13 juin 2008
japon
Superficie : 377 801 km2 dont 3 922 îles
Capitale : Tokyo (8,2 millions d'habitants)
Population : 128 085 000 d'habitants
Peuples et ethnies : Japonais (y compris les Ainu), Coréens
Institutions politiques : monarchie constitutionnelle, régime parlementaire
Principales activités : automobile, bureautique, industrie chimique, nouvelles technologies
Langue : japonnais
Religion : le shintoïsme, bouddhisme, christianisme
Monnaie : Le yen - 1 euro + 154 yens au 15 juin 2008
Décalage horaire : +9h
Formalités :
Passeport valable 6 mois après le retour
billet de retour ou de continuation exigible
14 mai 2009
Ohayôgozaimasu - おはようございます
Nous avons visionné un film chacun dans notre coin, ayant pris nos aises pour la nuit. Ensuite, c'est gros dodo, enfin je devrai plutôt dire, petit dodo.....C'est le bruit du petit déjeuner qui me réveille, les enfants sont emmitouflés dans leur couverture, nous les laissons dormir jusqu'à l'atterissage. Les reliefs du Japon découverts par le ciel dégagé sont surperbes. Tout est extraordinnairement rectiligne. De nombreuses rizières irriguées semblent avoir été dessinées comme sur une toile de peintre ou une photo d'Arthus Bertrand. C'est surprenant. Nous débarquons sous un beau ciel bleu avec des températures agréables, il fait ce matin 18°. Comme ça fait du bien de retrouver un peu de fraîcheur. L'aéroport est à l'image que nous nous faisons du pays ; propre, blanc, calme, organisé et aseptisé. Nous prenons un shuttle pour le terminal où nous récupérons nos bagages. Nous discutons avec des canadiens venant de passer cinq semaines au Vietnam. Ils ont quitté ce pays dans le même état d'esprit que le notre....C'est fou, nous n'avons pas croisé une seule fois des voyageurs au long cours ayant été conquis par ce pays. C'est navrant et vraiment dommage. Le virus H1N1 ayant fait des siennes sur l'île du soleil levant, nous sommes accueillis par un comité masqué. Vous me direz, nous sommes habitués, les asiatiques étant très friands de ces petits masques. Mais, là, c'est tout le staff et les voyageurs japonais qui sont équipés de la sorte. Des médecins, vêtus comme des chirurgiens, éxaminent certaines personnes. On nous distribue des tracts nous informant des symptômes de la maladie, mais passons les douanes assez rapidement avec tout de même, prise d'empruntes digitales et photographies. Par contre, tout comme aux Etats-Unis, nous avions omis de mettre en soute des objets coupants et des tubes de crème, nous sommes passés sous les fourches des portiques et aux contrôles sans aucun problème. Nous nous rendons ensuite au « center information », puis au terminal du skyline. Il nous faut 2h pour rejoindre le centre de Tokyo. Comme c'est calme dans le RER, personne ne parle, il n'y a pas de bruit malgré les wagons qui se remplissent à la vitesse grand V. Les télephones portables dont sont équipés tous les japonais ne sonnent pas !!! Ils sont ultra plats et silencieux.......Nous sortons de la station avec une véritable sensation de bien-être. C'est curieux, nous ne nous attendions pas à ça avec Franck. A vrai dire, nous ne nous attendions pas à grand chose, n'ayant pas fait de projet sur un quelconque plan de route quant à ce que nous ferions dans ce pays. Il s'agit avant tout de la destination des enfants. Les rues sont calmes, propres et fleuries. Aucun klaxon, aucun bruit, aucune précipitation, pas de vendeurs ambulants et des trottoirs disponibles. Les gens roulent à vélo et surtout à gauche ! Je l'apprends (ce n'est pourtant pas une ancienne colonie anglaise). Nous cherchons un moment notre AJ en nous arrêtant à deux reprises devant des commerces. Les réponses à nos demandes de renseignements sont cordiales. Pour