13 juin 2008
australie
Superficie : 7 682 300 km2 (15 fois la superficie de la France)
Population : 19 millions
Capitale : Canberra
Peuples et ethnies : Européens, Aborigènes, Asiatiques
Langues : anglais, langues aborigènes (le mabinag, la langue des îles du détroit de Torres, et la langue du désert occidental étant les plus communément parlées), plus environ 200 autres (dont l'italien, le grec, le cantonais, le libanais, le vietnamien, le turc...)
Religions : Anglicans (26,1%), catholiques (26%), autres chrétiens (24%)
Institutions politiques : État fédéral (6 États, chacun pourvu d'un gouvernement et d'un parlement, et deux territoires), démocratie parlementaire sur le modèle britannique, membre indépendant du Commonwealth
Principales activités : Tourisme, charbon, or, viande, laine, matières premières Décalage horaire : +10 heures en hiver
Formalités : Passeport valide 6 mois après le retour
Visa électronique valable 1 an qui coûte 20 AU$ (émis par l'agence de voyage, ou sur internet www.eta.immi.gov.au) Attention, un ETA pour chaque voyageur (enfants compris)
Monnaie : Le dollar australien : 1$AUS = 0,625€ au 15 juin 2008
1€ = 1,60$AUS
14 janvier 2009
Atterrissage à Sydney à l'heure. Une demi_heure plus tard, nous sommes prêts à franchir les portes de l'aéroport. Nous vérifions une dernière fois que personne ne nous attend. Il était normalement prévu qu'un membre du personnel de l'Alfred Park vienne nous chercher., mais personne. Je téléphone, une jeune fille me répond qu'ils ne peuvent malheureusement pas se déplacer pour le moment et me suggère de prendre un taxi dont le prix de la course nous sera défalqué de notre note. Nous franchissons la sortie de l'aéroport et sommes instantanément plombés par la chape de chaleur ambiante : 37° et par un brin d'air.....Ouah ! Quelle chaleur . Nous discutons avec le chauffeur de taxi qui nous conduit au backpacker. IL nous dit être un grand fan de football français et Allemand. Par contre il n'a pas l'air de porter dans son coeur les anglais....IL en veut également à Zidane de n'avoir pas joué lors du jubilé de Karembeu à Nouméa où il avait apparemment fait spécialement le déplacement !! C'est un grand mordu de surf, comme tout australien qui se respecte, !!! Il nous montre une coupure de presse d'un quotidien d'hier où un surfeur s'est fait attaqué par un requin blanc, son surf est plus qu'entamé....lui a pu être sauvé grâce à un pêcheur. C'est assez fréquent sur les côtes australiennes du fait que ce soit truffé de requins, même si la plupart des accidents ne finissent pas toujours en drame.... la plupart des plages sont d'ailleurs équipées de piscine d'eau de mer et de filets anti-requins... Les garçons sont un peu décontenancés, nous pensions aller nous baigner en soirée et, à vrai dire ça refroidit un peu .L'Alfred Park est super bien situé, contrairement à ce que nous pensions, nous pensions être un peu excentrés, ce qui n'est pas du tout le cas, nous nous trouvons juste à côté de la central station et juste à côté d'un grand parc qui donne à l'endroit un charme tout particulier. Nous prenons possession de notre chambre et ressortons aussitôt afin de trouver une banque HSBC. L'air ambiant est étouffant. Nous nous arrêtons à la terrasse d'un pub pour prendre une bière. A peine avons-nous commencé nos verres que le serveur (qui n'avait pas encore vu les enfants, ceux-ci étant restés à l'extérieur lors de la commande), nous avertit qu'il est interdit à toute personne mineur de pénétrer dans l'enceinte d'un lieu vendant ou distribuant de l'alcool. Ils avalent leur coca en vitesse et nous attendent derrière les balustrades. Oups ! On avait oublié...Nous retirons de l'argent, flânons un peu dans les rues puis dînons dans un resto japonais très réputé sur la place de Sydney, il y a d'ailleurs foule à l'extérieur et les gens attentent que des tables se libèrent pour pouvoir s'installer. Nous mangeons excellemment bien puis rentrons. Nous sommes exténués...La chaleur sûrement. Heureusement notre dortoir est équipé d'une climatisation.
15 janvier 2009
Grand jour pour Mr Yang, aujourd'hui !!! 40 printemps (heu !!! rouleaux de printemps....) Alors, happy, happy birthday to you Mr yang.
