Les globe-tretieres

13 juin 2008

laos

laosSuperficie : 236 800 km2
Population :
6 370 000 d'habitants, 7 habitants sur 10 sont des cultivateurs, on trouve aussi des peuplades montagnardes, dont les Méos.
Capitale :
Ventiane
Peuples et ethnies :
68 familles ethniques. Les Laotiens se rangent eux-mêmes en quatre grandes catégories définies en fonction de l'altitude à laquelle ils vivent : 50% de Lao Loum (Lao "d'en bas") qui vivent en plaine ; 10 à 20% de Lao Thaï demeurant sur les versants des vallées fluviales ; 20 à 30% de Lao Theung résidant dans les basses montagnes; et 10 à 20% de Lao Sung qui vivent en altitude
Institutions politiques :
Régime de nature socialiste, proclamé en 1975, qui évolue très lentement. L'organe qui dirige le pays : le Parti révolutionnaire du peuple lao (qui comprend un politburo et un Comité central). Autres institutions étroitement dépendantes du Parti : le Conseil du gouvernement et l'Assemblée nationale
Principales activités : l'agriculture, la pêche et la sylviculture occupent près de 80% de la population active. Parmi les cultures les plus importantes : le riz, le maïs, le blé, le coton, le tabac et le soja. L'exploitation du bois représente près du quart des exportations nationales. La mise en valeur des richesses du sous-sol laotien - étain, charbon, pétrole, etc. - vient tout juste de démarrer. Le tourisme a augmenté de 22% en 1999. Le Laos reste néanmoins l'un des pays les plus pauvres de la planète, l'un des plus subventionnés également. Depuis la crise asiatique, la monnaie laotienne, le kip, s'est effondrée. L'inflation est revenue brutalement, provoquant des tensions sociales.
Langue :  le Lao, et toute une série de dialectes laos proches du Thaï, le français
Religion :
80% de bouddhistes et 15% d'animistes
Décalage horaire :
hiver +6h -été +5h

Formalités :
Passeport valide 6 mois après le retour
Visa : 60 USD, valable 30j, s’obtient à l’arrivée à l’aéroport ou au Pont de l’amitié
Taxe d’aéroport :10USD - 5000 kips pour les vols intérieurs

Monnaie
: Le kip : 1 € = 9396 LAK


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03 mars 2009

Le temps de rassembler tout le monde demande beaucoup de temps ; c'est le cas de le dire. Mitch s'est levé tôt et est déjà allé faire un tour lorsque nous le retrouvons au petit déjeuner. Nous sommes par contre obligés d'aller frapper à la porte des gars pour envisager de commencer la journée. Jérémie a visiblement beaucoup de mal à sortir de son sommeil. Ils ont décidé d'aller visiter le Sala Kaew Ku ce matin. Nous travaillons en les attendant et effectuons des recherches sur internet pour un vol interne de Vientiane à Luang Nam Tha au nord de la Thailande, région que nous souhaitons rejoindre rapidement pour ses nombreuses ethnies. Une seule compagnie aérienne effectue le trajet dans des petits « coucou ». Il s'agit de la compagnie nationale. Ce trajet devrait nous faire gagner du temps et nous éviter de franchir les montagnes en bus. Nous prendrons nos billets à Vientiane dés notre arrivée dans une agence, ça ira plus vite. Le reste de la famille étant de retour, nous embarquons tous nos bagages à l'arrière du pick-up de notre hôtelier qui nous accompagne jusqu'au poste frontière. De là, nous sommes accostés par un type nous proposant de nous acheminer jusqu'à Vientiane en shuttle privé. Le prix négocié nous convenant, nous topons. Le passage de la frontière Thaïlandaise s'effectue en 5 minutes. Puis il faut remplir les formalités pour les visas. Ils sont tous les 4 obligés d'attendre une vingtaine de minutes, ce qui ne semble pas bien long, c'est parfait. Se trouve juste à côté du poste d'immigration, un duty-free ; cela nous intrigue. Nous allons y jeter un coup d'oeil en attendant que les visas soient faits. Et là, surprise ! Nous y trouvons de la vache qui rit, des chocolats (ferrero), et surtout des vins incroyables. Une quantité de vins français provenant de tous nos cépages, il y a même des « tour de by » (ils doivent envoyer leur chèque trimestriel plus vite que nous !!!!), chiliens, australiens........Des alcools, nous en profitons d'ailleurs pour acheter une bouteille de martini et de Jack Daniel's. C'est hallucinant, cette boutique au milieu de cette frontière ! .....30 minutes se sont écoulées et toujours pas de visas ! C'est l'heure du déjeuner ! Ils ferment.......Bon, bah, on va attendre..........Heureusement, ce n'est pas jour de fête......et, 20 minutes plus tard, nous sommes quitte ! Nous repartons pour Vientiane où nous arrivons très rapidement puisque la ville ne se trouve qu'à une vingtaine de kms de la frontière. Arrivés dans le centre, les recherches pour se loger commencent. C'est un peu la croix et la bannière, car à 8, c'est quelque peu compliqué. D'autant qu'il nous faut trouver 3 chambres, voir 4 lorsqu'il n'est pas possible d'y loger notre famille. Jérémie part d'un côté, moi de l'autre. C'est partout full-up, mais, après maintes négociations, nous finissons tout de même par trouver un hôtel plus cher que ce que nous avions prévu, mais le petit dèj' est compris. Nous avons 3 chambres dont 2 équipées d'un lit kingsize et d'un lit simple. L'un des garçons va donc se faire un plaisir de partager la chambre de papy et mamy. Pierre s'est retourné un ongle d'orteil avec un sac ; Aie ! Douloureux, voir renversant ! Puis au moment de décharger les bagages, Jérémie se tord la cheville....belle entorse......vite de la glace.....le voilà, blanc comme un linge, prêt à tourner de l'oeil ! Il faut dire qu'avec la chaleur et le fait qu'il n'ait rien avalé depuis hier soir....ça n'aide pas ! Nous voilà bien. Mais avec Jérémie, c'est un peu comme avec Margaux, on ne commence pas les vacances sans anicroches !!!!! La mise en bouche des festivités ! Franck lui prête sa chevillère. Puis nous le laissons se reposer pendant que nous partons nous enquérir des prix et disponibilités des billets d'avion. Nous cédons à la facilité mais les trajets en bus sont vraimen t trop longs dans ce pays. Les vols intérieurs sont effectués par de tous petits avions. Nous les achetons dans la première agence que nous trouvons. Nous partons demain à 14h30 pour Luang Nam Tha et n'avons que 50 minutes de vol contre 48 heures de bus au travers des routes montagneuses ; petit extra non négligeable ! Nous changeons ensuite des dollars contre des kips. On ne s'est jamais retrouvé avec autant de liasses de billets. 7 millions de kips !!! On a l'air malin car nos porte-monnaies respectifs ne sont pas étudiés pour.... Nous profitons d'une petite balade sur les bords du mékong pour y prendre un verre avant d'aller retrouver notre éclopé resté à l'hôtel. Petite douche bien méritée pour tout le monde avant d'attaquer l'apéro. Nous dînons ensuite sur des nattes au bord du fleuve avant de rentrer nous coucher. Nous n'avons pas sommeil, nous ressortons donc avec Franck prendre un verre jusque tard dans la nuit. Franck est obligé de réveiller à plusieurs reprises notre gardien de nuit pour y obtenir des bières, car le frigo est cadenassé.....

