Les globe-tretieres

13 juin 2008

argentine

argentineSuperficie : 2 776 653 km² (5 fois la France)
Population : 37,4 millions d'habitants
Capitale : Buenos Aires (12 millions d'habitants)
Peuples et ethnies : 85% d'origine européenne, 15% de métis, Indiens et autres minorités
Langues : espagnol plus 17 langues indigènes
Religion : 93% de catholiques romains, 2,5% de protestants, 2% de juifs, 1,5% de catholiques ukrainiens, orthodoxes arméniens
Institutions politiques : république fédérale
Principales activités : industrie alimentaire, agro-industrie
Décalage horaire : -3H à - 5H en été, - 4H en hiver

Formalités :

Pas de visa (notion variable de permis touristique à l'arrivée)
Passeport valide valable 6 mois après la date du retour
Taxe d'aéroport : 18USD
Monnaie : le peso argentin : 1€ = 3,56 Pesos - 1ARS = au 15 juin 2008
1ARS = 0,28€


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28 novembre 2008

J'ai mis à jour mes notes jusque tard dans la nuit. Je me réveille avec un semblant de mal de tête, serait-ce les pisco-sour ? Je regarde sur le bras de Franck l'heure qu'il est ; sa montre affiche 9h30 ! Il faut qu'on soit à 10h15 à l'arrêt de bus, et nos sacs ne sont pas faits, il y en a partout dans les deux chambres......Je saute du lit, fais un brin de toilette et descends acheter du pain et des fruits, on fait une cure de fruits : mangues, abricots, oranges, cerises, prunes.....Les garçons me retrouvent encore tout endormis dans le jardin. On en bave pour boucler les sacs, avec les blousons, et les fringues que nous avons racheté.....En plus on est tous en tong et short et, les chaussures prennent également beaucoup de place tout comme les pantalons ! Il faut absolument que nous rachetions un autre sac à dos à Buenos Aires. Le bus que nous prenons pour rallier Salta est un semi-cama ; tout confort. On en a pour 12h de trajet.....A peine partis nous nous arrêtons au service d'immigration du Chili pour la sortie du territoire, SPA étant à quelques kms de la frontière argentine. Franck s'interroge sur la capacité de son passeport. En effet, les enfants et moi- même sommes partis avec des passeports vierges, alors que celui de Franck était déjà bien pourvu en estampillage. Au rythme où nous allons, ça risque de poser problème......On verra en temps voulu si c'est le cas. Vers 13h30 nous arrivons à la frontière Argentine, nouveau passage d'immigration. On attend plus d'une heure. Le service des douanes monte à bord : fouille de tous les sacs. Comme au chili, interdiction formelle de transporter des matières végétales où animales. Nous déjeunons sur le pouce ; sandwichs, coca (compris dans le voyage), turrõn et chocolat. Je demande à la petite dame de la « cahute » de me rendre la monnaie en pesos argentin ; ça change des pesos chiliens qui se comptent en millier.....On travaille dans le bus ; cours de reproduction, végétale, animale et humaine...et anglais pour Arthur, Physique et cours théorique d'électricité et maths pour Victor. Nous traversons des plaines désertiques où quelques vigognes se promènent. Les montagnes nous toisent de droite et de gauche. En fin de journée, nous arrivons dans des décors extraordinaires où des formations géologiques ressemblant étrangement à Bryce canyon aux USA domine de leur couleur rouge toute la montagne, il y a plein de cactus cierges qui bordent les flans de roche d'où coule un ruisseau. Nous nous sommes arrêtés faire une pause thé et sandwich, de nouveau offert par la compagnie de bus. Nous repartons et arrivons à Salta à 21h15. C'est la course contre la montre, si nous voulons être à Buenos Aires dimanche, il faut absolument que nous attrapions un bus ce soir.....Nous foncons au point info, le dernier bus vient de partir : 21h00. M...., un rabatteur tente de nous aider mais en vain. Il n'y a pas de bus ! On tente tout de même notre chance chacun de notre côté, et, bingo ! Victor vient de nous dégotter un bus qui part dans 3 minutes pour Cordoba (la deuxième plus grosse ville d'Argentine), il arrive à 10h30 demain matin et, de là nous pourrons prendre une correspondance pour B.A. pour y être samedi soir où dimanche matin....On prend 4 billets qu'on règle par carte, nous n'avons toujours pas eu le temps de retirer des pesos argentins : 250 $ U.S. !!! On rembarque nos sacs qui pèsent une tonne......in-extrémis....zut, on a oublié de prendre des pulls, les bus de nuit argentins sont réputés pour être « supers frisquets » = clim' à fond ! On récupère de quoi se couvrir et nous voilà repartis pour 13h de trajet. Je bouquine jusqu'à 1h. Les garçons visionnent un film : « la nuit au musée »et, gros dodo pour tout le monde.