Comme c'est bon de dormir dans de vrais lits. Je ne sais pas très bien quelle heure il est du fait du décalage ! La montre de Franck affiche 9h20. Déjà !A-t-il changé d'heure hier soir ? J'enfile mes affaires de sport pour aller courir. J'ai à peine franchit la porte que la chaleur me tombe dessus tel un énorme feu de joie....Je fais quelques foulées puis capitule, je dégouline de sueur et l'air est suffocant. Je demande à une passante où je peux trouver un supermarché. Nous n'avons rien prévu pour le petit déjeuner et j'avais prévu d'y aller en rentrant. Je fais mes petites courses et rentre à l'Alfred park. Tout le monde est levé, il est en fait 8h30 et non 10h30. Nous déjeunons sur la terrasse à l'abri du soleil puis les garçons travaillent un peu. Je fais pendant ce temps quelques investigations sur internet pour notre escapade de la journée. Nous commençons celle-ci par quelques kms dans le centre. Comme toujours nous nous imprégnons de l'atmosphère qui règne dans cette ville si palpitante. Celle-ci y est très chaleureuse, on retrouve tout comme en Nouvelle-Zélande, ce souci de bien-être qui émane de chaque personne. Sans que nous n'ayons a demandé quoi que ce soit, dés que nous sommes arrêtés à regarder un plan ou à chercher une rue, il y a toujours un passant qui nous demande si nous avons besoin d'aide, c'est vraiment incroyable ! Ville très cosmopolite, Sydney compte une population métropolitaine d'environ 4,3 millions d'habitants appelés sydneysiders ! Aux structures solides des bâtiments victoriens se juxtaposent les lignes épurées des gratte-ciel de verre et d'acier. On compare souvent cette ville à San Francisco, soleil en prime, et c'est d'ailleurs une idée communément répandue que l'Australie ressemble aux Etats-Unis. Nous pensions d'ailleurs y trouver beaucoup plus de similitude avec New-York, alors qu'il y a au contraire de nombreuses différences sur de nombreux points. L'une des premières choses que l'on ressent en arrivant dans cette ville (c'est du moins notre cas), c'est une impression de grandeur de la city. Celle-ci est pourtant implantée au beau milieu de la baie, et compte énormément d'espaces de verdure. On s'y sent tout de suite à l'aise et en toute sécurité. Toutes les boutiques nous font de l'oeil. C'est la période des soldes et sur la plupart des vitrines sont placardées des affiches annonçant, 50%, 60%, jusqu'à 70% de discount......Nous descendons, toujours à pied jusqu'au quartier historique de Sydney ; les Rocks. Ce quartier abrite les pubs les plus anciens de sydney ainsi que de nombreux marchés où il fait bon se promener. Flanqué d'un côté par le grand pont de Sydney, le Sydney Harbour Bridge (et oui, encore un !), et de l'autre par l'opéra, Circular Quay est l'emblème et l'entrée du fameux quartier des rocks et nous ouvre les portes sur de magnifiques panorama. Des aborigènes jouent du didjeridoo Nous montons dans un premier temps jusqu'au pont. Inauguré en 1932, c'est le pont qui est doté de la plus grande arche d'acier au monde et c'est aussi le monument le plus photographié de Sydney après l'opéra. Il nous offre une vue sur toute la baie, les quais et l'opéra, epoustouflante. Tous les ferrys aux couleurs vertes et jaunes qui se croisent et s'entrecroisent laissant passer les jet-boats et les quelques bateaux de plaisance. Un énorme orage éclate et les éclairs qui fendent le ciel semblent tout droit sortis d'une machine à remonter le temps. Nous redescendons vers l'opéra. Le célèbre opéra de Sydney, celui dont on voit aussitôt l'image dés que l'on pense à Sydney. C'est d'ailleurs de loin, je crois, le seul et unique bâtiment que nous serions tous à même de décrire sans n'avoir jamais de près ou de loin approché cette ville. Il a été conçu par un architecte danois Jorn Utzon et a été inauguré après diverses protestations quant au projet final plus de 16 ans après son commencement. Sa conception et sa forme nous font penser à d'énormes coquillages s'ouvrant sur la baie. D'ailleurs de grands tas de coquilles de mollusques blanches ont été retrouvés sur son site le marquant comme lieu de rencontre et de cérémonie où l'on se partageait ces fameux mollusques tout en se racontant des légendes. Une autre averse nous fait nous abriter sous ces extraordinaires coquilles. Ça rafraîchit l'air et ça fait un bien fou. Nous sommes exténués par tus ces kms avalés depuis ce matin. Nous avons pris pour les 3 jours à venir, un pass nous donnant accès aux bus, trains, métros, et ferrys sans aucune limitation. Nous rentrons. Les enfants s'arrêtent à l'Alfred park, pendant que Franck et moi allons faire le plein de courses. Nous nous préparons un bon festin. Le vin australien est très agréable à boire. Tout le monte, nous bouquinons un peu. Même pas envie de nous mettre su internet. Je n'ai pas tapé mes notes depuis 5 jours ; ça va être gentil lorsque je vais m'y mettre. Notre fenêtre est cassée et donne sur le jardin et la terrasse et, en bas c'est ambiance festive ; guitare et voix qui montent, montent......il y a de l'ambiance.....Ah ! Ces jeunes....franck s'est pourtant endormi tout comme Arthur. Nous restons Victor et moi-même à bouquiner et écrire tout en les écoutant....On descendrait bien les rejoindre ....
16 janvier 2009
C'est notre deuxième nuit sur le continent australien. La clim' a fonctionné toute la nuit malgré le bruit infernal qu'elle fait. Nous nous préparons et traversons le parc pour prendre le train à central station. Nous descendons à Circular Quay. Nous y flânons un moment tout en écoutant les aborigènes jouer du Didjeridoo. Puis nous embarquons sur le ferry pour Manly. A dix kms de Sydney, Manly a été nommée ainsi par le capitaine Arthur Phillip en 1788 parcequ'il trouvait les aborigènes locaux très « manly » (courageux, virils). Le surf australien a connu ses débuts ici en 1890 et, c'est aujourd'hui devenu une plage de renommée mondiale fréquentée par les plus grands surfeurs. Le ferry parcourt toute la longueur du Sydney Harbour avec de splendides vues sur les quais résidentiels ayant fenêtre sur baie. Il passe devant les heads (têtes de rochers défendant le Harbour contre la puissance des vagues du pacifique) avant d'entrer dans la baie de Manly Cove, nous arpentons le mall piéton bordé de palmiers qui traverse l'étroit isthme entre les quais et l'océan. LA plage est superbe et invite autant à la baignade qu'aux sports les plus extrêmes. Le sable est d'un blanc réfléchissant et la mer très bleue. Surfeurs et baigneurs s'y côtoient sous l'oeil attentif des life guard. On ne plaisante pas avec la sécurité ici et les plages sont ultra surveillées. Les courants sont très violents et il faut être très prudent. D'ailleurs les life guard nous rappellent à l'ordre à 2 reprises nous faisant sortir de l'eau. Requins ou courants ????? Franck n'a jamais autant passé de temps dans l'eau depuis que nous sommes partis, je n'en reviens pas. Lui qui n'a jamais été trop plage......Il en serait presque le premier à nous réclamer une petite baignade chaque fois que nous en avons l'opportunité. IL faut dire qu'il faudrait vraiment être difficile pour rechigner à se plonger dans de tels endroits. Nous déjeunons sur la plage puis reprenons jusqu'à Palm beach. LA plage qui se targue de posséder le surf le moins dangereux des plages du nord. C'est un endroit magique avec une très belle promenade qui nous mène jusqu'au phare de Barren Joey. En fin de journée, nous reprenons le bus. Arthur et moi ratons l'arrêt auquel nous devions descendre et retrouvons les garçons au ferry une heure plus tard. On reprend celui-ci pour rejoindre Sydney à 20h10, la nuit tombe et Sydney by night, c'est encore plus beau, comme toutes les belles villes illuminées. La vue que l'on a du ferry sur toute la baie, l'opéra, l'Harbour Bridge , c'est : No comment ! Ouah ! L'embarcadère qui donne sur le port où se trouve l'opéra est bondé de monde. Nous rentrons, fatigués de notre journée. Nous dînons puis, personne ne demande son reste, c'est gros dodo....