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04 mars 2009

En ce qui nous concerne, le réveil est assez difficile ; bobo à la tête, mais on ne dit rien.......Nous louons des vélos pour une petite escapade dans la ville. Nous sommes installés dans le vieux quartier bordant le mékong. Les boulevards sont tous arborés et de nombreux temples y sont implantés. L'odeur du fleuve nous renvoie ses effluves de vase dans les narines. Nous remontons jusqu'au Pha That Luang, le monument national le plus important du Laos «stupa sacré et précieux ». si l'on en croit la légende, un morceau de sternum du bouddha y aurait été enfermé mais aucune des nombreuses fouilles y ayant été effectuées n'en ont jamais retrouvé la moindre trace......Nous passons ensuite au coeur du Patuxai. Ce monument nous rappelle étrangement l'arc de triomphe, bien que l'avenue soit beaucoup moins bruyante et surtout moins empruntée par les véhicules que nos « Champs Elysées ». Vientiane est une ville relativement calme, l'atmosphère y est paisible et la circulation y est beaucoup moins dense que dans d'autres villes. Nous subissons encore la chaleur étouffante ; c'est très pénible et nous dégoulinons sans le moindre effort. De retour à l'hôtel, nous récupérons nos sacs et repartons en direction de l'aéroport. Celui-ci se trouve à 15 minutes de notre quartier en tuk-tuk. C'est un petit aéroport. Surtout le domestic où nous enregistrons nos bagages. Seuls deux guichets permettent d'enregistrer et quasi aucun contrôle, ou alors juste pour la forme !!!! Même la balance est très rustique ! En très peu de temps, nous sommes débarrassés de tout notre « surplus », nous nous demandons même si nous n'allons pas être les seuls dans l'avion. Il nous reste 1h devant nous, ce qui nous permet d'aller déjeuner. Nous trouvons un superbe buffet de plats et spécialités lao à l'étage de l'aéroport international. Nous embarquons ensuite dans un coucou à hélices, un petit avion comprenant une cinquantaine de sièges. L'emblème de Lao airlines (on ne dit plus « air laos »), est la fleur de frangipanier. La vue sur les rizières et les montagnes au décollage est très belle. Nous nous retrouvons ensuite très vite dans les nuages. Ca secoue un peu et c'est très bruyant, mais nous somnolons tous un peu durant le trajet. Juste avant d'atterrir, une trouée nous permet d'apercevoir de nouveau, des rizières et des terrasses sur les flans de certaines collines. Le déboisage est flagrant vu d'en haut ! Nous touchons terre une petite heure plus tard dans un tout petit aéroport où seule une piste traversant des champs permet aux « coucous » de se poser. La température a nettement baissé, c'est beaucoup plus supportable. Nous mettons une dizaine de minutes à rejoindre le petit centre de Luang Nam Tha, celui-ci s'avère n'être en fait qu'une grande route principale. Nous faisons le tour des guesthouses. Franck et Jeremie partent d un coté, moi d un autre. Je réussi à négocier 3 chambres à un prix plus que raisonnable, tout confort avec de très grands lits et SDB privée. Mais le temps de rameuter tout le monde, un autre groupe cherchant également des chambres, se voit attribuer l'une des chambres que je viens de visiter et négocier. Et, 3 jeunes étrangères y ont déjà déposé leurs sacs, malgré qu'avec l'expérience j'ai pris soin d'inscrire nos noms sur le registre. Je me plante donc au beau milieu de la chambre et ne bougerai pas tant qu'elles ne seront pas sorties. Nous voilà à 7 en plein conciliabule pour rester dans la place. Une des jeunes est française et j'ai beau lui expliquer que nous sommes 4 avec des enfants et qu'il n'est pas question que nous bougions d'ici, elles insistent et campent sur leur position, mais voyant que je ne lâcherait pas prise. Elles abdiquent et finissent par quitter les lieus de mauvaise grâce ! Luang Nam Tha se trouve à quelques kms de la frontière avec la chine au Nord- et le Myanmar au Nord-Ouest. La région est extrêmement montagneuse et nécessite beaucoup d'effort en terme de trajet pour rallier les villages avoisinants. Nous organisons un treck de 2 jours avec un départ demain matin. Nous partons à la rencontre d'ethnies du nord. Nous dînons puis dodo pour tout le monde. Ce soir c'est Victor qui partage la chambre de Lili et Mitch.

