tout schuss les pistes ensablées (la plus longue faisant plus de 2000 m), c'est ABSOLUMENT GENIAL.....par contre interdit de descendre celle-ci debout (beaucoup trop abrupte, donc beaucoup trop risquée), nous descendons à plat ventre sur le surf, il faut refarter à chaque descente, ce sont de vraies patinettes, j'ai bien cru ne jamais pouvoir m'arrêter.......Mais on en redemande. On pense à toi Sylvain, tu te serais éclaté !!! Quelles sensations et surtout quelques frayeurs. De dunes en dunes Arthur s'envole presque sur le sable, il descend à une vitesse vertigineuse, il est tellement léger, un vrai p'tit roi de la glisse !!! Franck a mangé du sable et s'est fait de grosses frayeurs......ça vaut largement nos pistes enneigées ! On termine par le couché du soleil du haut des dunes : moment fabuleux ! On savoure ces instants de pur bonheur.....ou on est seul au monde. On a déjà fait des couchés de soleil dans le désert et, y avons même passés des nuits, mais à chaque fois c'est différent.....Nous regardons le soleil descendre lentement et rejoignons l'oasis des images plein la tête. Nous tombons par hasard sur la famille Jolivot, le couple de français parti de la rochelle pour 20 mois avec leurs 3 enfants à vélo. Nous les avions loupé à Paracas. Nous dînons de ceviches (poisson cru mariné dans du citron vert avec des oignons) et passons la soirée ensemble, on a plein de chose à se raconter et les enfants sont aux anges. Leur aîné Jules à 12 ans, sa soeur Faustine 9 ans et le petit dernier Marick 5 ans. Ils déplorent de ne pouvoir passer plus de temps ensembles, mais en transports en commun nous allons plus vite qu'eux et nous ne devrions malheureusement pas nous retrouver pendant la durée de notre voyage. Ils remontent par l'Amérique du nord pour après s'envoler pour le continent australien. C'est impressionnant à quel point ce projet nous apporte à tous une véritable envie de croquer la vie à pleines dents. Nous échangeons nos adresses mail et nos blogs respectifs et nous promettons de nous donner des nouvelles régulièrement. Ils nous racontent leurs péripéties, ils sont restés 2 semaines à Lima, leur petit bonhomme ayant fait une crise d'appendicite, il a fallu l'opérer d'urgence, leurs galères avec les vélos, la façon dont ils logent tous les soirs chez l'habitant ou dans leur tente gratuitement, les 6 semaines où ils ont du transporter le vélo de Faustine sur le porte bagage du tandem de Joel parce que Faustine s'était cassée le bras. Nous nous quittons et rentrons après une journée chargée en émotions fortes. J'ai apparement du mal à mettre par écrit ce que nous avons vécut aujourd'hui, Franck me fait rajouter que mon récit est bien en deçà de ce que nous avons réellement éprouvés tous les 2 aujourd'hui, les enfants n'ayant pas la même appréhension des choses que nous. Ils ont également vécut de très belles choses. Mais il y a parfois peu de mots pour exprimer voir remplacer des moments de vie.