17 janvier 2009
Sydney est véritablement une ville magnifique. On s'y sent à l'aise, en toute sécurité et avide d'en découvrir toutes ses facettes. J'avais encore à l'esprit d'aller courir mais la chaleur m'accable dés ce matin...pas envie...... Mais comment font-ils tous ces joggers ??? C'est fou ce que se laisser vivre et ne rien faire prendrait vite le dessus sur le reste. Nous devenons léthargiques.....Un p'tit déj' copieux pour amorcer la journée qui commence et, une fois tout le monde sur le pont nous quittons notre nid pour, aujourd'hui profiter du « Sydney tour explorer » ; un bus qui nous permet de profiter de la ville sur 28 kms sur un parcours de 26 stops. Nous pouvons y descendre et y remonter à loisir. Le bus s'y arrêtant toutes les 20 minutes. L'un de nos premiers stops nous arrête au pied du Harbour Bridge mais surtout aux portes de Luna Park. Un grand parc d'attraction, le grand parc d'attraction de Sydney. C'est un lieu qui a ouvert ses portes depuis 1935, il est très fréquenté et surtout très attrayant pour les petits et les grands. Il est de plus idéalement situé puisqu'il se trouve en plein coeur de la city sur la rive opposée. Tout ça attise les envies.....Que fait-on ? Nous avions normalement prévu de faire du jet-boat à 11h. On leur propose un deal. C'est, soit le jet-boat, soit le park. Ils n'hésitent pas une seconde : le park ! Nous prenons deux forfaits pour la journée et leur donnons RDV à 15h à l'entrée du parc. Cela nous permet de profiter d'une partie de la journée rien que tous les 2. Entre temps, nous sommes allés prendre des billets pour l'opéra ce soir. Une représentation du grand cirque y est donnée. Nous avions à coeur de ne pas repartir de Sydney sans avoir assister à une performance dans l'enceinte de ce lieu mythique. Et là, ça tombe très bien, c'est un spectacle pour tous. Les prix y sont exorbitants, mais on a rien sans rien !!! Et puis nous n'aurons que très peu d'occasion de profiter d'une telle soirée. Nous repartons donc avec Franck pour notre tour de ville. Nous nous arrêtons à l'australian Museum dans lequel nous commençons à nous perdre. Il nous apparaît évident qu'il faut que nous y revenions avec les enfants. Nous continuons donc notre tour. Stop à Hyde Park. Le temps passe vite, très vite même. Il est déjà l'heure que nous retournions à Luna Park pour y retrouver notre progéniture. On s'arrête dans le quartier des rocks casser la croûte sur le marché. On attrape un métro puis un train, et, 2 stations et 10 minutes plus tard, nous y sommes. Milson point, à 2 pas du park. Comme c'était à prévoir, ils n'ont nullement l'intention ni l'envie de continuer ce tour de ville avec nous. Et quitter ce lieu de distraction en en ayant profité si peu, c'est inhumain, nous disent-ils !!!!!!! On est vraiment des parents indignes, on sait.....Nous les laissons donc à leur grand bonheur et repartons de notre côté. Cette fois RDV à 18h15 pour être pour 19h à l'opéra. On flâne en ville en profitant du quartier chinois. Arthur nous a fait bien rire ce matin en faisant un constat qui n'avait rien d'absurde tant c'est flagrant ici. Il nous a dit « il y a tellement d'asiatiques ici que je suis sur qu'il n'y en a plus du tout en Asie.... »! C'est un fait la population est extrêmement bridée et nous nous étions déjà fait la remarque en Nelle zélande. Nous faisons quelques achats puis reprenons notre bus jusqu'à l'Art gallery of new south walles Museum. C'est un musée d'art aux collections très complètes d'oeuvres d'artistes européens (certains d'entre eux, que je ne connaissais pas au préalable, contemporains pour certains, m'ont interpelé par leur talent et les expressions qui émanent de leurs oeuvres), d'art japonais et de peintres australiens depuis le XIXème siècle. Nous y retrouvons d'ailleurs quelques oeuvres d'A.Rodin. Nous avons également beaucoup apprécié une très belle collection d'art aborigène et d'art tribal. Nous faisons une dernière halte au Power-museum mais le temps nous rattrape de nouveau et pas le temps d'en faire la visite. On a loupé à 30 secondes près le bus. Nous devons attendre 20 minutes. Puis une fois à la gare ; idem : 10 min et 15 min pour le suivant. On arrive à Milson Point à 18h50. Le temps de courir chercher les garçons et de remonter jusqu'à la station de train, nous avions 7 minutes chrono pour attraper le train rejoignant Circular Quay, mais.....nous le voyons s'éloigner sous nos yeux......On n'en peut plus !!!!On est tous à bout de souffle !!! On arrive finalement à l'opéra à 19h15. Serons-nous à l'heure quelque part un jour ?????.....Le spectacle vient de commencer : C'est le Grand Cirque. Celui qui s'est produit à Monaco lors du dernier gala de la croix rouge. Les numéros sont exceptionnels. C'est la première fois que nous assistons à ce genre de spectacle. A l'entracte, nous nous retrouvons au salon. Tout le monde est sur son 31. Les femmes sont toutes en tenues de soirée. Robes longues supers sexys et talons hauts. Coupe de champagne et petits fours.....On dénote un peu dans le décor avec nos tongs et shorts de « babos ».....L'endroit est vraiment prestigieux. Il y a d'épaisses moquettes partout. Nous y marchons pieds nus, c'est très confortable ! Les terrasses donnent toutes sur la baie et un superbe Sydney tout illuminé. A la fin de la représentation, nous nous retrouvons à l'extérieur dans un véritable bain de foule. C'est samedi soir et, toute la jeunesse australienne est de sortie. Elles et ils sont tous supers chicos !!! c'est drôle, cette grande classe et ce bon chic bon genre. Je pense n'avoir jamais autant vu de robes longues et tenues aussi guindées dans un tel contexte. Car ils sont seulement là pour commencer leur soirée....Il est clair que sous son apparence décontractée toute cette ville et ce qui en émane est étonnamment chic et « pointu ». Toutes ces tenues sont de plus très affriolantes, voir presque indécentes aux dires de Franck !! il y a de quoi se rincer l'oeil, c'est certain ! Je trouve quant à moi très agréable d'observer tous ces tissus et serait presque envieuse de ne pouvoir m'apprêter de la sorte ne serait-ce qu'une soirée. Presque 5 mois sans maquillage, sans coiffeur, sans talon, ni la moindre fioriture. Un