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29 novembre 2008

Nous avons tous plutôt bien dormi, je me suis réveillée pour ma part à 9h30, Arthur avait les yeux grands ouverts mais a finit par se rendormir. Franck et Victor dorment encore. Nous arrivons 1h plus tard. On récupère nos sacs et nous enquérons aussitôt des prochains départs pour B.A. : 12h00. On vient de s'apercevoir que toutes les pendules affichent 11h50..... On a de nouveau changé d'heure. Il y a deux fuseaux horaires en Argentine. Le bus qui part à 12h arrive à 23h ce soir. Une autre solution s'offre à nous pour laquelle nous optons, il y a plusieurs départs ce soir, et, le trajet de nuit, va nous permettre d'aller nous promener un peu dans le centre et nous dégourdir un peu les jambes. Nous prenons un p'tit déj' au «buffet de la gare ». Franck vérifie sur internet l'heure exacte du match de foot de demain soir : 19h40 ; n'oublions pas notre but !. Nous n'avons pas de places et tout le monde nous dit que le stade est toujours plein. Je sens gros comme une maison qu'on va arriver devant le mythique stade de  Boca et « pleurer » faute de places.....On en reparle demain. Si c'est le cas, je l'étripe !! 37h de bus, modif' de l'itinéraire et pas de billets.....Y'en a plus d'une qui aurait objecté depuis longtemps !!! Bon à force de glaner des infos, c'est sûr que le stade sera plein (il l'est à chaque match). Dernier recours, des places au black ! ça va encore nous coûter une petite fortune....Mais, qu'est-ce qu'on ferait pas... Apparement le football en Argentine est une religion dont les joueurs sont les dieux vivants ! Si,si, c'est vraiment une institution. D'ailleurs on voit des maillots et des flags un peu partout. Donc, même si on est profondément réfractaire à ce sport, il faut absolument assister à un match à Buenos Aires où jouent les meilleurs clubs. Et, dixit Franck, pour le match de demain : il s'agit de Boca-racing, le 2ème classico d'Argentine après Boca-River, et dans ce stade l'ambiance est digne des plus grands clubs européens tel que Madrid, Milan où autres d'Angleterre.....et pour l'avoir vécus à plusieurs reprises, On sait que c'est séquence frissons assurés ! Nous rejoignons le centre ville, où, beaucoup de magasins sont fermés mais les rues piétonnes sont très agréables et beaucoup d'édifices de l'époque coloniale donnent aux ruelles que nous traversons une ambiance très colorées, il y a beaucoup de vendeurs ambulants, mais aussi pas mal de miséreux. Nous trouvons un distributeur H.S.B.C. et nous flânons une bonne partie de l'après-midi. Nous déjeunons dans un  « shopping center », chez McDo, franck lui, se laisse tenter par un super steak de viande rouge : excellent, c'est le premier et franchement si toutes les viandes sont aussi tendres, on va se régaler.... ! Il y a de superbes boutiques partout, c'est très banché ici. Nous sommes toujours en quête d'un guide sur l'Argentine, mais pas mal de librairies sont closes. Nous allons voir à l'auberge de jeunesse backpackers, on en dégote un de 2004, ça fera l'affaire en attendant de trouver mieux, nous l'échangeons contre notre guide Pérou-Bolivie. On réserve un dortoir pour Buenos Aires et prenons des billets de bus, nous repartons à 20h et devrions arriver sur la capitale aux alentours de 7h30 demain matin. Nous reprenons un taxi pour le terminal de bus. C'est une véritable fourmilière avec des dizaines de cafés, de boutiques, une laverie, des douches publiques et pas moins de 70 compagnies de bus qui s'agglutinent dans des boxes au sous-sol. Les garçons trouvent une salle de jeux et partagent avec franck des parties de Pac man et autres jeux vidéos. Nous récupérons nos sacs à la consigne, je termine la mise à jour de mes notes mais n'ai pas le temps de les transférer sur le blog. Nous achetons quelques cochonneries dans la superette de la stration de bus et nous voilà repartis pour 11h30 de bus. Comme hier, on nous distribue des plateaux repas (vu le prix des trajets, ils peuvent...), On bouquine, les enfants révisent leurs leçons jusqu'à la diffusion du film. On traverse des quartiers très chics, les villas ressemblent un peu à celles des américains, sans étages, avec de grands carrés de pelouse. Vers 0h00, extinction des feux, il faut dormir.