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05 mars 2009

C'est l'anniversaire de ma beauté fatale......ma jolie Pauline. Alors à cette occasion, ma belle, nous t'envoyons tout plein de tendresse.

Nous partons ce matin marcher dans les montagnes. Un sâwngthâew nous accompagne jusqu'au premier village. Un village Khamu, d'où nous débutons notre randonnée. Tous les habitants se sont rassemblés pour nous voir partir, c'est assez curieux. Nous allons rejoindre la ZNP (zone nationale protégée) de Nam Tha. Notre trekking est guidé par un jeune lao du nom de Manoï. Il est très souriant et très agréable. Nous traversons des rizières pour ensuite arriver au NP de Nam Ha. Il porte le même nom que la rivière qui le traverse. Cette zone nationale s'étend depuis les plaines jusqu'aux sommets de 2000 mètres, franchissant la frontière chinoise et représente l'un des plus importants couloirs sauvegardé pour la faune de la région. Nous avons beaucoup de mal à y croire car la plupart des parties que nous traversons sont complètement déforestées et dans un piteux état. Le gouvernement accuse les paysans, d'autant qu'il s'agit des minorités ethniques (comme je déteste cette appellation), d'être responsables de la déforestation du pays par leur culture sur brûlis. En fait le tort revient bien plus aux grandes entreprises Thaïlandaises qui surexploitent la forêt. Les paysans brûlent ensuite les zones déboisées. Des quantités impressionnantes de troncs de bambous séchés et inexploitables jonchent le sol. La déforestation nous laisse vraiment perplexe car elle y est vraiment très intense. C'est hallucinant les dégâts que peuvent produire les êtres humains sur la nature. Nous trouvons finalement assez déplaisant ces paysages qui défilent sous nos yeux. Manoï prend le temps de s'arrêter pour nous expliquer certaines choses sur la flore. Nous déjeunons au bord de la rivière, l'endroit est loin d'être idyllique une fois de plus. Nous nous rafraîchissons les pieds en attendant que notre déjeuner soit installé. C'est sur de grandes feuilles de bananiers que sont joliment déposés du riz gluant, du poisson et herbes mélangées. Nous grignotons et repartons pour arriver 2h plus tard au village de Nam La où vivent des Lanten, une tribu faisant partie de ces survivant ayant trouvé refuge dans les montagnes du nord. Malgré qu'ils aient immigré il y a de cela plusieurs décennies, ils ne se sont pas laissés absorber par la culture lao, ils ne sont convertit ni au Bouddhisme ni au christianisme afin de conserver leur culte des esprits. Et, en arrivant au village, nous franchissons une sorte de portique servant de porte d'entrée où sont accrochés de drôles de sigles fabriqués avec des brindilles et servant à chasser les mauvais esprits. Nous ne devons surtout pas toucher à cette porte, et nous en gardons bien.....On ne sait jamais !!!!!! Manoï nous fait quelques recommandations pour ne surtout pas enrayer la vie des villageois, ne surtout pas leur donner de bonbons ou petits cadeaux afin d'éviter d'ébranler leur mode de vie traditionnel et créer chez eux une culture de dépendance comme c'est le cas désormais dans tellement de tribus reculées. Si nous souhaitons leur transmettre quelque chose il faut que nous passions par le chef. Et puis, il y a les photos. Pas questions de les photographier sans autorisation. Il y a des cochons (une quantité impressionnante) ressemblant à nos sangliers avec leurs petits les suivant partout, des poules, des coqs et beaucoup de chiens qui traînent leurs pattes au travers du village. Nous sommes accueillis chez le chef du village, sa femme est là aussi un peu en retrait avec quelques enfants et quelques autres personnes. Nous faisons une première approche de ce peuple, une première prise de connaissance. C'est assez curieux. Nous apprenons au fil de la conversation que Manoï nous traduit, que tous les habitants du village de Nam La forment en fait une seule et même famille. Ils sont au total 66 personnes. Les femmes portes toutes des costumes traditionnels qu'elles confectionnent elles-mêmes, elles tissent les tissus et effectuent toutes les coutures ainsi que leur bijoux en argent ; de splendides pièces ! Une tunique noire fermée au col avec de magnifiques pépites d'argent martelé et de longs filins rose fuchsia, tous les boutons sont également en argent, elles ont aussi une sorte de petit bermuda noir et des guêtres de couleur beige, ainsi que des tongs. Elles sont toutes coiffées de la même façon. Elles sont très belles, avec un teint et une peau très nets. Les hommes pour leur part sont vêtus d'un pantalon de lin bleu et d'une tunique noire fermée de biais. Tous ces vêtements sont tissés sur d'étranges métiers, dont nous avons le plaisir d'en découvrir les fonctions. En effet, lors de notre arrivée dans ce village, toutes les jeunes filles étaient très effacées, elles se cachaient presque lorsqu'elles nous croisaient et restaient sur leur garde. Puis au fil de l'après-midi certaines sont devenues un peu moins farouches et sont venues vers nous. C'était d'ailleurs assez extraordinnaire car elles ont accepté qu'on les photographie et se sont même prises au jeu, c'était très amusant car chaque fois nous leur montrions les clichés sur nos numériques ; ça les faisait beaucoup rire. L'une d'elle nous a fait rentrer dans sa hutte avec Jérémie et nous a montré son métier à tisser, elle nous a aussi parlé (enfin, dans son dialecte....)de ses enfants. Toutes les cahutes sont construites en bois sur de la terre battue avec des toits de chaume ou de palme. Nous descendons au bord de la rivière où l'une d'entre elle fabrique du papier, les autres y font leur toilette. Dans la soirée, nous assistons à la préparation du repas, ils ont tué un poulet pour nous. Arthur s'empresse de suivre une des femmes, le poulet déplumé sous le bras, afin de la voir le dépecer ! Il n'y a ni électricité, ni eau potable dans ce village, comme dans la plupart des villages de montagne. Nous dînons à la bougie avec le chef, et, chaque fois que nous posons des questions, nous avons un mal fou à comprendre pour quelles raisons notre guide n'est jamais en mesure de nous répondre sans en référer au chef. Nous apprenons que nous sommes en fait les premiers étrangers à pénétrer dans ce village ! Incroyable, mais nous comprenons mieux certaines choses. Et cela nous permet d'éclaircir certains points sur lesquels nous nous interrogions vraiment depuis notre départ ce matin. C'est quelque part très honorant mais également très interpellant. En effet, nous craignons pour la sauvegarde de leur équilibre et pour leur tradition, car avec le temps, ils seront, comme toutes ces ethnies ayant accepté de « s'ouvrir au tourisme » , obligés de se plier à certaines éxigences.......malheureusement.....Nous dormons tous les 4 chez le chef et le reste de la famille dans une autre maison un peu plus bas dans le village. Ils vont discuter une bonne partie de la nuit, piler le riz, etc.......