véritable record ! Mais finalement pas si déplaisant que ça. Nos chères têtes blondes en redemandent. Le parc d'attraction ferme à 23h. On y retourne. Et là, idem, la plupart des gens qui se trouvent sur le Luna Park sont tous hypers guindés. C'est curieux. Des salles de spectacles ouvertes qui donnent sur les quais en bois que nous longeons abritent une foule de personnes invitées pour des galas. Une quantité de jeunes filles qui trinquent à l'extérieur sont engoncées dans des accoutrements digne de véritables déguisements.... J'ai l'impression de revoir ma correspondante anglaise 25 ans en arrière. Des robes kitschs au possible (rose, bleu, paillettes et couleurs fluos se mélangent dans des versions inédites...). Est-ce le fait d'avoir changé de rive ? Sont-elles en fait tout simplement déguisées ? Non, elles ne le sont pas. Je suis assise au bord de l'eau à attendre que Victor ait terminé son attraction. Je ne peux m'empêcher de rire toute seule. Je me retourne et voit Franck dont le regard est attiré par le même spectacle que moi. Au moment où nos regards se croisent, nous éclatons de rire.....les gens nous regardent et doivent bien se demander, n'étant pas assis côte à côte, ce qu'il nous arrive. Elles sont en fait toutes en tenues de soirée. Mais d'où sortent-elles ? Elles n'ont absolument rien à voir avec les personnes que nous venons de quitter à la sortie de l'opéra. De vraies gaufrettes ! On ne pourra pas dire que les forfaits n'ont pas été rentabilisés. Nous faisons la fermeture du parc et reprenons le métro pour rentrer. Cette fois-ci sans courir. Nous n'avons même pas pris le temps de manger. Nous avons de quoi nous faire une grosse salade dans notre réfrigérateur. Ce que nous faisons en arrivant. Il y a du monde partout et la cuisine est pleine. Un couple de français qui part demain matin pour la Nouvelle -Zélande nous donne un gros gâteau au chocolat qu'ils ont à peine entamé. Ca fait le bonheur de tout le monde. Nous discutons un peu. Ils tournent en fait dans le sens contraire du notre. Ils sont allés hier sur notre blog dont ils avaient pris l'adresse sur nos t-shirts. Ils nous laissent carte de métro, cartes internet et pass multi-transport qu'ils n'ont pas épuisés. C'est vraiment sympat. 1H30 ; tout le monde au lit ! Nous devions demain prendre le train à 7h pour les Blue-mountains, mais finalement décidons de rester sur Sydney, on y est vraiment bien. Et puis des parcs nationaux nous aurons l'occasion d'en refaire en tasmanie, alors pas trop de regrets.
18 janvier 2009
C'est fou comme cette ville a un cachet européano-américain avec sa vie culturelle et ses extravagances. C'est le festival d'été et de nombreuses manifestations ont lieu en divers endroits de la city ; concerts, théâtres, projections, etc.....C'est dimanche matin et comme à New-York, nous profitons de ce début de matinée pour observer tous les sportifs déjà à pied d'oeuvre. Les techniciens installent et désinstallent les scènes. Les cathédrales Mary's et Andrew's qui se trouvent à 2 pas l'une de l'autre célèbrent leur messe d'où s'échappent les très belles voix des enfants de choeurs. Nous avons opté pour une journée plage. Nous prenons le « Bondi blue Explorer » qui, tout comme hier va nous permettre de pouvoir monter et descendre à loisir où nous le désirons sur un parcours de 30 kms. Les bus s'y arrêtant toutes les 30 minutes. Nous commençons par nous arrêter au marché dans le quartier des rocks, c'est un mélange de puces et d'artisanats. Nous montons ensuite avec le bus jusqu'à Watson Bay. On s'arrête juste avant sur un panorama épousant toute la baie de Sydney. On y a une vue sur l'Harbour Bridge, l'opéra et la city. C'est vraiment grandiose. Quand on dit que c'est ici que se trouve la plus baie du monde ; avec de tels paysages, on veut bien le croire ! Arrivés a Watson, nous prenons la promenade qui longe la côte sauvage, les flans de falaise sont déchiquetés et plongent dans une mer d'un bleu translucide. Nous redescendons déjeuner sur la plage, de poissons grillés. Franck nous a dégoté une bonne bouteille de vin blanc frais que nous dégustons dans de petits verres à pied en plastique. Elle est pas belle la vie ???? On est vraiment trop bien.....un petit dimanche comme on les aime. On se dit qu'on aimerait vraiment partager ces moments avec nos potos. Ensuite direction Bondi Beach. Avec Manly, c'est l'une des plages les plus prisée par les surfeurs et les baigneurs. Et, en effet, Bondi est bondée....hallucinant, la foule qu'il y a. Qui de plus est, foule très exhibitionniste. Arthur me demande pourquoi la plupart des filles ne portent pas de soutien-gorge......Baignade, murray, frisbee occupe une partie de notre après-midi. Les vagues sont tellement puissantes que les 2 planches vont finir brisées en 2. Elle ne rentreront pas avec nous....Après un peu de farniente, nous empruntons le sentier qui longe la côte sauvage jusqu'à Parramatta, c'est splendide. De nombreux joggers nous doublent et nous croisent, ils me donnent super envie de leur emboîter le pas, mais je n'ai malheureusement pas mes chaussures de sport, et en tongs ça va être difficile. Je me dis une fois de plus qu'il faut que je les mette dans mon sac car ce n'est pas la première fois que ça me prend. Depuis que nous sommes sur Bondi, nous n'arrêtons pas d'entendre parler français, et les garçons nous le font remarquer à plusieurs reprises. Nous devions à l'issu de ce chouette après-midi, reprendre le bus pour Circular Quay et aller visiter l'aquarium de Sydney. Celui-ci fermant à 22h. Mais nous avons loupé le dernier bus, Nous allons devoir rejoindre le centre de Bondi puis reprendre un ultime bus pour la city. Il est un peu tard pour la visite. On remet ça à demain et rentrons. On est tous les 4 flappys, ça fait 3 jours que je n'ai pas écrit et 8 jours que je n'ai pas tapé mes notes. Y'a vraiment du laissez-aller dans l'air. C'est idem pour les photos et encore pire pour la messagerie dont nous n'arrivons pas à nous mettre à jour pour répondre à nos messages. On vous assure à ce propos, que cela ne nous empêche en aucun cas de penser bien fort à vous toutes et tous. IL n'empêche qu'il va falloir qu'on se ressaisisse, ça ne va pas ....