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30 novembre 2008

Arrivée à Buenos Aires à 8h00, il pleut et le ciel est chargé. Ambiance maussade du petit matin.....Nous récupérons nos bagages, hélons un taxi et rejoignons notre A.J. Notre première impression n'est pas celle d'un dépaysement marqué, la population d'abord nous rappelle nos voisins d'Europe du sud et la ville, cette énorme mégapole de plus de 12 millions d'habitants avec sa banlieue nous donne dans un premier temps la vision d'une immense capitale aux tons grisâtres....Nous sommes dimanche matin et la circulation est peu dense ce qui nous donne un certain avantage pour une première prise de connaissance, nous empruntons un gros boulevard nous rappelant nos Champs Elysées (avec beaucoup moins de charme, biensur), un énorme obélisque trône en plein milieu. Nous logeons dans un quartier populaire où l'on trouve encore quelques vieilles bâtisses coloniales, en plus ou moins bon état, mais ou subsistent encore de jolis balcons avec des auvents en tuile. C'est de plus le quartier des antiquaires et des brocanteurs et s'y tient aujourd'hui « la feria de San Telmo » qui a lieu tous les dimanches. Il s'agit d'une grosse brocante où l'on trouve des pièces d'argenterie, des vieux livres et vieux disques, etc....Nous commençons par prendre un bon petit déjeuner. Notre A.J. est une fois de plus une bonne surprise, sur 3 étages dans une belle maison coloniale (eh oui encore une...), super agréable avec un accueil des plus chaleureux et un magnifique patio. Première chose ; LE MATCH DE CE SOIR.........ça va être possible moyennant une coquette somme......! C'est déjà une bonne nouvelle. Nous devons récupérer les tickets pour 16h, par contre nous ne prenons pas le transport et la prise en charge que nous propose le réceptionniste de l'A.J. Ça nous fait économiser 80 euros.....! On va se débrouiller avec le bus, nous sommes à 10 minutes du stade. Il a cessé de pleuvoir, nous partons nous perdre dans le quartier de San Telmo quartier où se trouve notre A.J., nous rejoignons assez facilement la plaza Dorrego, les bâtiments nous rappelle Paris, mais les arbres sont très différents, nous sommes surpris par la beauté et l'odeur des jacarandas qui perdent déjà leurs jolies fleurs violettes (la période des grosses chaleurs arrive), les trottoirs en sont tapissés, il y a aussi beaucoup de palmiers ficus aux énormes branches horizontales. Nous sommes à une latitude symétrique à celle du Maroc. Il fait 28°, nous serons à peu prés à la même latitude à Auckland et Adélaïde (en Australie). La plaza Dorrego nous fait penser à la place du Tertre à Paris. Il y a une quantité indénombrable de brocanteurs dont les personnalités sont assez délirantes, ce quartier est vraiment très pittoresque. Des croqueurs de portraits au fusain ainsi que des peintres un peu bohème se livrent à leur passion au son des mini-orchestres de tango installés ci où là. Il y a aussi des chanteurs et surtout des danseurs de tango qui nous offre des démonstrations de leur talent, c'est vraiment fascinant. Cet endroit est envoûtant et en même temps emprunt de nostalgie...., il y a énormément de monde et des expos d'objets en tout genre. C'est très classe et branché-chic. Les boutiques sont à mourir d'envie... Nous nous laisserions bien tentés par quantité de choses, mais nous n'avons plus de place.....Les matés pour le thé creusés dans des calebasses et agrémentés de colerette d'argent nous font vraiment de l'oeil...;. Nous allons en ramener, c'est vraiment très beau et très original. Tout le monde se balade avec ce petit objet à la main en sirotant son thé ; très original !Je me laisse tout de même tenter par une magnifique bague que Franck m'offre. Sur le chemin nous ramenant à notre hôtel nous croisons pas mal de SDF, nous passons d'ailleurs devant une sorte de « resto du coeur » où pas mal de gens dans le besoin attendent dans une file d'être servis. Il y a également pas mal de personnes dont des enfants dormant sous les ponts et les artères passant au-dessus de la ville. De nombreuses personnes fouillent les poubelles. Ces gens et les cireurs de chaussures nous rappelle que la crise n'est pas loin.....Nous récupérons nos billets pour le match et repartons pour le quartier de la Boca. C'est le quartier populaire de Buenos Aires, il est célèbre pour ses maisons recouvertes de tôles aux couleurs vives. En descendant du bus nous sentons déjà la ferveur des supporters aux abords du stade de Boca Juniors, la fameuse Bombera ! Il y a du monde partout. Nous nous promenons dans le quartier durant les deux heures qui précèdent le match, c'est très miséreux et aussi très chaud !!! Beaucoup d'enfants jouent au foot dans les rues, pour certains, sans chaussures, comme souvent.....Nous rentrons enfin dans le fameux stade, l'ambiance est démente, les larges couloirs et escaliers qui mènent aux tribunes nous renvoient dans les narines une odeur d'urine insupportable. Il n'y a visiblement pas de toilette et tout le monde fait là !!! Il y en a partout, ça dégouline le long des marches ; attention les pieds !! il n'y a pas de places assises, où tout au moins personne ne s'asseoit, nous sommes en populaire, au second étage, donc très bien placé. Même si comme dans les plus grands stades, comme en Angleterre ou en Espagne, où que l'on soit on voit très bien. Nous nous frayons un chemin à travers la foule. Quelqu'un hurle le nom de Franck, on se retourne, il s'agit de Tom et Allyster, nos compagnons de route tasmaniens du Machu Picchu qui comme nous, sont venus assister au match. Nous sommes supers contents de les revoir. Ils repartent demain en bateau pour l'Uruguay. Le stade est plein et durant tout le match, les chants ne vont pas cesser une seconde, c'est incroyable, l'ambiance est à son comble. Les rouleaux de papier toilette volent au-dessus de nos têtes tout comme des milliers de petits papiers....Durant la mi-temps, personne ne quitte sa place, on ne peut que s'asseoir en attendant que le match reprenne. Il n'y a pas de service d'ordre, ce qui est d'ailleurs très surprenant. Par contre sont postés au-dessus des deux angles du stade, des hommes prêts à déclencher d'énormes lances à incendie sur la foule en cas de problèmes....On nous explique que chaque Argentin est supporter de l'équipe nationale et qu'au niveau local, il choisit le club de son quartier, de sa classe sociale ou de sa communauté ethnique à moins que son père ne l'ai déjà inscrit d'office dans un club avant sa naissance, comme c'est souvent le cas !. Pour les déshérités, socialement parlant, le football tient le même rôle que le basket pour les jeunes noirs américains. C'est leur seul espoir de promotion....L'équipe de Boca a marqué deux buts et l'équipe adverse un but. Autant dire que nous avons été servit en terme de hurlement et de cris de joie (j'ai les tympans bouchés!). Du délire......A la fin du match, le stade se vide mis à part les deux populaires où nous nous trouvons. Pour des raisons de sécurités, à chaque match, ils évacuent ces deux tribunes vingt minutes après le reste du stade. Nous reprenons un bus pour rentrer, encore dans la liesse de notre soirée. Victor fait danser le drapeau qu'il a acheté en criant les chants qu'il a enregistré. C'était vraiment une soirée exceptionnelle, dont nous nous souviendrons longtemps je crois. Rentrés à l'A.J., nous retrouvons un groupe de slovènes qui eux aussi ont assisté au match, visiblement ils ne sont pas couchés.....Ce sont des chanteurs lyriques, ils n'en ont pas du tout l'allure, on dirait plutôt des rugbymens, comme quoi !!!. Ils se lancent à un moment dans des chants, chacun avec son intonation de voix, c'est fabuleux. On croirait un disque de Pavaroti. Franck regarde les résultats des autres équipes à la TV, pendant que je relate notre journée et que les enfants ne demandent pas leur reste pour s'en aller dans les bras de morphée (ça fait 48 h que nous n'avons pas dormi dans un lit).