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06 mars 2009

Lorsque nous nous levons il y a un conciliabule devant notre habitation ; une sorte de réunion avec tous les hommes du village, que nous n'avions pas vu hier. Ils sont en fait réuni afin de savoir comment ils vont s'y prendre pour recevoir des « falangs », Comment les accueillir dans les meilleurs conditions ? Beaucoup de questions. Nous leur disons qu'il ne faut surtout pas qu'ils changent quoi que ce soit à leur mode de vie et que ce sont les « falangs » qui s'acclimateront. Que de toute façon ceux qui viendront jusqu'ici savent pourquoi ils viendront. Car les plusieurs heures de marches pour parvenir dans ce coin reculé ne sont pas innocentes. Nous leur faisons part de nos impressions et de nos craintes à leur égard et les mettons en garde. Nous p'tit déjeunons de riz gluant, de choux, d'oeufs. Puis ils nous remplissent nos bouteilles avec de l'eau bouillie. Tout le village est là pour nous dire au revoir, certaines et certains vont même nous suivre jusqu'à la rivière, jusqu'à ce que nous ne les apercevions plus. C'est très émouvant. Nous repartons pour une longue marche, difficile pour certains, surtout avec la chaleur et la déclinivité. Un jeune Lantem nous accompagne pour nous ouvrir le chemin. Ping est également toujours là pour fermer la marche. Toujours ce déboisage au fil de notre avancée, puis nous nous enfonçons dans la forêt de bambou. Il fait déjà très chaud. De plus, l'eau que nous avons dans nos bouteilles est de couleur jaunâtre et d'un goût très particulier, ils ont du la faire bouillir dans la marmite ayant servi à faire cuire le chou hier soir !!!!!.....Après 3h de marche sous le cagnard, nous arrivons dans un petit village Hmong où nous demandons notre chemin pour rejoindre la rivière. Une femme pile le riz avec un gros pilon pour enlever le son, puis le tamisera ensuite. Manoï prend toujours des notes et nous continuons tout en traçant le chemin par endroit à la machette sur les arbres. Ils déblaient les bambous qui nous empêchent de passer. Nous arrivons enfin au bord de la rivière où nous déjeunons toujours sur de grandes feuilles de bananiers. Toujours le sempiternel riz gluant, banane, purée de citrouille et mélange d'herbes diverses, tomates et ail. Nous en profitons pour nous tremper les pieds dans l'eau fraîche et remettre pour ma part un pantalon, j'ai les jambes dévorées par les bestioles. Lili aussi, d'ailleurs. Nous reprenons notre avancée, ça grimpe dur, nous longeons une sorte de ru descendant de la montagne. C'est très boueux et très glissant. La végétation redevient ensuite plus verte. Nous croisons même sur certaines terrasses creusées dans les montagnes de jeunes femmes cultivant des légumes. Puis, dégoulinants et sales comme tout, nous franchissons de nouveau les portes d'un village, mais cette fois il s'agit d'un village Akha, une tribu d'origine tibéto-birmane. Nous sentons qu'ils ont un niveau de vie très pauvre. Ils le portent sur eux, des vêtements usés et sales. Ils ne vivent que de troc. Le village est assez grand et très peuplé, il y a beaucoup d'enfants, très sales et pour la plupart vêtus de guenilles. La majorité des maisons sont en bambou et certaines en bois. Les pilotis ne reposent pas sur le sol mais sur de grosses pierres afin d'empêcher les insectes de monter. Toujours une quantité incroyable de cochons, de poules et de chiens. Les femmes mâchent des feuilles de bétels leur donnant la bouche et les dents orange/noirâtre, elles sont habillées d'un sarong, une grande pièce de tissu d'environ 1,50m de long avec une seule couture qu'elles enroulent autour des hanches. Certaines fabriquent les franges de palmes pour couvrir les toits. Une vieille femme épluche des cacahuètes en fendant la cosse avec un maillet de bois. Des hommes font de la vannerie. Les enfants nous courent après. Nous traversons le village puis le pont traversant la rivière où les enfants se baignent. Nous terminons notre escapade par un village Khamu que nous ne faisons que traverser. Des femmes fumant de grosses feuilles séchées ont gardé leur costume fait d'une longue tunique indigo au col et aux bordures de devant bleu turquoise avec une large ceinture rouge et un petit chapeau noir. Les gens semblent ici, assez sauvages et peu enclins à faire notre connaissance. Nous rentrons en tuk-tuk après une bonne dose de suée. Sacré chaleur ! De retour à Luang Nam Tha, nous remercions Manoï et Ping et leur laissons quelques photos qu'ils souhaiteraient montrer à leurs futurs « trekkeurs ». Une bonne douche, un peu de repos. Je tente de taper mes notes mais le PC est encore en rideau. Nous avons bien peur que le mal soit plus profond que ce que nous pensions ...... Nous nous retrouvons tous ensuite au bar d'en bas. Petit apéro, programme de demain, resto et dodo.