traverser les rues, personne ne traverse sans que le feu pour pieton ne soit passé au vert, même lorsqu'il n'y a pas de voitures. Nous n'avons jamais vu ça, ces gens ont un sens civique dont nous devrions tirer des leçons. Il a d'ailleurs parfait, voir assis leur réputation. Victor est missioné pour nous ammener à bon port. Notre AJ est super clean. Il y a beaucoup de monde, c'est très cosmopolite et très plaisant. Nos lits n'étant pas dispo pour le moment, nous repartons visiter le quartier. Nous sommes situés dans le quartier d'Asakusa, au bord de la rivière sumida. C'est vraiment très chouette. Nous retrouvons nos « seven eleven » et les fameuses saucisses d'Arthur. Nous nous régalons de sushis et remontons jusqu'au parc de Ueno, un plaisant lieu de promenade avec sa multitude d'animations et ses temples ainsi qu'un joli lac. Nous rentrons dans notre premier grand magasin. On aime se faire du mal ! Les fringues sont plus dingues les unes que les autres, si je m'étais écoutée, j'aurai dépensé plus que ce que je peux gagner en une année.....Franck me dit qu'il en aurait bien fait autant....C'est hyper branché ici, ils sont vraiment à la pointe des nouvelles tendances. Et les chaussures, je n'en parlerai même pas, j'ai failli faire des folies, elles sont fabriquées ici et super originales : trop top ! J'adore !!!!!!!!!!! On va se régaler. Les enfants passent un moment dans une boutique de mangas pendant, qu'assis sur une marche nous observons les passants. Il y a vraiment de tout, du bizaroïde au plus trash..... New-York à côté, c'est soft ! Les températures printanières sont divines. On est trop bien. Nous sommes claqués avec les kilomètres que nous avons encore avalé lorsque nous rentrons à l'AJ. Une très bonne surprise nous attend : faute de dispo en dortoirs traditionnels nous nous retrouvons en dortoirs cabines, les enfants sont aus anges. Une fois installés et douchés nous descendons au salon. Nous sommes une trentaine à vaquer, pour certains à la cuisine, pour d'autres à internet, à bouquiner. Je m'installe dans le sofa avec le PC et profite au passage du DVD de la soirée : Poseidon.
15 mai 2009
Il est 10h30, lorsque je descends déjeuner. Franck est déjà levé depuis 2h. Il regarde un match de foot avec d'autres jeunes.Cette nuit de sommeil nous a fait un bien fou. Nous avons hyper bien dormi, c'est vraiment agréable ces cabines. Je remonte réveiller les enfants pour que nous ne partions pas trop tard. Victor descend mais Arthur est resté dans les bras de Morphée, semble-t-il. Je termine mon p'tit déj' et remonte de nouveau le chercher. En effet, il dormait encore. Aujourd'hui commence le festival du Sanja Matsuri, comme chaque année il a lieu le 3ème week-end de mai. C'est un des plus grands festivals de Tokyo. Nous sillonons les rues d'Asakura d'où nous pouvons observer les maisons basses avec tous les petits magasins typiques des vieux quartiers. Les ruelles que nous arpentons sont relativement calmes jusqu'à ce que nous arrivions aux abords du quartier où se déroule le festival. C'est la frénésie, il y a du monde partout dont beaucoup d'écoliers et de collègiens qui, comme dans beaucoup de pays sont toutes et tous habillés de leur costume de classe. Une quantité de petites échoppes dans les ruelles pavées sont envahies de curieux et de gourmands. Nous passons la monumentale porte du tonnerre qui constitue l'accès principal au temple. Entre ses piliers laqués de rouge est suspendu un lampion bien joufflu frappé d'un idéogramme qui rappelle le nom de l'entrée. Nous avançons dans l'allée commerçante achalandée de toutes sortes de produits traditionnels (peignes, ceintures, éventails, yukata, kimonos, etc....), sucreries, sembei (biscuits de