19 janvier 2009
Le soleil tape intensément encore ce matin. C'est comme en Nouvelle-Zélande, les publicités placardées un peu partout sur les murs et affichées sur les transports en commun nous rappellent sans cesse à l'ordre. L'Australie se trouve également à proximité de l'antarctique et subit directement les conséquences du gigantesque trou de la couche d'ozone situé juste au-dessus du pôle sud. Les rayons sont beaucoup plus agressifs qu'à l'accoutumée à tel point que les autorités gouvernementales ont pris des mesures draconiennes pour tenter d'enrayer l'augmentation constante des maladies liées à la surexposition, dont ces publicités qui sont hyper trash.....!!!! Un peu comme le sont devenues les pub concernant le tabac. Nous n'avons d'ailleurs jamais utilisé autant de produit solaire. Nous en avons encore racheté 2 flacons hier pm. Franck retourne à l'Australian Museum avec les enfants. Le musée est vraiment très intéressant tant au niveau de ces expositions sur l'art aborigène et la culture aborigène, il y a d'ailleurs une magnifique collection de didjeridoo avec des sculptures et des peintures très interpellantes (le didjeridoo est l'instrument à vent et l'objet rituel aborigène. Il est fait d'une branche ou du tronc d'un jeune eucalyptus creusé par des termites. Cet instrument mesure en général entre 120 et 185 cm, et les motifs représentent la plupart du temps le dreamtime. Le didjeridoo est très certainement selon des études, le plus ancien instrument du monde). On y trouve également une multitude de squelettes et de fossiles tout aussi impressionnants. Pour ma part, je me rends à l'HSBC banque essayer de retirer de l'argent. En effet, nous avons reçu un message nous informant que notre compte était bloqué faute d'avoir prévenu notre banquier de notre arrivée sur le territoire Australien. Le distributeur m'informe qu'il m'est impossible d'effectuer un retrait. J'essaie à 5 reprises avec des montants différents, ça ne fonctionne pas. Une employée de la banque m'explique, en reprenant les termes du message que nous avons reçu que notre compte est bloqué et que de ce fait, je ne peux obtenir d'argent avant d'avoir fait le nécessaire auprès d'HSBC France. C'est vraiment pénible toutes ces démarches.....Et, les « aussies »sont parfois vraiment exaspérants avec leurs règles auxquelles il ne faut jamais déroger !!! En plus, je n'ai pas mon passeport sur moi, donc ne peux rien faire pour le moment. Je remonte au musée en informer Franck et en profite en les attendant pour m'installer dans le parc et taper mes notes durant 1h30. Arthur souhaite aller voir les concessions Ferrari et Maserati dont lui a parlé Franck. Nous y sommes déjà allés ensemble et cela ne me dit rien d'y retourner. On se donne RDV plus tard, j'occupe ce temps à écumer quelques boutiques puis rejoins le Darling Harbour. J'adore ce quartier, ces vieux quais en bois. Darling Harbour et Cockle Bay représentent 60 hectares de parcs paysagers et de jardins ouvrant sur la promenade au bord de l'eau avec une vue directe sur toute la city qui lui fait face. Il y a toujours énormément de monde, des spectacles gratuits y sont donnés tous les week-end et il y a plein de choses à y faire jour et nuit. C'est un endroit très sympat. Je me pose au bord de l'eau et sors mes livres tout en observant les passants. C'est vraiment très branché, il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs ; j'adore ça. Les garçons finissent par me rejoindre 1h plus tard. Nous remontons à HSBC, il nous faut des fonds et quelque soit la ville au monde où nous nous trouvons, ils sont sensés nous dépanner d'un minimum de 1500 euros. Après quelques tergiversations, nous obtenons gain de cause. Ça va nous permettre de tenir les 5 prochains jours et nous laisser le temps de nous retourner. Nous redescendons sur Darling Harbour et y prenons un pass pour visiter l'aquarium et le wildlife park, le plus grand zoo d'Australie dans lequel on ne trouve que des animaux australiens ; kangourous, koalas, wombats, dingos, émeus, caosears, crocodiles, échidnés, dasyures, quokkas, etc..... l'aquarium va finalement nous decevoir malgré ses réservoirs géants sous l'eau que l'on visite sous des tunnels transparents où requins et raies géantes nous frôlent presque, et malgré sa partie représentant la grande barrière de corail. Il est vrai qu'après avoir vu celui de Monterey aux Etats unis, nous sommes ici un peu restés sur notre faim.....Serions-nous blasés ??? Après ces quelques heures de culture sur la faune et la flore de l'australie nous remontons à pied, il fait super bon à cette heure là. Nous faisons quelques courses pour dîner puis rentrons. On en a plein les jambes, on a encore bien galopé aujourd'hui. La viande que nous avons acheté est encore délicieuse, elle fond dans la bouche et le vin rouge australien est également très bon. Notre dernier dîner à Sydney se déroule sous de bons hospices. Les enfants montent se coucher. Il est déjà tard. Nous restons tous les 2 à papoter et tentons d'ouvrir notre messagerie, celle-ci est encore en maintenance.....Demain, nous prenons l'avion pour Hobart, nous allons découvrir la Tasmanie dont nous ont tant parlé Tom et Allystair et par la même occasion les revoir. Victor a mis sa montre à sonner. Demain matin il joue à 8h au tennis avec Franck.