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07 mars 2009

Nous reprenons la route pour Huay Xai, dans un minibus privé. La route n'est faite que de virages et beaucoup de petits villages bordent les routes où nous regardons vivre les gens, les animaux traversent devant nous sans cesse, sans se soucier de se faire écraser. Tiens, un cochon rose, c'est rare ici !! Notre chauffeur klaxonne. Plus nous avançons et plus les routes sont « défoncées », elles ne sont pas goudronnées en certains endroits et cèdent le pas à des pistes de latérites, parfois très sinueuses et semées d'ornières. Quelqu'un a dit qu'il y avait de la poussière ? Arthur et Lili ne se sentent pas bien. Nous croisons des femmes faisant des kms à pied avec de lourds fardeaux sur les épaules. Nous arrivons à Huay Xai vers 14h et y trouvons une guest rapidement et de plus très peu chère, une nuit pour 40000 kps ; soit à peine 4euros la chambre. Lili et Mitch restent avec nous tandis que Pierre et Jérem' préfèrent une vue sur le Mékong un peu plus loin. Nous avons la frontière thaïlandaise devant nos yeux et regardons traverser les longtails faisant leurs aller retour. Nous nous installons puis allons flâner et déjeuner tardivement. Nous trouvons un petit resto au bord du fleuve. La petite serveuse ne semble pas comprendre grand chose à ce que nous voulons malgré une carte traduite en anglais ! Alors avec les moyens du bord, nous réussissons à lui demander Lili et moi des salades. Celles-ci s'avèrent extrêmement pimentées, voir immangeable !! je recommande un petit panier de riz gluant pour faire passer le tout, mais c'est infernal, j'ai la bouche et la gorge brûlée, même les gars qui s'y collent habituellement trouvent ça immangeable....... Le ciel est couvert, brumeux, bizarre.......Il nous fait penser à un ciel orageux. Mais il n'en est rien, il s'agit en fait de la fumée générée par les zones de brûlis intensifs que l'on aperçoit de l'autre côté du mékong sur les flans thaïlandais. Les montagnes flambent de partout. Des débris calcinés voltigent tout autour de nous, et, par moment, on est vraiment dans le brouillard !C'est très étrange comme atmosphère....Nous continuons en rejoignant le port pour y prendre nos billets pour redescendre le mékong jusqu'à Luang Prabang. Deux journées sont nécessaires à ce trajet, et nous sommes obligés de passer une nuit à Pakbeng, petite bourgade située entre nos deux points de chute. Peut-être irons nous voir les villages ethniques avoisinants. Nous ne savons pas trop encore et aviserons sur place. Nous repartons donc demain matin à 11h pour 7h de navigation sur des bateaux dits « lents ». Des boulistes sont à jouer à la pétanque juste devant le guichet. On retrouve beaucoup d'influences françaises ici, du fait de la colonisation. Franck ne résiste pas au fait de se joindre à eux. Ils jouent de l'argent. Chaque partie se joue individuellement et celui qui remporte le jeu se voit gratifier par chaque joueur d'un montant de 10000 kps. Lors de la première partie qu'il dispute, Franck fait parti des perdants mais gagne la deuxième. C'est marrant de les voir s'exprimer sur le « falang » !!! Nous poursuivons ensuite notre chemin et, Lili, Jérem' et Pierre s'arrêtent dans un centre de massage. Massages et sauna au programme pour un vrai moment de détente. Le centre est installé dans une vieille bâtisse de bois sur pilotis et tenu par des bénévoles de la « croix rouge ». Je m'abstiens pour ma part, j'ai les jambes dans un sale état avec les piqûres d'insectes que je n'ai pas cessé de gratter ! Nous allons visiter le temple pendant ce temps. Une centaine de marches nous y conduisent. Celui-ci surplombe le mékong d'où le soleil est sur le point de se coucher. La vue y est très belle malgré les fumées nous embrumant. Demain il y a des festivités et des femmes sont à monter des « stands » avec de gros rondins de bambous. Je m'enfonce un peu plus dans le lieu abritant des logements pour les bonzes et plusieurs petits autels de prières et de recueillement. Je tombe sur un jeune bonze faisant sa lessive et du même coup sa toilette. Comme tous ces tons orangés et jaunes safrans étendus sur les fils sont apaisants et agréables au regard. Je l'observe un moment dans un petit coin, il me gratifie d'un beau sourire. J'en profite pour lui demander si je peux le photographier. Il accepte instantanément. C'est ensuite l'heure du rassemblement pour la prière. Les plus jeunes sonnent les gongs pour l'appel. Nous les suivons dans le temple pour y assister. Ils sont tous agenouillés, les plus jeunes derrière. Ils ne sont pas très disciplinés et ne chantent pas vraiment tous dans le ton. De plus, chaque fois qu'ils se regardent ils se mettent à rire. L'un des plus âgé, semblant présider « l'assemblée », agenouillé sur un beau coussin reçoit soudain un appel sur son portable qui l'amène à quitter le temple. Un chien arrive pour prendre sa place.......C'est ça la zénitude ! En redescendant nous nous arrêtons prendre un verre. Mitch se demande ce qu'il a sur les oreilles (elles sont toutes noires....) ; de la suie ! La suie qui vole au dessus de nos têtes. Nous rentrons, je ne me sens pas très bien, je suis nauséeuse et mes intestins sont en vrac. C'est imminent, je vais être malade..... Effectivement, je vais passer mes dernières heures de la journée à faire des aller retour aux toilettes..... Charmante soirée ! Le reste de la troupe est allé dîner en ville. Franck et Michel sont rentrés un peu plus tard, ils se sont de nouveau arrêtés voir les boulistes ....