riz), Nous achetons un bandeau de kamikaze à Victor, pour mettre avec son costume. Arthur, lui, s'en était déjà fait faire un. Plusieurs statues à l'éfigie de Bouddha trônent ici où là. Nous avançons jusqu'au temple principal. Il est précédé d'un large brûleur d'encens en bronze. Il est par contre pris d'assaut par une foule de croyants. En effet, le rituel veut que l'on dirige vers soi la fumée des dieux, supposée curative, en brassant l'air avec les mains. C'est très beau à voir. Ensuite ces personnes s'avancent jusqu'au seuil de l'autel, jettent quelques pièces dans un grand coffre en bois, adressent une brève prière en joignant les mains, puis tapent dans leurs mains deux fois, saluent en s'inclinant et repartent à reculons. D'autres, contre quelques yens, s'emparent d'un cylindre plein de baguettes numérotées, en extraient une au hasard par un petit orifice, et, dans un tiroir correspondant au numéro de leur baguette, piochent un papier (omikuji) sur lequel est inscrite leur chance, (daikichi « très grande chance », kichi « grande chance », shokichi « chance moyenne», kyo « malchance »). Le papier est ensuite enroulé et attaché à un arbre (ou en l'occurence comme aujourd'hui sur des sortes de tableaux équipés de fils) pour se prémunir contre le mauvais sort. Nous avions déjà assisté à ce genre de rituel en Thailande et au Laos. C'est amusant de les regarder faire, ils sont tous excités à l'idée de ce qu'ils vont découvrir. Un charmant monsieur nous aborde et nous donne plein d'informations sur le festival et ce qu'il y a à faire. Nous discutons un moment avec lui et échangeons nos adresses. Il est vraiment adorable. Nous assistons ensuite à la procession. Il s'agit en fait d'environ un millier de personnes en habit traditionnel qui défilent jusqu'au sanctuaire pour obtenir des divinités protection et prospérité. Tous ces costumes sont splendides et les geishas sont vraiment très belles. Heureusement que notre japonais nous en a parlé sinon je pense que nous l'aurions loupé. Nous cherchons Arthur qui a disparu dans la foule. Après l'avoir retrouvé, nous filons sur la « plastic food street », une énorme avenue spécialisée dans les fournitures de restaurants. On y trouve de tout, c'est impressionnant. Au détour d'une ruelle, nous tombons sur le tournage d'une publicité et juste derrière se trouve un trottoir où sont gravées à jamais les empruntes de mains de personnalités japonaises (le sunset Bd de tokyo !). Nous refaisons également connaissance avec chiens et chats. Et oui ici, ils ne semblent pas tous finir dans les assiettes contrairement au Vietnam. Nous avons même constaté qu'ils étaient par certaines et certains considérés comme des nouveaux-nés ; à savoir, ils ont pour la plupart revêtu leur tenue de sortie et pour d'autres sont logés dans des landeaux leur étant destinés ! C'est très japonais, tout ça !!! Nous prenons ensuite le métro pour Ginza, le quartier à la pointe de la modernité et de la mode. Autant il est facile de se perdre dans les rues de Tokyo, autant sous terre, tout devient plus facile. En effet, dans les rues, les panneaux sont rarement traduits en caractères latin ce qui ne nous facilite pas la tâche et malgré nos plans nous ramons sacrément par moment. Mais le métro, lui est tout simplement très bien signalé (une fois qu'on a compris comment ça marche, cela va de soit.....comme dans chaque grande ville me direz vous !), De plus toutes les stations sont équipées de toilettes immaculées et gratuites. Les galeries sont par contre tellement gigantesques qu'il vaut mieux savoir où sortir avant d'emprunter une quelconque issue. Ginza, c'est le nec plus ultra du chic et du snob ! Le quartier huppé avec ses boutiques de luxe. Toutes