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01 décembre 2008

Nous avons dormi comme des loirs ; réveil à 10h45. Nous déjeunons de croissants, C'est très occidental. Il va falloir que nous perdions quelques habitudes prises depuis plus deux mois. En effet, nous avions l'habitude de ne plus mettre le papier dans les toilettes (faute de tout à l'égout), en Argentine, ça fonctionne normalement. Comme quoi on s'habitue très rapidement à tout. Nous prenons le métro pour le quartier de Recoleta. Lorsque celui-ci arrive, le bruit me soulève le coeur, j'ai l'impression d'entendre les wagons des mines de Potosi remontant leur chargement. Drôle de sensation où plutôt curieux sentiment de culpabilité : Eux là-bas, dans les entrailles sordides du monde et nous ici.....Les bouches et stations de métro sont toutes « tapissées » d'azulejos et de fresques murales rappelant les peintures de Diego Rivera dont nous avons visité la demeure à Mexico. Nous avons un peu de mal à nous repérer, pourtant il n'y a que 5 lignes ; pas bien compliqué en soit !! Mais les lignes sont tellement anciennes qu'on se croirait dans un véritable labyrinthe. Le métro de Buenos Aires « le subte » a été le premier construit de l'hémisphère sud et, il n'est plus du tout adapté à la masse d'êtres humains qui l'empruntent tout les jours, il est continuellement bondé. Nous descendons à la station Puyrredõn pour aller voir le cimetière de Recoleta où a finalement été inhumée Eva Peron. C'est l'un des quartier les plus chics de Buenos Aires. On y trouve plein de parcs et de places, nous sommes justement arrêtés devant la place de Francia où de gigantesques palmiers ficus dont les branches, tant elles sont longues, sont retenues par des étais de bois. Elles forment des sortes de parapets ombragés. L'endroit est des plus plaisants. Il se remet à pleuviner. Les gens sont habillés de toutes les saisons, tantôt nous croisons des manteaux/bottes, tantôt ce sont des tailleurs/sandales, tantôt des shorts /tongs et, la grosse tendance ce sont les mini shorts/bottes en caoutchouc ! Remarque, elles peuvent se le permettre, elles sont tellement belles (et n'ont pas du tout l'air d'être refaites de partout comme au brésil !), tout comme les Agentins qui sont tout à fait consommables !!!A se demander si les saisons ont une quelconque influence sur leurs tenues vestimentaires. Nous l'avions déjà remarqué à Mexico et à Lima, surtout dans les grandes villes. D'ailleurs même les magasins vendent d'un coté des vêtements d'été et de l'autre des vêtements d'hiver. C'est surtout flagrant dans les boutiques de chaussures où sont proposées des bottes et chaussures fermées de couleur hivernale et de l'autre les chaussures ouvertes, sandales et tongs de couleur flashie. Il y a énormément de théâtres, cabarets et cinémas dans ce coin. C'est très culturel. Egalement beaucoup de librairies, je rachète un bouquin. Nous croisons beaucoup de jeunes filles enceintes, elles sont très jeunes. Nous sommes par contre très surpris par le fait qu'ici, tout le monde fume partout et n'importe où ! On était plus du tout habitué à ça, ça nous fait vraiment un drôle d'effet. Même au p'tit déj' à l'A.J., ça brase......Nous arrivons au cimetière, c'est un vieux cimetière ouvert depuis 1822, style « Père Lachaise  latino américain », un véritable petit village (si on peut le définir ainsi) qui abrite de somptueux caveaux dont plus de 70 classés monuments historiques. Nous trouvons l'allée dans laquelle le caveau d'Eva Peron est érigé. Il est facilement repérable, c'est le seul sur lequel quelques fleurs sont attachées quotidiennement. Elle est inhumée dans le caveau familial et non dans celui de son mari qui se trouve à une centaine de kms de B.A. Peut-être le rejoindra-t-elle enfin lorsque son unique parente encore vivante, sa soeur âgée de 95 ans qui s'y oppose formellement sera décédée..... C'est un endroit très prestigieux et très émouvant. Un vrai décor de « thriller » lorsque la nuit doit tomber....., il y a des dizaines de chats partout dans les allées et sur les sépultures. Nous reprenons le métro, et profitons d'emprunter la ligne A, la seule sur laquelle circule encore les wagons d'origine, en bois. Ils sont très beaux et authentiques, et c'est toute une histoire que de s'y asseoir pour profiter du voyage. Il y a d'ailleurs beaucoup moins de monde que sur les autres lignes. L'avenue Mayo nous rappelle Madrid avec son look un peu rétro. Nous nous arrêtons prendre un verre au café Tortoni, le plus célèbre des grands cafés de B.A. Il a gardé tout son charme de la belle époque et fêté ses 150 ans cette année. Plusieurs petits salles donnent des représentations de tangos avec orchestre. C'est très « belle époque », tout ça......Un magnifique lieu de détente avec de très belles collections d'objets anciens et photos d'époque. Les enfants prennent un « sous-marin », le fameux lait chaud dans lequel on trempe une barre de chocolat (qui ici prend toute sa signification puisqu'elle est en forme de sous-marin). Quant à nous, nous prenons un verre de vin blanc argentin, très agréable. Nous cherchons ensuite un restaurant pour y savourer un « bife de chorizo » qui n'est autre qu'une pièce de viande de 430 g. On se régale, la viande est un vrai bonheur.....On a encore ingurgité pas mal de kms aujourd'hui et devrions faire encore une bonne nuit. Il est trop tard pour reprendre le métro, nous rentrons en taxi. J'ai perdu mon porte monnaie où je crois avoir rangé ma pépite d'argent acheté à Potosi, je ne la retrouve plus ; j'ai gagné ma journée !