31 octobre 2008
Ce soir c'est Halloween et nos têtes blondes nous parlent de ça depuis des jours, sauf qu'ici ils n'ont pas l'air d'apporter une quelconque importance à cette tradition. Visiblement, pour eux c'est la fête de la musique Péruvienne....Nous verrons donc ce soir. Nous nous arrêtons au marché prendre un petit déjeuner. Ce matin, nous partons voir les caves d'El Cantador, de vieilles caves de plus de 150 ans avec des traditions et des méthodes de vendanges, de fabrication, de fermentation, de distillation, ancestrales. L'endroit est très beau. Nous y dégustons du vin et du Pisco, puis rejoignons Ica pour y reprendre le bus pour Nazca. Il fait horriblement chaud ! La route que nous empruntons est très sinueuse, à flan de falaise et très désertique. Nous arrivons sur Nazca, mais n'y resterons pas car après avoir croisé pas mal de personnes ayant survolé les lignes, nous n'en avons eu que des échos négatifs ; très cher pour une piètre vision des lignes. De plus, apparement c'est un peu comme pour le survol du grand canyon, genre, des tas de bus qui déversent leur flot de touristes qui sont parqués sur l'aérodrome en attendant les coucous !! Jusqu'à aujourd'hui, nous hésitions en nous disant qu'il était dommage d'être venus jusqu'ici sans le faire. Une deuxième possibilité s'offre à nous afin de voir un deuxième secteur de lignes. Ce que nous allons faire. Le budget que nous nous étions alloués pour l'avion nous servira à autre chose. Nous reprenons donc un taxi pour remonter à 30 kms au nord de Nazca voir ces fameuses lignes du haut d'un mirador qui se trouve au bord de la panaméricaine en plein milieu de la pampa aride. Les lignes de Nazca qui représentent soit des dessins géométriques, soit des animaux stylisés restent une véritable énigme (la seule qui n'ait jamais vraiment été élucidée de toutes les découvertes incas). Certaines de ces figures franchissent les ravins ou escaladent des collines sans que leur formes ou la rectitude de leurs lignes en soient affectées, elles sont creusées dans la terre ou dans la roche sur 10 à 30 cm de profondeur et sur une largeur pouvant aller jusqu'à 3 m. On dénombre, en dehors des formes géométriques, près de 18 animaux parmi lesquels le célèbre colibri qui fait 60 m de large, un singe, une baleine, une araignée, etc......Du haut de notre mirador, nous observons la main, l'arbre et le lézard coupé en deux par ladite panaméricaine (celle-ci ayant été construite avant la découverte de ces mystérieux tracés). Leur gigantisme est en effet très impressionnant. Notre chauffeur avec qui nous avons sympathisé et surtout bien rit, nous arrête un peu plus loin afin d'observer d'autres lignes du haut d'une colline, on peut également observer les tourbillons du désert, ça épate les garçons. Sur le chemin du retour nous nous arrêtons au cimetière sur la tombe du père de notre taxi driver. Celui-ci est décédé au mois de mai de cette année. Le cimetière est très succinct, seulement des croix sur des tas de pierres. Il nous explique que c'est un cimetière gratuit, pour les gens qui n'ont pas d'argent. Ils sont enterrés à même la terre sans cercueil ni pierre tombale. Nous parlons football avec lui et de choses et d'autres. Il nous fait beaucoup rire, il est vraiment très gentil. IL nous emmène ensuite voir une fabrique de céramique et un de ses amis , un passionné de pierre, qui nous raconte comment les péruviens extraient l'or des mines ainsi que d'autres minerais. Puis nous rejoignons le centre ville et là, heureuse découverte. De nombreux enfants sont déguisés pour Halloween. Ni une, ni deux, on court chercher les masques de Rey Mystério (qui est visiblement très connu ici aussi !) une besace et, nous voilà partis à la chasse aux sorcières......La récolte est très fructueuse, et les garçons sont ravis de leur soirée. Il y a beaucoup de monde dans les rues et tous les commerçants jouent le jeu, c'est vraiment agréable. Nous terminons la soirée dans un cybercafé en attendant notre bus de nuit pour Aréquipa. Nous partons à 23h30. Nous nous sentons vraiment bien ici, dans ce pays.
01 novembre 2008
Feliz cumpleaños à Jérémie à qui nous envoyons plein de bisous.