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08 mars 2009

Malgré mes appréhensions, je n'ai pas si mal dormi. Je ne me sens pas au mieux de ma forme mais devrait affronter les 7h de bateau mieux que je ne l'aurai supposer hier soir ! Franck me rapporte gentiment un petit déjeuner au lit. Nous rangeons nos affaires puis descendons sur le quai où nous embarquons sur le bateau. Tous nos bagages sont entassés dans les cales près des moteurs. Quant à nous, c'est sur des petits bancs de bois que nous allons voyager durant tout le trajet. Nous avons simplement insister pour que Lili et Mitch prennent des sièges un peu plus confortables. Nous partons une fois la bateau plein. Plein de « falangs » (étrangers) comme nous. Ici, on ne mélange pas les locaux et les étrangers, par contre ça ne les gênent pas de nous proposer de l'alcool de riz et de l'herbe à fumer ! Ce qu'un certain nombre s'empresse d'acheter .......Le bateau est "surbooké" et des personnes n'ayant pas de places pour s'asseoir demande un deuxième bateau, mais cela n'émeut visiblement pas grand monde , il n'y aura pas de second bateau et c'est avec une embarcation bondée que nous partons avec une demi-heure de retard ! La traversée est relativement paisible, nous longeons des berges occupées tantôt par des enfants se baignant, tantôt par des bonzes faisant leur toilette et lavant leur linge. De belles plages de sable blanc bordent aussi par moment certaines parties du fleuve mais personne ne s'y baigne. Il faut dire que la couleur de l'eau n'y est pas particulièrement engageante ! La pêche fait également partie du mode de vie des locaux et, c'est dans ce fleuve que l'on trouve les fameux poissons chats géants, certains pouvant atteindre 300 kgs. Beaucoup de petits pêcheurs relèvent leur filets. Nous nous rapprochons de la province de Sanyabuli. Cette province est l'une des plus reculée du Laos. Elle est très riche en bois (teck et padauk, en particulier). Elle passe aussi pour être le « grenier à riz » du Laos du nord. On y récolte également du maïs, des oranges, des arachides et du coton, la majorité des provinces septentrionales étant trop montagneuses pour produire le riz nécessaire à nourrir toute la population. Quelques villages sont construits au bord du fleuve et bien qu'ils soient un peu en hauteur, je me demande, avec la montée des eaux lors des moussons, comment ces petites habitations de bois résistent aux intempéries. Le Laos est un pays extrêmement pauvre et ça se ressent tout au long du trajet. Nous faisons quelques haltes pour y déposer des personnes. Certaines montent également pour nous vendre de quoi manger. La jeunesse se laisse vivre, s'abreuve et fume à gogo........On a vraiment le sentiment, qu'ici comme ailleurs le tourisme va encore faire de gigantesques dégâts ! Le coût de la vie y étant si peu élevé qu'il attire de plus en plus de jeune en mal d'exotisme !!!! Ce pays va très vite devenir un nouveau « Vietnam » avec une population ayant vendu son âme au diable ! Je m'explique de moins en moins comment certaines personnes choisissent de voyager encadrées par des tours et n'avoir comme aperçu d'un pays que ces exemples là et de surplus dans des hôtels « grand-luxe » aseptisés dénaturant complètement l'environnement.... . Et, avoir au retour, l'illusion d'avoir fait un superbe voyage !!!! Autant ouvrir un catalogue et y regarder les photos. Il n'y a pour nous, aucune différence !!! Nous arrivons à Pakbeng vers 18h. Commence alors un scénario plus que rôdé ! Nous avons à peine le temps de débarquer qu'une troupe de petits laotiens grimpent sur le bateau nous bousculant au passage pour accéder aux sacs se trouvant dans le fond du bateau enfoncés dans les cales. Les planches sont retirées en moins de deux, et les sacs passent de main en main, de dos en dos. Chacun s'empresse pour les récupérer. C'est un vrai capharnaüm humain.....Et avec la chaleur, c'est abrutissant. Je ne suis pas descendue du bateau, je tente de me frayer un chemin afin de récupérer quelques uns de nos sacs mais me heurte chaque fois que je veux avancer un peu à une marée humaine. Chaque petit laotien espère tirer son épingle du jeu pour sortir du bateau un quelconque sac et récupérer quelques kips. Mais la plupart des « falangs » ne le voient pas du même oeil. Malgré le blocus, nous finissons tout de même par rassembler nos sacs et nous dépêtrer de la marée. Il nous faut ensuite trouver où dormir. Ce n'est pas bien compliqué, vu le nombre de guesthouses bordant l'avenue principale. Nous sommes par contre installés dans une chambre jouxtant le local dans lequel est entreposé un groupe électrogène ; ça fait un potin du diable ! Mais l'hôtel est full !! Donc, pas question de changer de chambre, le réceptionniste nous assure qu'à 22h, il sera éteint et ne reprendra ses fonctions qu'à 5h demain matin. Charmant ! La nuit va être prometteuse ! Nous dînons tranquillement. Un jeune lao nous propose de l'opium en rentrant.........Heureusement, qu'on nous affirme qu'il n'y en a plus ici, et que la police fait la chasse aux dealers........