Posté par Frankana à 23:43 - 4g- Argentine - Commentaires [0]




02 décembre 2008

Le sommeil n'a pas voulu de nous jusqu'à 1h. Les enfants étaient très énervés et il a fallut que je me fâche à plusieurs reprises afin qu'ils se calment. J'ai terminé mon bouquin pendant que Franck s'est attelé à vouloir mettre un vidéo du match sur le blog.....Il est 10h00 quand nous ouvrons les yeux ce matin. Nous déjeunons tous les deux, les enfants dorment encore. Nous partons pour le terminal de bus acheter nos tickets pour demain soir. Nous repartons pour la péninsule Valdès. Les transports en bus sont hors de prix en Argentine, il nous en coûte chaque fois environ 300 euros par chaque trajet à 4, et, nous avons beau essayer de soudoyer la guichetière ; rien à faire : Aucune remise !! Nous reprenons le métro pour le quartier de la Boca. Avant le match nous n'avions pas eu le temps de nous rendre au Caminito, cette ancienne voie de garage devenue l'une des rues les plus célèbres de B.A. Les habitants de ce quartier sont très pauvre, mais cela ne les a pas empêché de rendre ce quartier et les façades des habitations très gaies et très colorées. Beaucoup de couleurs vives dominent les rues; telles que le rose, le vert, le rouge et surtout le bleu et le jaune ! Ce quartier ressemble à un « mini-Montmartre », les maisons les plus typiques sont toutes en bois et tôles ondulées peintes de toutes les couleurs. Il y a des danseurs de tangos qui se déhanchent au son des bandonéons.... c'est très beau, et nous ne nous lassons pas de les regarder évoluer dans les rues, car c'est vraiment une institution ici cette danse. Après avoir flânés un bon moment dans ce lieu envoûtant nous redescendons vers le port. L'eau y est très sale et visiblement très polluée. De vieilles carcasses de bateaux rouillées et des usines désaffectées donne à l'endroit un air et un charme un peu nostalgique du début du siècle.....Les enfants embarquent sur une vieille barcasse pour traverser sous les ponts Nicolas Arellaneda, ce sont deux ponts du XIXème siècle en fer construits à quelques mètres d'intervalle. On continue notre excursion en empruntant cette fois une ancienne voie de chemin de fer désaffectée, nous sommes interrompus dans notre élan par une sorte de gardien nous signalant que le lieu n'est pas du tout sur et qu'il ne vaut mieux pas s'y aventurer......On rebrousse chemin.....même si notre curiosité nous aurait bien mené un peu plus loin. Nous reprenons un bus pour rejoindre le centre ville, à la recherche de librairies françaises. Nous nous rendons directement à l'alliance française pour y glaner des infos. Les deux premières librairies sont fermées, il n'est pourtant que 18h. En fait les commerces appliquent depuis une semaine les horaires d'été, ce sont les grandes vacances dans 15 jours ! On continue jusqu'à nous retrouver dans les rues piétonnes, quel brouhaha, il y a du monde partout. Les vendeurs de rue ainsi que les artistes et les saltimbanques s'installent pour la nuit. La soirée commence. Nous sommes impressionnés depuis notre arrivée par le nombre de voitures françaises représentées ici. Il y a plein de R12, R6, R18, 404 et 504......bref, que de souvenirs......très peu de voitures asiatiques comme nous avons pu en voir un certain nombre dans les autres pays. Les garçons ont faim, on s'arrête chez Mc Do, ils mangent tous les deux et nous rentrons à l'hôtel. Ils prennent leur douche et s'installent dans le petit salon devant la TV. Nous sortons tous les deux en amoureux. Nous nous faisons un super resto. Avions initialement prévu de nous faire une soirée « tango », mais c'est compliqué. Il faut réserver, seulement par téléphone à l'avance. Nous tentons notre chance, mais c'est très cher et complet partout.....Alors on se rabat sur un resto très populaire et bondé mais l'on y mange divinement bien. Nous nous régalons une fois de plus d'une pièce de viande de plus de 400g pleine de graisse, mais que c'est bon......La viande est à tomber par terre.....Ce n'est pas une légende, la viande ici a vraiment un goût qui n'a pas grand chose à voir avec la viande que nous connaissons. Elle est vraiment très tendre, « viandeuse » comme disent les bouchers. Un vrai régal !!! Et le vin , idem. Bref, une soirée sous le signe de la bonne humeur et des rites argentins, puisqu'à chaque coin de rue nous pouvons assister à des démonstrations de tango, cette danse est un vrai rituel et fait vraiment parti de la vie intégrante des argentins ; elle est présente partout. . Nous rentrons repus....mais tellement bien .........