Nous arrivons à Aréquipa vers 8h30, depuis que le jour est levé nous traversons des paysages splendides. Le pérou est vraiment un très beau pays. Avant de monter vers Aréquipa, nous étions dans une véritable oasis de verdure. Nous avons une nouvelle fois trouvé une petite pension tenue par de jeunes péruviennes tout à fait charmantes à 20 m de la place des armes dans le centre historique. Nos hôtesses se mettent en 4 afin que nous nous sentions ici chez nous. A peine arrivés elle nous préparent un succulent petit déjeuner que nous prenons dans un petit patioe repeint en bleu juste devant nos chambres. Le soleil cogne déjà, nous cherchons de l'ombre....Nous prenons une douche, donnons notre linge sale à laver puis partons à la découverte de la ville. Aréquipa est située à 2300 m d'altitude dans un magnifique site au pied du Misti, gigantesque volcan dont il est possible de faire l'ascension. Elle est surnommée « la ville balnche » parcequ'une grande partie de la ville est construite en pierre de lave blanche, ça lui donne un charme fou et c'en est même très éblouissant avec le réflechissement du soleil. Son centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Sommes allés voir le monastère de santa catalina, l'église San Augustin.....Il abrite de nombreux trésors architecturaux. En effet tous les édifices n'ayant pas subit les sévisses des divers tremblements de terre nous permettent une merveilleuse balade et un parcours des plus interessants pour la découvrir. Nous passons par le marché, nous y achetons des bonnets et des gants en laine d'alpaga pour nos futurs treks en montagne. Apparment les nuits sont vraiment très fraîches. Puis nous partons pour le village de Cayma, un petit village appelé « le balcon d'Aréquipa » d'où nous pouvons accéder à un panomara surplombant toute la ville. C'est le 1er novembre, la fête des morts , nous rentrons dans l'église, un office va commencer. Devant le cimetière, une véritable animation dans les rues, les femmes font des bouquets de fleurs, il y a des musiciens, les femmes préparent des petits plats, les gens se restaurent et boivent tout en allant rendre visites aux défunts. Le cimetière est un endroit très gai, ici. Les familles s'y retrouvent et mangent sur les pelouses, ils nettoient les tombes, y remettent des icones religieuses, des fleurs, replantent des arbustes, des géraniums. Une jeune fille change la couche de son bébé. A la sortie du cimetière, un péruvien fait griller des cuy ; sorte de cochon d'inde, très populaire en montagne et différement préparé selon les régions, il peut être farci et cuit au four, picante, confit ou bien grillé comme ici dans la région d'Aréquipa. Victor voudrait y goûter, mais nous n'arrivons pas à nous résoudre à manger ces petites bêtes, on pense à tous ceux qui en ont un chez eux, hein Margoton .......Et puis on nous en a déjà parler et apparement c'est loin d'être succulent. Nous redescendons tranquillement en ville. Nous dînons dans un très vieux retaurant, vôutes et fresques nous font penser à de très vieilles caves. Nous allons faire quelques courses, achetons des fruits dont des pépinos (sorte de petit melon très sucré sans pépins ni noyau), c'est savoureux. Au moment de traversefr la place des armes, un cortège de manifestants allant bon train avec fumigènes, panneau et autre sorte d'objet dont nous ne voyons pas vraiment ce que c'est, nous emboite le pas. Les passants accèlèrent, ça ne présage rien de bon. Les manifestants scandent et chantent tout en empruntant la même rue que nous. Nous nous dépêchons à rentrer. La porte de notre pension est bien évidemment fermèe à clé. Dés que nous sortons quelque soit l'heure de la journée, les portes et grilles sont refermées derrières nous. Chaque fois on nous prévient également de faire très attention à nos affaires. Franck tambourine à la porte comme un sauvage, on a l'impression qu'on va l'égorger......il en effraie nos hôtes qui nous ouvre en 4ème vitesse......La lourde porte se referme aussitôt.......je n'ai pas eu le temps de rentrer ! Je reste sur le seuil, jusqu'à ce que le bras de franck me hape juste avant que je ne me fasse embarquer par la meute de chiens enragés....Il est déjà 22h, il est l'heure de fermer nos paupières pour récupèrer un peu de sommeil.
02 novembre 2008
Nous avons dormi tous les 4 d'une traite, assez rare ! Malgré pas mal de sommeil en retard Franck et moi sommes réveillés vers 7h30 par les rayons du soleil qui nous arrive du plafond de notre chambre. Nous prenons notre petit déjeuner assez tardivement et restons à travailler avec les garçons dans notre joli petit patio. Il fait encore une chaleur étouffante, j'ai même lavé quelques vêtements que j'avais oublié de donner à la lingère, en une heure sur le fil, ils sont secs. Franck pendant ce temps est parti mettre quelques photos sur internet. Nous avons fait des courses et nous préparons un petit repas de légumes et de fruits. Nous passons notre après-midi à flaner dans les rues, nous rejoignons le quartier où se trouve le stade de foot. En fait il y avait un match cet après-midi à 15h. Le stade est plein (il ne fait que 20.000 places). Nous tentons d'y rentrer, demandons à 2 reprises au service de sécurité, mais il ne veulent rien entendre, en plus ils prétendent que c'est dangereux pour les enfants. Remarque, on se demande si il n'y a pas plus de policiers que de spectateurs......toutes les corporations sont représentées ; brigade mobile, CRS, la police montée, le service de sécurité de la ville, la police nationale.....Tous portent un gilet pare-balles. Bref, on imagine que ce ne doit pas être de tout repos à la sortie du stade. En plus le quartier est un peu craignos, on reprend donc un taxi pour retourner dans le centre ville. Demain nous partons pour 2 jours dans le cañon de Colca, nous ne prenons qu'un sac à dos avec maillot de bain pour les sources d'eau chaude et vêtements chauds puisque nous dormons à 3700 m et qu'il risque de faire très froid (nous pouvons perdre plus de 30° en quelques heures). C'est donc sur une petite soirée tranquille que nous terminons cette journée.