les grandes marques y sont représentées. Les façades des boutiques des grands couturiers tels que Dior, Hermes, Chanel, Cerrutti, Armani, etc, en feraient palir plus d'un. C'est de l'art ! Des portiers en gardent l'entrée. Et, entre les centres commerciaux pullulent des tas de restaurants et de bars plus chics les uns que les autres. A Tokyo, les grands magasins sont à eux seuls une vraie curiosité. Ils sont de taille vraiment imposante et regorgent d'articles sur plusieurs étages. Ils possèdent aussi des agences de voyages, des galeries d'art, des officines de toilettage pour chiens (ceux qu'ils ne mangent pas !), des bureaux de change, des jardins en terrasse sur les toits (nous avons loupé celui de chez Chanel mais allons y retourner), des restaurants, des cafés, des épiceries fines, enfin bref, de quoi y passer des heures et des heures......J'abondonne les garçons un moment pour écumer quelques boutiques et faire quelques essayages. Cela me fait un bien fou de me retrouver avec des tas de femmes se souciant de leur apparence, et ici ce n'est pas un vain mot. Elles sont très aprêtées et très classes quelque soit leur genre. Nous avions promis aux enfants que nous irions voir les « show-room » de chez Sony qui se trouvent sur l'avenue, mais ça vient de fermer. Nous reviendrons demain. Il y a plein de choses à faire dans ce quartier. La nuit est tombée et les gens ont teminé leur journée, c'est une véritable frénésie urbaine à laquelle nous assistons et tous les néons et écrans géants illuminent les rues de mille feux. C'est incroyablement rassérénant. On adore ! Un grand carrefour laisse place à tous les piétons. Du jamais vu ! Les passages piétons sont dessinés en diagonales ainsi qu'horizontalement et verticalement, ce qui fait que pour laisser les piètons circuler, la circulation est interrompue à chaque croisement le temps que les feux repassent au vert . Et personne ne passe avant d'en avoir le signal. Quelle discipline...... Nous prenons aussi conscience qu'ici on ne fume pas dans les rues. C'est de toute façon tellement propre qu'on pourrait presque manger par terre. Il est formellement interdit de fumer en dehors des zones signalées par des panneaux. On croise de temps à autre des petits groupes de personnes agglutinés au-dessus de fumoirs installés à cet effet s'adonnant au plaisir de la nicotine. Et par endroit des inscriptions au sol rappellent qu'en cas de violation de l'interdiction chaque contrevenant s'exposera à payer une amende s'il est pris à fumer ou à jeter un mégot par terre. Nous reprenons le chemin de l'hôtel en nous arrêtant dîner chez Mc Do, ça faisait longtemps. Nous sommes pris d'un fou rire, au moins six personnes sont endormies sur leur chaise ou sur leur table......C'est hilarant ! On se demande si nous n'allons pas en faire de même après avoir terminé notre repas, les hamburgers sont peut-être soporifiques.....En ressortant de la bouche de métro nous tombons sur un tas de badauds regardant les porteurs parés de leur costume s'entraînant pour demain à porter les mikoshis. Nous rentrons. Franck est allé consommer le verre de bienvenue au bar d'à côté. Les enfants se douchent pendant que nous recherchons des nuités sur internet. Mais le sommeil nous gagne, nous avons encore beaucoup marché aujourd'hui et nous ne tardons pas à monter. Il faut que je tape mes notes.
16 mai 2009
Comme chaque année un doublé nous amène à souhaiter un très joyeux anniversaire à Floflo et Caro qui nous n'en doutons pas une seconde du fait que nous soyons samedi vont fêter l'évènement dignement....On vous fait confiance les filles et dans l'attente de pouvoir trinquer avec vous, nous vous envoyons à cette occasion des gros poutous japonais.