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03 décembre 2008

Décidément, c'est à croire que nous avons décidé de ne pas profiter des matinées dans cette belle capitale. Nous émergeons une fois de plus à 10h30 ! P'tit déj', internet et bouclage des sacs, check-out à 12h. Je récupère le linge que j'ai laissé à laver hier. Je me retrouve avec un string et un caleçon d'homme qui ne nous appartiennent pas. Par contre il me manque un pantalon.....que nous ne retrouverons pas ! Il fait un temps magnifique dehors mais les garçons ne semblent pas décidés à bouger aujourd'hui. Franck a des mises à jours à faire et des téléchargements (qui n'avancent pas) pour transférer des fichiers du créative au P.C. Arthur n'a pas terminé ses devoirs de français. Qu'à cela ne tienne, je pars me promener toute seule. A peine franchit la porte, Vicky, pris de remords, se joint à moi. Nous prenons le métro dont nous commençons à connaître les lignes sans éprouver le besoin de regarder le plan. Nous rejoignons le quartier de Palermo. Encore une facette bien différente de cette ville caméléon. Ce quartier résidentiel est disposé autour d'un immense parc agrémenté de lacs. De larges avenues avec de magnifiques jardins fleuris invitent à la promenade. On croise des mordus de jogging qui foulent les trottoirs dégoulinants de sueur....Qu'il fait chaud ! Nous passons devant le musée d'Evita mais il fait trop beau pour que nous allions nous y enfermer. On continue notre chemin, cette balade est très dépaysante avec tous ces espaces verts et leurs arbres en fleurs. Nous reprenons le métro, cette fois direction Belgrano, quartier également résidentiel et très verdoyant. Je profite de la grosse animation commerçante pour faire quelques boutiques, Victor quant à lui reste suspendu devant les magiciens dont les tours l'intriguent de plus en plus au fil des jours....Les premières décorations de noël nous apparaissent, bien étrangement il faut l'avouer. Comment penser que nous sommes à la période des fêtes ? On est bien loin de tout ça.....De nouveau le musée d'art espagnol Larreta nous implore de lui rendre visite ; mais vraiment pas envie......(c'est pourtant deux endroits que j'aurai volontiers exploré ). On ne pourra pas dire que notre incursion dans cette superbe capitale aura été des plus culturelles.....On doit retrouver Franck et Arthur vers 17h, mais c'est à 17h20 que nous franchissons les portes de l'A.J. Le temps que nous rassemblions nos affaires et que nous nous préparions pour le départ, la pendule affiche 17h40. Notre bus part à 18h. Franck nous suggère de prendre le métro, mais vu l'heure qu'il est et l'envergure de nos bagages, je trouve l'idée plutôt saugrenue.....Nous optons pour le taxi. Lorsque le chauffeur (à qui nous demandons d'accélérer) apprend que nous devons être au terminal de bus dans les 5 prochaines minutes, il s'écrie « oh, my god ! », c'est amusant, vu la situation qu'il s'exprime de la sorte en anglais......Serait-ce une citation universelle ????? Toujours est-il que vu la circulation, il lui paraît peu probable que nous puissions être à l'heure pour attraper le bus. Par chance (son « god » nous aurait-il accordé une faveur !), nous arrivons in-extremis, il est presque 18h10, nous trouvons assez facilement le quai d'où notre bus était sur le point de partir. Le chauffeur exaspéré de nous voir arriver refuse de mettre nos sacs dans les soutes, il nous a visiblement attendu....On insiste, il finit par accepter. Nous voilà repartis, cette fois pour 18h de route à travers la pampa ; direction la Patagonie. On commence à s'habituer à ces longs trajets et à en apprécier les voyages, le confort, et les avantages certains qui nous permettent à la fois de nous reposer, de travailler, de rêver en admirant les paysages avant que la nuit ne prenne place, et d'échanger avec les autres.