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09 mars 2009

La nuit a effectivement été écourtée par les coqs qui se sont encore affolés en pleine nuit. Quant au groupe, ils l'ont remis en route vers 6H45, ce qui nous a servi de réveil. J'assiste par hasard au « tak bat », quelques bonzes remontent la rue, leur bol à aumône en bandoulière sur l'épaule. Les passants se prostèrnent devant eux avant de leur donner des offrandes pour la journée. Le jour va se lever. P'tit déj' à l'air frais, à observer les locaux commençant leur journée. Des petits bouts de femmes ont déjà sur leurs épaules et leur tête de lourdes charges dont des gros fagots de bois. Elles peinent à monter la côte les ramenant chez elles. Elles n'arrêtent pas de cracher. Tous les laotiens ne font que cracher, et ce n'est pas des petits crachats !!! Les volailles me tiennent compagnie dés ce matin. Comme hier, nous rembarquons sur le bateau qui de nouveau se remplit de passagers, pour la plupart les mêmes qu'hier. Dés ce matin, ils sont déjà à se rouler des joins......et à boire de la bière.....Même si quelques uns d'entre eux semblent avoir la tête à l'envers. La musique nous accompagne..... Nous avons opté ce matin pour le tapis à l'avant du bateau plutôt que pour les petits bancs de bois, c'est tout aussi dur mais nous disposons de plus de place. Je peux entreprendre de taper mes notes, le PC s'étant remis à fonctionner. Même si la batterie ne tient pas la charge très longtemps, ça me permet d 'avancer un peu. C'est toujours ça de pris. Les ordures défilent sous nos yeux, le fleuve est vraiment infâme....Cela n'empêche pas les locaux de s'y baigner et de s'y laver......Nous partons avec plus de 2h de retard ; direction Luang Prabang. Le trajet est sensiblement le même qu'hier : assez décevant ! C'est beau, mais loin d'être transcendant ! De plus une espèce de brume est tombée depuis ce matin et couvre l'horizon. Cela confère à l'espace, une atmosphère très étrange. Surtout sur le fleuve.....C'est long, nous bouquinons, écrivons, jouons aux cartes..... Nos voisins continuent de s'abreuver et de fumer. Nous apercevons Mitch au loin assoupi sur la balustrade....Aurait-il profité de la fumée avoisinante ?????.......Cela nous fait bien rire.....Malgré la lenteur de notre avancée, nous arrivons à quai vers 18h. Nouvelle quête d'un abri pour la nuit; où plutôt pour 3 nuits, car avons décidé de nous poser un peu pour visiter les environs de Luang Prabang. Tout du moins si les zones de brûlis ne nous incommodent pas trop. On avisera. C'est donc dans un premier temps Franck et Jérémie qui s'y collent. Mais, comme dans tous les endroits très fréquentés, les chambres sont très chères, elles sont d'ailleurs surestimées......Après quelques négociations infructueuses, atterrissons dans une petite guest un peu en retrait du centre à proprement parlé, mais à 5 minutes à pieds des grands temples et du marché de nuit. Il s'agit d'une grande maison de bois et l'endroit est très calme avec des chambres tout à fait correctes. Nous terminons notre soirée sur le marché avant que celui-ci ne ferme. Y mangeons des spécialités lao dont des soupes et des brochettes savoureuses.

Posté par Frankana à 13:03 - 4m- Laos - Commentaires [0]

10 mars 2009

Matinée tranquille à travailler avec les enfants, mettre le carnet de voyage à jour et donner le linge à laver. Ensuite partons tous à la conquête de cette jolie ville qu'est Luang Prabang. Il est très facile de s'y déplacer et d'en visiter tous les recoins à pied. Les monuments historiques et les sites intéressants sont regroupés autour du quartier où nous nous trouvons.Contrairement aux temples thailandais très décorés, les temples laotiens ont des lignes simples et légères, tout en étant raffinés et élégants. Nous commençons par le Vat Visunarat, l'un des plus vieux temple de la ville. De magnifiques fresques ornent les plafonds et de très belles sculptures ornent les encadrements de fenêtres et de portes. Il a été restauré entre 1896 et 1898 après avoir été incendié par les pirates Ho des pavillons noirs en 1887. C'est un très bel endroit où l'on croise beaucoup de moines. Ils sont très nombreux dans cette ville ; très jeunes et très souriants. L'essentiel de la vie religieuse se déroule autour de la vie monastique. Les moines jouissent d'un très grand prestige et sont très respectés au Laos. Nous les observons vivre dans leur environnement. Leur vie est rythmée et organisée autour de Bouddha. Ensuite après être rentrés dans différents lieu de contemplation, nous montons au Vat Phousy d'où nous surplombons toute la ville, on l'aperçoit d'ailleurs de très nombreux endroits. Il est illuminé dés la nuit tombée, mi-enfoui dans la végétation, il est surprenant. Nous déjeunons de brochettes et de nems et continuons de temples en temples. Ils sont tous plus beaux les uns que les autres. Ils sont très anciens. Nous observons des moines bouddhistes célébrant une cérémonie dont nous n'arrivons pas à savoir ce à quoi elle correspond. De vieux bonzes se relaient pour des lectures de textes sacrés. Un peu plus loin les plus jeunes vaquent à des travaux divers, ménagers, lessive, jardinage..... Un des plus grands temple du centre se trouvant dans l'enceinte du musée national et profitant de travaux de restauration se trouve être en plein nettoyage. De jeunes bonzes couverts de masque et de petits bonnets oranges nettoient et frottent avec des petites brosses, des plumeaux et des balais de palmes les murs extérieurs. Nous terminons notre journée calmement ; apéro, resto, dodo....