Victor s'est levé tôt mais ne nous a pas réveillé. C'est Franck qui me réveille à 9h. Enfermés dans nos cabines nous dormons comme des bienheureux, c'est vraiment génial ce système de couchage. De plus je me suis couchée tard, j'ai tapé mes notes jusqu'à pas d'heure..... Nous p'tit déjeunons. Victor nous apprend qu'il est déjà allé jusqu'au Ryogoku où se tient le grand tournoi de Sumo du Japon. L'évènement de l'année. Nous aimerions y aller la semaine prochaine, il est allé se renseigner sur la façon d'obtenir des places. Nous y retournons pour confirmation des tarifs et des emplacements, nous croisons des sumos en tenue sur des vélos ou à pieds rejoignant leur salle d'entraînement. Ils sont vraiment impressionants. Ensuite nous repartons pour le Sanja matsuri, c'est aujourd'hui qu'a lieu le fameux défilé des porteurs de Mikoshis. La foule est beaucoup plus dense qu'hier, tout le monde attend avec impatience l'arrivée des porteurs. Nous en faisons de même parmi la foule. Des gens sont venus de tout le pays pour assister à ce festival. Nous retrouvons les japonais dont nous avons le cliché : appareil photo en main et sourire aux lèvres. Les policiers sont sur leur 31 et contrairement à nos services d'ordre, ils sont très courtois, ne possèdent ni matraque ni arme et n'ont pas besoin d'user de leur statut pour prendre les gens de haut.....Bref, c'est grandiose. Et la vision de ces gens en tenue de combat tapant des pieds et hurlant des sons que nous ne comprenons pas, délirante ! Ils ont revêtu des tenues vestimentaires très particulières laissant apparaître leur fessier aux yeux de tout le monde, c'est pour nous, très drôle......juste un ruban enroulé leur sert de cache sexe ! Et avec leur kimono, leur bandeau et leurs drôles de chaussons à orteils, c'est très inhabituel pour les européens que nous sommes. Tout comme hier, les tireurs de rickshaws nous laissent pantois quant à leur performance. Ils doivent avoir une condition physique exceptionnelle. Et je ne parle pas de leurs cuisses !!! Chaque fois que nous échangeons quelques mots avec des passants, c'est tout sourire avec inclinaison de la tête. Nous achetons de quoi pique-niquer et nous installons dans une ruelle avec les acteurs du festival arborant leur string sous nos yeux.....J'en ai un devant moi qui, à deux reprises se relève pour ramasser les déchets et les mettre à la poubelle. J'ai de ce fait une vue des plus étroites avec son fessier ! Nous reprenons ensuite le métro pour Ginza où nous laissons les enfants chez « Sony » pendant que nous retournons au Tourism information. Nous y faisons connaissance avec un français travaillant en Espagne, venu ici pour 3 semaines profitant d'un séminaire scientifique pour son boulot. Il est comme nous ; conquis par le peu de ce qu'il a vu jusque là de ce pays. Il n'en revient pas de la gentillesse et la disponibilité qu'ont les japonais à notre égard. Nous n'aurions jamais imaginé ça. Comme quoi, les préjugés !!!! Ce sont des gens exceptionnels. Quel contraste avec l'Asie que nous venons de quitter. Nous n'avons plus du tout l'impression d'être sur le même continent. Je laisse Franck chez Sony et retourne faire quelques boutiques. Chaque fois que j'essaie des vêtements il me faut me déchausser et me coiffer d'une charlotte et ce, quelque soit les boutiques. Toujours ces fumeurs brimés s'enfumant au-dessus des fumoirs.....Depuis ce matin, Franck doit en être à son dizième « C'est magnifique ! »......il n'en revient pas de cette ville et de tout ce qui nous entoure ! Et tous ces looks complètement eclectiques, c'est fou....J'en connais quelques unes qui seraient dingue ici. On exulte !!! les « show-room » n'ont pas eu l'effet escompté sur les enfants mais Arthur pense y avoir vu des agents secrets possédant des codes pour accèder à certaines technologies.!!!......Je reste un moment assise devant un immense parterre de tournesols tranchant dans le décor au bord du carrefour en folie. Les japonaises sont vraiment très belles, elles ont une prestance et un charme incroyable. Quelque soit leur genre, tout leur va. On dirait que la mode a été créée pour elles. Il faut dire que très peu d'entre elles doivent s'habiller au-delà du 38 ! ça aide.....Nous découvrons vraiment un pays, un peuple et des coutumes surprenants : Tout ça nous subjugue. Nous continuons notre balade