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04 décembre 2008

La Patagonie (le pays des gens aux grands pieds....) est un peu plus grande que la France ! Désertique, elle compte moins d'un habitant au km². La plus grande partie de ce territoire appartient à l' Argentine et le reste au Chili. Cette terre fascine par ces grands espaces et, depuis que nous avons ouvert les yeux il y a un peu plus de 4 h, nous ne pouvons pas dire que nous ayons vu beaucoup d'habitations, nous n'en avons pour ainsi dire croisée aucune. Ce ne sont que des paysages d'immensités. Puerto Madryn, qui se trouve au coeur du pays gallois, nous apparaît au creux du golf de nuevo dont la mer est d'un bleu exceptionnel. Dés notre arrivée à la station de bus, nous nous hâtons pour réserver nos billets pour Ushuaïa. En effet, il s'agit d'un long voyage, qui de surplus est très prisé et, il n'y a qu'un bus par jour au départ de Rio Gallegos. Ville que nous devons obligatoirement rejoindre après 17h de trajet pour reprendre une correspondance pour Ushuaia 3h plus tard où là nous repartons pour 11h de voyage ! Et oui, c'est vraiment le bout du monde..... Il était temps, il ne reste que 3 camas et un siège semi-cama. Nous n'avons pas le choix si nous voulons repartir des samedi. D'autant que nous pensions faire un trajet de nuit. Le taxi nous dépose devant un petit hôtel indiqué dans notre guide mais les prix y sont exorbitants. On change de crémerie ! C'est une vraie galère pour trouver un hôtel à des prix abordables, on y passe presque 2h.....On est fatigué et c'est avec soulagement que nous déposons nos énormes chargements dans une petite pension très simple mais assez tranquille. Malheureusement il n'y a de la place que pour ce soir et il a fallu que nous trouvions un autre endroit pour demain (pas trop loin, ouf !). On se rue dans la première pizzeria du coin et y dévorons une gigantesque pizza au roquefort, on est affamé. Ensuite nous partons glaner des infos pour notre excursion de demain dans la péninsule Valdés pour aller voir les baleines franches et leurs petits. On est tous très impatients de voir ça. De nouveau nous sommes atterrés des prix pratiqués dans cette région, et l'on nous dit que c'est encore plus cher dans l'extrême sud, ça promet.....Nous n'avons plus assez de liquidité et n'arrivons pas à retirer d'argent avec nos cartes. Est-ce à cause des gros montants réglés pour les différents trajets en bus et les retraits que nous avons fait en début de semaine ?? Toujours est-il que c'est pas cool. On trouve un bureau de change pour changer des dollars. La porte est close et il y a du monde qui attend. On peut lire sur la porte que l'agence rouvre à 18h.....la montre de Franck affiche 19h ! On est complètement largué avec les décalages horaires.....On ne fait que ça !!!! Mais on comprend mieux, on avait l'impression d'être arrivés assez tard ce matin, alors qu'en fait il était une heure plus tôt. Finalement, après avoir écumé quelques agences nous réussissons tant que bien que mal à obtenir une petite remise même si ce n'est pas mirobolant, c'est toujours ça. Nous partons demain matin à 8h pour un retour aux environs de 19h demain soir. Nous faisons quelques courses et retrouvons les garçons que nous avions laissés à l'hôtel. Une bonne douche pour tout le monde, petit dîner tranquille et gros dodo. Il est presque 22h et il fait encore jour, on voit qu'on est bien plus au sud.