20 janvier 2009
Bip-bip, bip-bip....Victor saute du lit, ça fait un moment qu'il attend de pouvoir partager un match de tennis avec son « papounet ». je me lève avec eux, je vais courir. P'tit poil dort encore. Je passe devant les terrains de tennis, ils en bavent les pauvres, il fait dés ce matin une chaleur suffocante. Je ne vais d'ailleurs pour ma part ne courir qu'une demi-heure, j'ai un mal de tête qui me taraude et, je suis sure que c'est du à la chaleur et au soleil qui cogne si fort. Je rentre déjeuner, les garçons arrivent peu de temps après, rouges comme des tomates bien mures et dégoulinants de sueur. Tout le monde se douche puis nous rangeons notre bardas. Comme à chaque fois, on a un mal fou à boucler nos sacs. Nous descendons jusqu'à central station où nous prenons un métro pour l'aéroport. Nous y arrivons en 10 minutes. Les « bag drop » nous annoncent à plusieurs reprises qu'ils sont confrontés à une anomalie et que de ce fait, les bagages ne peuvent être enregistrés. Ceux-ci s'accumulent et les files d'attente n'en finissent pas de s'allonger. Tout est finalement enregistré en manuel, le sac de Franck qui prend de plus en plus d'ampleur depuis notre départ affiche les 30 kgs. Il est étiqueté comme bagage lourd. So heavy !! Le service de sécurité nous colle de beaux sticks orange. Les garçons travaillent puis vont se restaurer chez « burger-king ». je rejoins quant à moi la salle d'embarquement où je m'installe pour taper mes notes et tenter de rattraper le retard que j'ai. Le vol ne dure que 2h. Franck s'est endormi. Nous atterrissons à Hobart à 16h00. Tom nous avait envoyé un message dont nous n'avons pris connaissance qu'avant de monter dans l'avion. Il ne peut malheureusement pas être là, il est parti pour Devonport voir sa soeur qui vient d'avoir un petit garçon. Il a laissé des instructions à l'un de ses amis pour qu'il vienne nous chercher à l'aéroport. Nous l'appelons dés notre arrivée. Il s'agit de son colocataire, Damien. Il débarque, pieds nus....il est tout aussi charmant et avenant que Tom où comme tous ces gens que nous avons croisé depuis notre arrivée en Océanie. Ils ont vraiment tous à coeur de mettre les gens à l'aise et n'ont de cesse d'être à nos petits soins. On devrait vraiment en prendre de la graine......Il nous fait faire un petit tour de ville puis nous emmène chez eux. Ils cohabitent en fait à trois, avec Sam, dans une grande maison sur les hauteurs d'Hobart. Tom a tout prévu, il nous a laissé sa chambre et installé deux matelas supplémentaires pour les enfants. C'est marrant, ça ne fait que 3 semaines qu'il est rentré de son grand voyage et traînent dans sa chambre des effets qui nous rappellent celui-ci tels que, son sac à dos, quelques papiers, dont son entrée pour le site du Macchu Pichu ainsi que quelques numéros de tel français et d'autres pays, des photos, entre autre.....Je ne m'imagine pas un instant dans cette situation et, préfère ne même pas y penser...........Les enfants sont à la fête ici, c'est TV, et Sam dont nous n'avions pas encore fait la connaissance rentre de son entraînement de cricket, les bras chargés de jeux vidéos, wi-fi, x-box, etc......autant dire, qu'ils ne vont pas le lâcher ! Nous dînons puis réservons nos billets de retour pour Melbourne. Nous avions initialement prévu de rejoindre l'Australie en Ferry via Devonport mais le coût est beaucoup plus important.
21 janvier 2009
Je tends l'oreille, je n'ose pas trop m'aventurer en haut avant que nos hôtes ne soient eux-mêmes levés. Bon, et puis après tout, Damien a proposé de nous descendre en ville ce matin, son frère travaille au visitor center et devrait nous donner quelques tuyaux et nous aider à trouver un camper-van. Il se lève au moment où je monte. Elle est immense cette maison. Le soleil donne sur la grande pièce dont la terrasse longe toute la maison. C'est super agréable. Nous déjeunons, Samuel rentre de courir. Ils sont très athlétiques tout ce qu'ils en sont. Ils font tous énormément de sports et ce, depuis leur plus jeune âge. Cela fait parti de leur éducation. Nous descendons en ville, mais faute de disponibilité pour les camper-vans, une fois de plus, nous sommes obligés de nous rabattre sur une voiture. Nous en prendrons possession demain matin et en attendant allons passer notre journée à découvrir Hobart. C'est une petite ville de 220 000 habitants, alors que la Tasmanie n'en compte que 478 000 ! La ville se trouve au pied du mont Wellington. Ses attraits principaux sont à peu près tous situés non loin du port. Le centre n'étant pas immensément grand, nous en faisons en fait rapidement le tour. C'est un véritable havre de paix ici. Les demeures victoriennes côtoient les cottages en bois. C'est très vert et beaucoup de parcs agrémentent le tout. Notre première mission ce matin est de trouver le commissariat. En effet, en consultant nos comptes nous nous sommes aperçut qu'un double débit de 3 500 $ avait eut lieu. Nous en avons informé notre banque qui nous a suggéré de déposer une plainte auprès du commissariat du lieu où notre débit a été effectué. C'était en Nouvelle-Zélande, où nous ne sommes plus. Nous sommes donc obligés de faire cette déposition ici. L'inspecteur qui nous reçoit est un homme charmant, il nous pose quelques questions afin qu'on lui expose plus précisément notre requête, mais il s'avère en fait que le débit dont nous avons fait l'objet viendrait plutôt d'une erreur de la banque et non d'un fait « criminel » comme il nous l'explique. De ce fait, nous n'avons rien à faire ici, et, c'est à notre banquier, en France, de faire le necessaire auprès d'HSBC Auckland. On sent qu'on va encore ramer pour récupèrer nos « sousous ». Nous lui parlons un peu de notre voyage, lui, nous dit être rentré de vacances il y a à peine 15 jours et qu'il se trouvait avec sa famille dans un endroit paradisiaque à 2h d'ici et qu'il ne faut sous aucun pretexte que nous ne manquions ça. Il s'agit en fait du park National du Freycinet dont nous avait déjà parlé Tom. Il nous laisse sa carte en cas de besoin, nous y inscrit l'adresse du holiday park où ils étaient à Cockle Bay et insiste bien sur la fait que si