03 novembre 2008
Féliz cumpleaños à Mamie Madeleine à qui nous pensons bien fort, nous profitons de ce jour pour lui envoyer des bisous pleins de tendresse. Les cartes postales n'arrivant pas très vite........ Nous sommes une fois de plus réveillés par les rayons du soleil qui filtrent dans notre chambre, il est 6h00. De plus la cathédrale sonne ses cloches depuis un bon quart d'heure....il y a une procession ce matin. Nous attendons que le réveil sonne avant de nous lever. Le colectivo nous prend devant la pension. Nous partons avec 2 péruviens, 3 italiennes, 1 canadienne et 2 argentins. Notre jeune guide jongle entre l'anglais, l'espagnol et le français, c'est assez marrant et une première de nous retrouver avec un guide qui parle le français. Il est adorable. Les paysages que nous traversons dés notre sortie d'Aréquipa sont très arides. C'est dans ces paysages d'une grande austérité que nous croisons nos premiers lamas, nos premiers alpagas ainsi que des vigognes (3ème espèce de lama). Nous sommes entourés de volcans. Le plus grand d'entre eux, l'Ampeto nous toise de ses 6380 m. C'est en haut de ce volcan que la célèbre momie « Juanita princesse des glaces » a été découverte en 1995, suite à une éruption volcanique la glace s'était mise à fondre. Nous nous arrêtons à 3900 m faire une pause afin de s'acclimater à l'altitude, nous prenons une infusion de mate de coca (feuilles de coca) qui aide à prevenir le soroche (mal d'altitude). Les péruviens en sont de gros consommateurs. J'en récupère les feuilles pour les macher durant le trajet. Nous grimpons jusqu'à 5000 m aujourd'hui. La route que nous reprenons après cette petite pause n'est plus asphaltée, c'est très poussiereux et ça secoue dur ! Nous commençons à voir un peu de verdure dont de petits points d'eau où viennent se désaltérer les lamas et les alpagas. A ce point culminant nous nous arrêtons, Il y a des centaines d'apachetas, ces petits amas de pierres érigés et éparpillés un peu partout en offrande aux dieux afin d'éloigner les mauvais esprits. Nous commençons à sentir le manque d'oxygène et les battements de nos coeurs qui s'accélèrent. Nous pique-niquons sur la place d'un petit village, Chivay, au fond d'une vallée entourée de hautes montagnes. Les femmes y sont toutes habillées de manière traditionnelle avec des vêtements brodés et des chapeaux à larges bords. Ces chapeaux rappellent à chacun le milieu social d'où elles viennent. En effet, cette tradition ancestrale est restée la même depuis le temps où les incas (tout comme les mayas) déformaient et trépanaient la tête de leurs enfants afin de leur élargir le crâne. De cette façon ils ne pouvaient plus changer de caste. Enormément de corps d'enfants ont été retrouvés enterrés en haut des montagnes victimes de ces mutileries et n'ayant probablement pas survécus. Les chapeaux sont restès les mêmes mais fort heureusement ces techniques barbares ont disparues. Nous nous promenons dans le village, la température a énormément chuté, il fait froid. Le marché est des plus typiques, nous essayons des ponchos et des bonnets mais ne trouvons pas ce que nous voulons. Nous verrons ça à Cuzco. Des alpagas sont suspendus aux étals des boucheries et de drôles de légumes et de fruits sont entassés dans d'immenses paniers. Nous tentons de transférer des photos sur le blog mais la connexion est très mauvaise et le débit beaucoup trop lent. Arthur est moitié malade, il n'arrête pas de tousser et a un gros rhume, je vais à la pharmacie du village pour essayer d'y trouver du sirop.....il n'y a pas grand chose, j'achète tout de même des cachets à l'unité contre la toux. A 4 kms du village se trouve au pied de la montagne, une sorte de complexe thermal équipé de bassins, 5 extérieurs et 1 intérieur avec sauna et salle de massage. Les bassins sont alimentés par l'eau d'un volcan qui arrive tout droit du fond de la terre. Elle est très claire et très chaude (entre 39 et 42°). On y a une vue exceptionnelle sur les gorges. Vu