au travers de ruelles abritant des restaurants, des gargotes ultra-chics, des endroits superbes en plein centre. Tout comme à New-York, certains boulevards sont fermés pour laisser les piétons aller et venir à loisir. C'est géant. Franck monte au sommet d'une tour prendre des photos du fameux carrefour imposant aux véhicules de s'arrêter pour tout le monde. Nous reprenons le métro pour rentrer. Un japonais bouquine à côté de moi. C'est curieux cette façon de lire de droite à gauche et de commencer le livre par la fin. C'est comme les israéliens et l'hébreux. C'est fascinant. Les magazines sont également imprimés de cette façon. J'ai feuilleté un « Elle » ce matin mais n'ai rien compris. Nous rentrons à l'AJ relativement tôt après avoir fait quelques courses pour le dîner. Pendant que je recherche où nous loger les nuits à venir, Franck prépare le dîner. Nous nous régalons de pâtes au thon crème fraîche avec salade et yaourts......ça faisait si longtemps......Que c'est bon ! Je galère pour trouver des lits. Tout est complet, partout. Pour demain, je resterai seule ici, les garçons iront dormir en capsules : strictement réservées aux hommes, en espèrant qu'ils acceptent les enfants ! Pour les jours suivants, nous serons séparés, dans des dortoirs différents, mais dans la même AJ. Finalement on ne s'en sort pas trop mal car c'est loin d'être gagné dans cette ville. Les lits sont hors de prix. Mais nous n'avons pour le moment pas du tout l'intention de bouger. Notre programme est bien rempli. Il y a tant à faire à Tokyo. Les enfants sont montés. Ils regardent un film. Nous prenons connaissance de nos messages. Des nouvelles de nos amis tourdumondistes arrivent par paquet et, que de bonnes nouvelles. Je termine la mise à jour du carnet de voyage mais ne peux malheureusement pas le transférer sur le blog ; ça ne fonctionne pas ! Je passe le relai à Franck pour faire le tri des photos.
17 mai 2009
Victor devait nous réveiller à 7h, mais ne s'est visiblement pas sorti du sommeil lorsque son réveil a sonné. Il est 8h30 lorsque je sors de « ma grotte ». Après être passée sous la douche je réveille Franck et nous descendons déjeuner. Nous défaisons ensuite les lits et refaisons les sacs. Je conserve le mien et entasse ce que je peux dans ma cabine. Pour le reste nous les stockons sur les étagères prévues à cet effet. Les réceptionnistes nous informent qu'hier soir des personnes ne se sont pas présentées et que de ce fait les garçons peuvent reprendre possession de leur cabine. Mais j'ai pré-réservé hier soir 3 capsules via internet et s'ils n'y vont pas nous serons défalqués de 90% de la somme globale, de plus ce n'est pas très loin de l'AJ, nous passerons y faire un saut tout à l'heure. Nous essayons de ne pas trop traîner, nous avons un programme chargé. Il y a toujours autant de monde aux abords du festival qui clos les festivités ce soir. Les porteurs de mikochis doivent effectuer aujourd'hui avec des mikochis de 4000 kgs un itinéraire de 6h am à 8h pm. Le wasake nous confirme la réservation de 3 capsules pour ce soir. Nous pouvons y aller. Nous reprenons le métro jusqu'au quartier de Harajuku. Le plus branché de Tokyo. Et c'est peu dire. Mais, on commence la visite par un petit parcours que nous avons récupéré à l'office du tourisme. Les rues sont désertes. Nous sommes dimanche, les gens doivent encore dormir......Toujours autant de boutiques de luxe. A croire qu'il n'y a que ça dans cette ville. A chaque détour de rue, nous tombons sur des devantures de grands couturiers. Le boulevard Omotesando est d'ailleurs assimilé aux champs Elysees de Paris ou la 5ème avenue de New-York. Le musée des beaux arts est malheureusement fermé pour travaux, nous nous rendons donc au Meiji Jingu. Le sanctuaire construit en 1920 pour l'empereur Meiji et l'impératrice douairière Shoken. C'est un temple shinto. Il se trouve au milieu d'une forêt dans laquelle des jardin japonais ont été dessinés. C'est un endroit très harmonieux et le sanctuaire tout en bois est un vrai havre de paix. Nous passons deux grandes portes très impressionnantes. Au moins trois mariages traditionnels sont célébrés en ces lieux ce jour. Les costumes sont splendides et les religieux célébrant les offices atypiques. Franck prend tellement de clichés qu'il semble faire partie de la cohorte de photographes. Seul