nous avons besoin de quoi que ce soit, nous ne devons surtout pas hésiter à l'appeler. Encore quelqu'un de vraiment chouette. Nous rejoignons le port qui jouxte le centre ville. Celui-ci est constitué de 2 bassins commandés par 2 ponts mobiles. Des cabanes en bois offrent des tours touristiques dans la baie en bateau. Il est 12h45 et l'un deux, sur lequel nous pouvons déjeuner part dans 10 minutes. La formule nous séduit et prenons 4 tickets à cet effet. La balade dure 2h. Nous embarquons sur un vieux rafiot. Il nous fait penser à un vieux cabaret flottant. Petits rideaux vichy, tables de bistrot des années 30, bar à guinguette......C'est franchement sympa et convient tout à fait à l'atmosphère qui se dégage de cette île. Après ce petit bol d'air pur, nous remontons sur Salamanca, le centre historique dont la célèbre place est ombragée de platanes centenaires et bordées d'anciens entrepôts de pierre de taille. Ces entrepôts ont pour la plupart été restaurés et convertit en galeries d'art, ateliers artistiques, boutiques et cafés. Il y a un jeu d'échec géant où Franck va seconder une jeune étrangère mal partie dans sa partie ! Je me rue pendant ce temps dans une petite boutique très attirante faire des essayages...Nous continuons ensuite sur Battery point, le quartier le plus ancien d'Hobart. C'est tout à fait charmant comme endroit, un véritable village de poupées à l'anglaise.....il y a plein de petits cottages de briques et de bois peints de couleurs vives entourés de jardins fleuris. On s'y arrête sur une petite place du nom d'Arthur Circus. On s'endormirait presque sur le banc pendant que les enfants se balancent sous les arbres. Nous retournons dans le centre en fin de journée, on rhabille Victor ; bermuda, polos, chemise. J'en profite de mon côté pendant qu'il est chez le coiffeur pour m'acheter 2-3 bricoles....On se retrouve ensuite tous les 4 dans une rue piétonne. Nous grignotons avant de prendre le bus pour remonter sur Mount Nelson chez nos 3 tasmaniens. Seul Sam est présent ce soir, Damien est parti dîner chez ses parents. Les garçons travaillent. Puis Franck monte rejoindre Sam devant un match de cricket. Les enfants, une fois terminé leur travail, ne demandent pas leur reste pour aller jouer les « glues » auprès de Sam. C'est un grand amateur de cricket, il y joue depuis qu'il est tout petit et le salon est truffé de trophées en tout genre (car à eux 3, ils les collectionnent, que ce soit en foot, en surf, en cricket !). Lui ne joue pas en professionnel mais d'après ce que nous comprenons n'en est pas loin. Il explique succinctement les règles aux garçons, c'est un sport, finalement que je trouve « so british »....Puis il leur montre ses équipements, il a un sac gros comme lui ! Il en équipe Arthur qui se prête volontiers au jeu et qui se retrouve engoncé tel un gladiateur. Victor en fait de même et, nous biensur, on immortalise la scène. IL joue ce week-end à Launceston une finale. Nous allons essayer d'aller le voir. Il doit aller chercher son amie à l'aéroport et nous laisse sur ces quelques notes sportives. Il a auparavant laissé aux garçons l'un de ses polos ainsi qu'un coupe vent pour Victor. Ils sont aux anges. C'est tout juste s'il ne faudrait pas que nous nous munissions d'un coffre fort pour y enfermer ce trésor ! Je rattrape un peu de mon retard et tapant et en transférant quelques journées sur le blog et Franck prend la relève pour transférer les dernières photos de Nouvelle-Zélande qui n'attendent que ça depuis quelques jours. En fait il n'y en a que quelques unes qui vont passer, pour les autres il faudra encore attendre ! Ça ne fonctionne encore pas.....
22 janvier 2009
L'île de Tasmanie est « un bout du monde » où la nature est reine. L'île est séparée du continent australien par le détroit de Bass. C'est le plus petit état d'Australie, grand comme la suisse. La moitié de cette île est couverte de forêts dont un quart est déclaré en zone de parc national. Nous avons prévu, durant notre séjour, d'en faire au moins deux, le Cradle mountain et le Freycinet park. Nous nous levons à 7h. Le téléphone a sonné 2 fois depuis ce matin en haut mais personne ne s'est levé. Je me lève, prends une douche, monte déjeuner et allume le PC pour relire les textes que j'ai basculé hier sans prendre soin d'en faire les corrections. Je suis interrompue par Franck qui me rejoint et n'en aurait finalement pas le temps. Nous réveillons les enfants et rangeons nos affaires. Damien nous accompagne à l'agence qui nous a loué la voiture. Nous le saluons et le remercions pour le temps qu'il nous a accordé, sa gentillesse et sa bonne humeur. Après avoir rempli les formalité d'usage auprès du loueur, nous sortons de la ville et nous dirigeons vers Port-Arthur. Arthur a récupéré dans le hall de l'agence de location un dépliant sur un parc d'activité qui possède un mini-golf. C'est sur notre route, nous nous y arrêtons. Chose promise – chose due ! La partie tourne finalement au vinaigre, ils n'arrêtent pas de se chamailler et c'est exaspérant au plus haut point. Ils sont de toute façon depuis quelques jours insupportables.... Nous interrompons donc ce moment qui normalement aurait du être jovial. Tout le monde fait la tête ; c'est charmant ! Nous reprenons la route pour la péninsule de Tasman. Nous faisons des haltes assez souvent, les paysages sont tellement beaux et tellement surprenants que nous ne nous lassons pas de nous arrêter les admirer. C'est très sauvage. D'étonnants eucalyptus, dont se nourrissent koalas, kangourous et wallabys, bordent les routes. L'éloignement du continent a favorisé sur cette île une faune et une flore uniques. La Tasmanie possède des espèces d'arbres uniques au monde, ainsi qu'une faune curieuse où l'on retrouve tous les marsupiaux d'Australie ; kangourous, wombats, wallabys, opossums, échidnés, ornithorynques....mais aussi des espèces endémiques comme le diable de Tasmanie. Quant au célèbre tigre de Tasmanie, il a malheureusement disparu depuis les années 1930. Nous faisons d'ailleurs malgré les panneaux nous indiquant qu'il faut être très prudent car des animaux risquent de nous traverser devant le