le froid qu'il fait, nous hésitons, puis nous disons qu'il serait vraiment dommage de rater ça. Nous y passons 2 bonnes heures, en fait l'eau est brûlante et nous sommes rapidement tout rouge et c'est un peu irrespirable, pourtant nous sommes dehors, le moindre effort dés que nous commençons à nager nous essoufle, c'est assez incroyable mais ça vient de l'altitude, nous ressortons d'ailleurs avec un horrible mal de tête. Mais que c'était agréable, surtout avec la tombée de la nuit. Nous passons la soirée dans un restaurant où y est donné une soirée folklorique. Première fois que nous voyons du Pisco Sour sur la carte, nous en prenons un (souvenir,souvenir), c'est vraiment trop bon ! Nous goutons également à la viande d'alpaga. Franck est sollicité pour une danse, c'est en fait une démonstration retraçant une scène ou la femme tente d'extirper le mal et la malédiction du corps de l'homme, en le fouettant, les corps sont secoués, elle finit agenouillée sur Franck les jupons relevés.....très original...C'est le chuc-choc ! Nous rentrons tôt et nous couchons à 21h30, demain on se lève à 5h.
04 novembre 2008
On frappe à notre porte, il est déjà 5h ! Arthur arrive dans notre chambre, il tousse toujours autant et n'a visiblement pas très bien dormi. Nous partons pour le Cruz del Condor, le plus célèbre point de vu du canyon Colca. A ce niveau, la vallée atteint un dénivelé de plus de 1200 m. C'est aussi le seul endroit où l'on peut apercevoir des couples de condors, uniquement très tôt le matin où ils apprécient particulièrement les courants d'air chauds qui circulent à cet endroit. Les paysages sont indescriptibles tant ils sont époustouflants. Les fameuses terrasses (adenes) harmonieusement dessinées et sculptées dans la montagne et dans les paysages les plus sauvages et les plus escarpés sont fascinantes. Elles dateraient de la période pré-incas. Oeuvre des indiens colluhas, une civilisation de 1000 ans plus ancienne que celles des incas. IL y en a des milliers d'hectares. Les paysans d'ici vivent essentiellement de leurs cultures. Nous croisons tour à tour, tantôt des troupeaux de moutons noirs, de vaches andines, de mules, des paysans allant travailler leur terres et les femmes remontant du fond de la vallée où l'on trouve un micro climat et donc des légumes et des fruits en abondance alors qu'en haut du fait que ce soit beaucoup plus désertique les cultures ne sont que pommes de terre et céréales. Elle remontent à pied tous les jours par des chemins très escarpés ces 1200 m pour vendre leur récolte. Comme on leur souhaiterait l'installation d'un téléphérique....Il n'y a pas moins de 7 mois, ils n'avaient déjà pas l'électricité.....Il fait déjà très chaud et la piste n'est que poussière et sable, cela fait 2 H que nous sommes chahutés, mais le détour en vaut la chandelle, nous arrivons au Cruz del Condor et, nous avons la chance inestimable d'observer un condor installé sur un pic rocheux qui fait sa toilette, c'est extraordinnaire. Le condor est considéré comme l'oiseau sacré des Andes. Nous assistons également au vol majestueux d'un couple de condor juste au-dessus de nos têtes. Nous partons pour une randonnée le long des falaises, nous sommes très vite essoufflés et ça cogne ! Mais comme c'est beau ! Après l'emmagasinage de toute cette beauté à l'état pur nous redescendons à 3900 m pour déjeuner. Nous pique-niquons de nouveau sur une petite place de village. Il y a toujours du monde sur ces places, et c'est très marrant d'observer les gens. Deux petites fillettes sont à s'amuser près de la fontaine, elles mettent leurs pieds dans l'eau et ne sont pas plus hautes que 3 pommes, elles sont trop mignonnes, ce doit être des petites paysannes car elles sont toutes sales. Les femmes sont encore chargées comme des mules pour rentrer dans leur village et portent toutes encore des costumes très colorés. Nous rejoignons Aréquipa en fin de journée. Nous reprenons un bus de nuit ce soir pour Cuzco.



