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11 mars 2009

Levés aux aurores ce matin. Nous allons assister au « tak bat », il s'agit du rituel effectué tous les matins entre 6h et 7h par les moines bouddhistes qui occupent les temples de la ville. Chacun quitte son temple avec son bol d'aumône sous le bras pour sillonner en fil indienne les rues de leur quartier afin d'y récolter les offrandes : riz, bananes......distribuées par les habitants leur permettant de se nourrir pour la journée. Nous suivons quelques cortèges. Ils sont pieds nus et doivent réolter ces offrandes en silence. Ils mangent à 7h et 11h le matin, ensuite, ils n'ingurgitent que du liquide (eau, thé....). Chaque moine détenant son bol d'aumône, l'ouvre devant chaque habitant prostré devant leur passage sur les trottoirs. Les bols sont remplis à la fin de leur « quête ». Ils rejoignent ensuite tous leur temple respectif pour y célébrer Bouddha et se restaurer. L'air matinal est frais, c'est vraiment plaisant. Nous achetons de quoi déjeuner (pain, nutella, cakes maison....). Pierre et Victor sont restés dormir. Nous apprécions de prendre notre petit déjeuner sur la terrasse. Une fois tout le monde prêt, nous partons louer des vélos. Nous mettons un temps fou avant de trouver l'office de tourisme qui a, soit disant, déménagé au moins 3 fois en peu de temps !!! Nous avons besoin d'une carte de la région car les rues n'étant pas indiquées ou très peu et de plus en alphabet lao.....Nous n'en trouvons pas. Franck finit par en dégotter une dans une agence moyennant quelques kips. Ici, tout se paie !!! Nous longerons donc le mékong. Commençons par traverser la ville. Un pont de bois nous permet de traverser un bras du fleuve pour nous retrouver à l'entrée de la piste que nous allons emprunter. Ces petits ponts font bien souvent l'objet de gros embouteillages, tous les 2 roues s'y agglutinent, chacun attendant son tour pour passer.......ça grouille de partout. Nous subissons encore les désagréments des fumées des brûlis alentour. C'est assez pénible aujourd'hui, surtout avec la chaleur. Victor a les yeux qui le brûlent depuis quelques jours et c'est probablement dû à ces fumées. Des cendres et de la suie volent continuellement au-dessus de nos têtes. Apparemment nous n'avons pas à nous plaindre car tous les ans, entre février et avril, les brûlis sont tellement intensifs et l'air tellement chargé de fumées que les habitants eux-mêmes se plaignent d'avoir mal aux yeux et d'éprouver des difficultés respiratoires. Il est alors impossible de prendre des photos sauf les rares journées où des vents violents dégagent la vallée. Nous nous arrêtons de temps en temps dans les petits villages, dont un village réputé pour ses soieries et ses cotonnades tissées à la main. Nous nous baladons au travers des boutiques et regardons les tisserandes devant leur métier. Deux d'entre elles sont à tisser de la soie. Un panier est d'ailleurs rempli de cocon de vers à soie, de couleur blanc, jaune. Les distances ne sont certes pas grandes mais vu l'état des routes, nous n'avons pas l'impression de progresser beaucoup. Nos estomacs nous rappellent à l'ordre. Puis, la piste s'arrête. Nous sommes obligés de récupérer la route nationale. Nous nous rafraîchissons dans une espèce de vieille boutique, et, un peu plus loin réussissons à trouver un lieu où manger. Une petite gargote située juste en face de l'université de l'agriculture, au milieu de nulle part ! Plat unique pour tout le monde que nous nous faisons traduire par un professeur de chimie parlant quelques mots d'anglais, venu se restaurer avant de reprendre ses cours. Au moment de renfourcher nos bicyclettes, Lili se rend compte que son pneu arrière est crevé. Heureusement, se trouve juste à côté, sur le bord de la route, une petite cahute avec un réparateur de roue ! Et oui, même au milieu de nulle part ! Pneus et chambres à air pendouillent sur des tiges de bambou. Le jeune lao s'empresse de démonter la roue et le pneu. La chambre à air est éventrée. IL faut la changer. C'est folklo......car, c'est loin d'être une lumière, et, beaucoup d'efforts lui sont nécessaire pour arriver à ses fins. De grands éclats de rires fusent pourtant, Mitch s'essayant à l'anglais......L'heure ayant malgré tout tourné plus vite que prévu, nous rebroussons chemin. Une petite halte nous amène à tremper nos petits petons dans les eaux troubles du mékong, histoire de.....De retour en ville, abandonnons Pierre et Jérémie et continuons vers la banlieue Nord de Luang Prabang. Les fumées des brûlis nous brûlent les yeux et la gorge....C'est très incommodant. L'horizon est de plus, complètement bouché et la nuit tombant, l'atmosphère semble bien glauque. Après avoir restitués nos vélos, nous rentrons nous doucher ; c'est vraiment pas du luxe ! Comme nous sommes sales ! Nous nous retrouvons pour prendre un verre, les fruitshakes sont délicieux, nous faisons fi depuis le début de notre voyage de la recommandation de ne pas prendre de glaçons et ne nous en portons pas plus mal. Il est de toute façon très difficile de passer outre car tous les jus de fruits sont préparés avec de la glace.....Petite bouffe sur le marché, pour le dessert nous retrouvons notre petit vendeur ambulant de « rotis », ces délicieuses crêpes indiennes fourrées à la banane arrosée de lait concentré sucré ; délicieux !! quelques achats puis gros dodo pour tout le monde....

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