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05 décembre 2008

Comme il est difficile de s'extraire du lit quand le sommeil nous ordonne presque de ne pas le quitter.....Il est 7h10 et personne ne se lève pour éteindre la sonnerie du réveil. Deuxième session de bip-bip, je cède, je clap ! Il faut encore une fois refaire les sacs puisque nous changeons de logement ce soir. Pains grillés, beurre, confiture et VRAI café excitent nos papilles dés ce matin ; comme à la maison. D'ailleurs on s'y croirait presque, dans cette petite pension très chaleureuse. La jeune femme qui nous sert notre p'tit déj' nous demande si nous avons trouvé un endroit où dormir ce soir. On acquiesce, et, on a de surcroît réglé d'avance le dortoir de peur que celui-ci ne nous passe sous le nez. Elle nous apprend que la chambre qui ne pouvait nous être attribuée ce soir à finalement fait l'objet d'un désistement. Trop tard, dommage ! Le colectivo nous récupère devant l'hôtel à 8h00. Il fait un temps magnifique, une belle journée d'été s'annonce. Nous roulons un centaine de kms avant d'arriver à l'isthme. Ici, toutes les distances sont importantes, le climat est semi-désertique. Nous croisons nos premier ñandous (cousins de l'autruche) et nos premiers troupeaux de guanacos (cousins du lama) et de moutons. Sur la piste nous roulons sur des grilles qui empêchent ces derniers de passer d'un pâturage à l'autre. Nous longeons des salines au blanc aveuglant. Nous découvrons le village de puerto Piramides en descendant le long de la route, le seul de la péninsule. Une plage très agréable y accueille déjà des baigneurs. Nous embarquons sur notre bateau qui bizarrement est mis à l'eau remorqué par un tracteur. Il n'y a pas de ponton. Nous espérons au plus profond de nous, et, c'est d'ailleurs une des raisons qui nous a fait nous hâter pour descendre en Patagonie, voir les monstrueuses baleines franches. Ces monstres marins, les plus grosses que l'on puisse observer. En effet, hier soir nous avons croisé des jeunes qui revenaient de la mer et qui malheureusement n'en avaient aperçu qu'une ; quelle déception. Elles ont commencé leur descente vers l'antarctique. Elles arrivent ici à partir du mois de juillet pour accoucher de leur petit. Elles mettent bas seulement un petit tous les 3 ans. Les femelles mesurent environ 17m, elles sont plus grandes que les mâles. Elles pèsent de 25 à 30 tonnes et les baleineaux mesure 6m et pèsent près de 2 tonnes (quand même !). Elles restent là jusqu'au mois de décembre pour rejoindre ensuite l'antarctique. D'ailleurs les scientifiques s'expliquent difficilement pour quelles raisons beaucoup d'animaux migrent vers ces côtes pour une période de l'année. Peut-être s'y sentent-ils en sécurité.....L'espèce était en voie d'extinction mais depuis qu'elles sont protégées, leur population croit chaque année de 6%. Elles sont désormais plus de 5000 à venir migrer dans la région. On peut parfois les voir sauter verticalement , principalement à la saison des amours..... Sommes-nous réellement nés sous une bonne étoile ??? Nous bénéficions d'une mer d'huile extraordinairement calme et d'un ciel d'un bleu profond. A peine arrivons-nous au large que nous commençons à voir évoluer une maman et son petit. Elles ont de grosses callosités sur la tête. Ouah, quel spectacle ! Elles avancent assez lentement.......C'est merveilleux, jamais nous n'aurions pensé voir de tels spécimens d'aussi près. J'en ai les poils tout hérissés et le coeur qui palpite, je ne suis visiblement pas la seule....Durant plus d'une heure nous allons avoir la chance d'observer des familles, dont une de 3 qui va nous tourner autour un certain temps. La maman allant jusqu'à se coller le long du bateau, se mouver comme si elle dansait, et passer de l'autre côté ; on en croit pas nos yeux ! On les voit sous la transparence de l'eau, elles sont gigantesques...Chaque fois elles nous montrent d'abord leur dos luisant puis la tête et pour finir leur grande queue. On n'arrête pas de flasher, nous voudrions tellement mettre « en boîte » et conserver à jamais ce que nous admirons à l'instanté, mais c'est loin d'être si facile....Puis comme nous le fait si bien remarquer Arthur « C'est pas grave qu'on ait pas des supers photos, ce qu'on voit là, c'est sur qu'on s'en rappellera toute notre vie.... ». Il a sûrement raison. Cerise sur la gâteau, de retour dans la baie, nous assistons à un ballet de dauphins qui s'en donnent à coeur joie de cabrioler devant nos yeux. Nous déjeunons sur la plage à côté des baigneurs, les garçons jouent avec des chiens profitant eux aussi de la baignade. Ils viennent d'ailleurs s'ébrouer à plusieurs reprises autour de notre pique-nique.....La pause déjeuner terminée, nous redescendons sur Punta Delgada où une grande colonie d'éléphants de mer s'est installée. Tout comme en californie ou au Pérou, sur les îles Ballestas, ils passent le plus clair de leur temps à lézarder au soleil. Nous avons de nouveau le plaisir d'admirer des salines dont la couleur blanche a viré au rose avec l'exposition du soleil. C'est superbe ! La plus grande saline qui descend à moins de 24 m au dessous du niveau de la mer est l'une des plus importantes dépressions du pays. Nous refaisons une quarantaine de kms pour arriver au sommet d'une immense langue de terre et de galets qui se détache de la péninsule. De nouveau des colonies d'éléphants de mer et de lions de mer y ont élu domicile (seuls les mâles nous permettent de les différencier des deux espèces ) et c'est là qu'au mois de septembre et octobre, des orques viennent rôder à l'affût de bébés phoques. Ils s'échouent sur la plage, avalent un ou deux phoques et repartent d'un coup de nageoire. Nous l'avons vu sur des vidéos, c'est macabre et très impressionnant ! Quelques kms plus au nord, vivent des centaines de pingouins de Magellan dont on a déjà vu quelques spécimens avec les lions de mer sur la langue de terre. L'espèce est en danger d'extinction, ils creusent leurs nids au dessus de la plage, un peu comme des terriers, c'est très curieux, on n'avait encore jamais vu ça. Ils font des aller retour en se dandinant pour aller chercher des brins d'herbes, quelques bécotages entre chaque trajets, et c'est reparti, ils sont assez comiques. C'est l'époque de la ponte et les petits naîtront dans 3 mois. Ils sont tout près de nous, Arthur leur parle, on a l'impression qu'ils lui répondent, c'est très drôle. Nous rentrons à Puerto Madryn. Quelle journée ! Nous comprenons que cet endroit soit aussi réputé. La visite en vaut vraiment le détour. C'est sur une soirée spaghetti que nous terminons cette journée. Je pense que nous allons encore bien dormir, et puis, nous avons de quoi alimenter allègrement nos rêves.......

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Baleines dans la peninsule valdès
envoyé par frankana

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