nez, la macabre découverte de plusieurs cadavres sur la route. Kangourous, wallabys, opossums et autres ne cessent d'accroître le nombre de mort de toutes ces pauvres bêtes par accident de la route. Rien qu'en l'espace de 2h, nous en avons vu une dizaine. Au gré de ces superbes panoramas nous nous arrêtons voir la Tasman Arch, le Bowhole et remakable cave où la mer se trouve emprisonnée entre des falaises vertigineuses. C'est très impressionnant comme endroit. Cette île nous rappelle la Nouvelle-Zélande, qui, finalement ne se trouve pas si loin, mais en moins vert. La Tasmanie est beaucoup plus sèche, et le vert est beaucoup moins dense, il est beaucoup moins prédominant comme il l'est en Nelle-Zélande. Après avoir déjeuné sur la route de Port Arthur de « Pie home made » aux fruits de mer succulentes, nous arrivons à la réserve naturelle d'animaux et le centre d'étude et de sauvegarde des diables de Tasmanie. Nous avons hâte de voir à quoi ils ressemblent. Nous ne connaissons en fait ce personnage de légende que sous l'effigie du célèbre Taz. En fait nous sommes très surpris par sa physionomie. En effet, il ressemble à un chien de taille moyenne un peu rondelet. Il ne mesure que 50 cm environ et ne pèse pas plus de 10 kgs. Le diable de Tasmanie est le plus grand marsupial carnivore qui subsiste depuis l'extinction des tigres de Tasmanie. C'est en fait un véritable charognard. Il fait d'ailleurs de véritables razzias dans les environs où il vit, c'est à dire dans le nord ouest de la Tasmanie. Nous assistons à l'un de leur repas. Lorsque leur maître leur apporte des morceaux de viandes qui ne sont autre que des morceaux de wombats,( avec poils et os, c'est sordide....), ils se jettent dessus tels des bêtes féroces qui n'ont pas mangé depuis des jours. Ils sont en fait tout le temps comme ça. Il ne faut pas que nous laissions nos mains traîner au dessus du petit muret qui nous sépare d'eux, ils seraient capable de nous les manger !!! ça laisse perplexe tout ça....D'autant qu'ils n'ont pas du tout l'air méchants, ni agressifs. Je dirai même qu'au contraire ils font un peu patauds, ils ont l'air inoffensifs et ils sont lents et peu agiles apparement. Ils ressemblent plutôt à de grosses peluches. Comme quoi......Nous sommes très impressionnés par ce que nous venons de voir. Ils se blessent tant ils veulent à tout prix récupérer les morceaux de viande qu'ils s'arrachent de gueule à gueule. On croirait qu'ils vont s'entre-tuer. En l'espace de très peu de temps, ils sont devenus effrayants et finalement portent bien leur nom. L'espèce est plus ou moins en voix de disparition car victime d'une tumeur cancéreuse qui les dissémine petit à petit les uns après les autres et réduit fortement leur population. La réserve abrite également des kangourous, des wombats et autres marsupiaux que l'on peut voir évoluer dans de grands espaces. Nous sommes avec eux et les approchons doucement. C'est pareil, ce sont des animaux que nous ne connaissons absolument pas et il est toujours inquiétant d'approcher de près des espèces dont nous n'avons pas la moindre idée de leur réaction. Les enfants les caressent les premiers. Il y en a qui se laissent faire facilement et d'autre, plus sauvages ou plus peureux qui s'éloignent dés que nous les touchons. Ils sont très doux et très mignons. C'est très attendrissant comme animal. Il y a une maman avec son petit dans sa poche qu'Arthur veut absolument séduire, mais elle ne l'entend pas de la même oreille et se sauve dés qu'il est trop près d'elle. Instinct maternelle de protection, probablement. Comme toutes les mamans. On les nourrit, même Franck, qui pourtant de nature est très éffacé devant les animaux qui bien souvent l'impressionnent, se laisse attendrir. Un spectacle d'espèces d'oiseaux australiens est donné en fin d'après-midi, ça ravit grands et petits qui sont mis à contribution. Une vingtaine de kms plus loin se trouve Port Arthur. Un ancien bagne qui abritait des centaines de prisonniers. C'était à l'époque, c'est à dire de 1830 à 1877 un bagne idéal aux yeux des autorités britanniques. En effet, la péninsule n'était rattachée au reste de l'île de tasmanie que par une étroite langue de terre. Et ces quelques mètres étaient gardés par une meute de chiens féroces et les eaux étaient infestées de requins mangeurs d'homme. La route était longue pour arriver à bord de bateau de la marine britannique jusqu'ici et, bien des prisonniers ne survivaient pas. Quant à s'échapper, il ne fallait même pas qu'ils y songent. Le site de Port Arthur a en partie été restauré car la plupart des bâtiments qui formaient une véritable petite ville ont été détruits par des feux de brousse à la fin du siècle dernier. Nous faisons le tour de l'île, du pénitencier et de l'hôpital, l'asile et de certains édifices de pierres et de briques dont il ne reste plus que les ruines. L'endroit est très bien entretenu, les jardins sont parés de très belles plantes et fleurs qui donnent à l'endroit une toute autre image que celle qui devait être la sienne au temps où il y avait vie. Nous comptions dormir sur place ce soir mais la petite ville de Port Arthur ne dispose que de 2 hôtels qui sont complets. Nous continuons donc notre route jusqu'à Orford, une petite ville dans laquelle vu l'heure à laquelle nous y arrivons tout est fermé. Nous trouvons tout de même un restaurant à même de nous servir à manger. Il est situé auprès de la mer. IL est 22h lorsque nous en sortons et autant dire qu'à cette heure c'est mission impossible pour trouver à se loger. Nous continuons un peu plus loin et nous arrêtons à Triabunna. Nous finissons sur un petit port auprès duquel se sont déjà installés quelques jeunes qui font du camping sauvage. Nous n'avons pas le courage de monter la tente et nous installons dans la voiture. C'est un break ;Victor s'installe dans le coffre sur les sacs, Arthur sur la banquette arrière et Franck et moi sur les sièges baissés pour l'occasion. Une fois tout le monde installé dans sacs de couchage et couettes, c'est dodo pour Arthur et Franck qui s'endorment en très peu de temps. Victor bouquine et j'en profite pour écrire.



