petit bémol ; le costume ! Nous déjeunons de sandwichs et nous retrouvons directement happé par la foule du quartier le plus fou que nous ayons été amené à traverser.....Il est réputé pour être l'un des points chauds de Tokyo. On nage en pleine fiction. La rue Takeshita est la principale attraction du quartier et pour cause : C'est une rue pietonne bondée de jeunes se croisant et se suivant au rythme de la foule. La plupart d'entre eux ont un look et un style totalement décalé ! On y croise des fans de cosplay (manga) ou de visual key (gothique) vêtus de façon irréelle. Quel travail ce doit être tous les matins pour s'accoutrer de la sorte. Les boutiques regorgent d'accessoires et de fringues délirantes. Quant aux chaussures, qui oseraient porter cela ???? Et bien, les japonais ! J'ai une pensée toute particulière pour mes petites nièces qui seraient folles de voir tant de vraies poupées à taille humaine. Certaines et certains acceptent avec un grand sourire que nous les photographions. Mais ce n'est pas du tout du goût de Victor qui, à plusieurs reprises nous demandent d'arrêter de les prendre pour des singes !!!! Ils s'identifierait très facilement à certains d'entre eux !!!! Quant à Arthur, on en parle même pas. On se demande même s'il ne va pas rester là ! Enfin, il faut bien que jeunesse se passe.......Nous restons un certain temps avant de digérer tant de diversités dans une seule et même ruelle. On croirait que c'est carnaval. Décidément, nous n'en avons pas fini avec les surprises. A chaque angle de ruelles, des vendeurs de crêpes sont assaillis de gourmands. Ils ont beaucoup de notes frenchy ici, c'est surprenant. Nous étions surtout venus dans ce quartier pour son célèbre marché aux puces, mais nous n'arrivons pas à le trouver avec les indications que nous avons. Il ne doit pas avoir lieu aujourd'hui. A la sortie du métro nous nous retrouvons pris dans un bain de foule nous ramenant au dernier défilé des porteurs de mikochis. Toujours aussi attrayant ! Nous retournons manger chez Mc Do et y retrouvons nos dormeurs de l'autre soir ; les mêmes, à l'identique ! Alors, là, on est scotché.....Les garçons me raccompagnent à l'AJ, récupèrent des bouquins et repartent pour leur nuit entre homme. Je m'installe au salon pour transférer la fin du carnet de voyage du Vietnam. Une jeune française m'interroge sur notre voyage. Comme une autre des occupantes de l'AJ, elle est allée sur notre site avec l'adresse qu'elle avait repéré sur nos t-shirts. Elle fait également un tour du monde. Viennent se greffer à notre conversation une australienne, une chilienne, une néo-zélandaise et un monsieur français faisant eux aussi des tours du monde mais voyageant seuls, comme la majorité des voyageurs que nous rencontrons. Nous échangeons pas mal d'infos et d'anecdotes. Ali, avec qui j'avais déjà partagé un bon moment avant hier, m'informe qu'elle est allée ce matin pour obtenir des places pour le tournoi de sumos mais qu'elle s'est cassé le nez ; plus de places ! Elle y retourne aux aurores demain matin, j'espère que pour mardi nous allons en obtenir.
18 mai 2009
Mon horloge biologique semble s'être réglée d'elle-même sur 9h. C'est donc avec malgré tout les yeux encore embrumés par le sommeil (je me suis couchée tard), que je descends déjeuner. Il fait un temps splendide et toutes les baies sont grandes ouvertes. J'ai à peine le temps de franchir l'étape de la préparation de mon p'tit déj' que Jean, (un français d'une soixantaine d'années, bien lourd...) me saute dessus afin de m'entretenir sur ses discours philosophiques confrontant les influences chinoises et coréennes avec les japonaises......Je ne suis pas du tout réceptive à ce genre de conversation dés le matin....D'autant qu'il est vraiment insistant....J'essaie tant bien que mal de m'extirper de ses griffes tout en restant polie. Je lave mes fraises, me prépare un café, tente de mettre mes toast dans le grill, mais il m'interrompt sans cesse. Je finis près de la poubelle dans le fond du labo !! Une jeune islandaise me sauve la mise en ayant besoin de la place, ouf ! Il me relance mais cette fois, voit bien que je suis un tantinet excédée. Il me propose contre mauvaise fortune des infos d'un forum sur lequel il a laissé des notes concernant les visas depuis Hong-Kong pour la Chine.....Bref, il s'installe sur un ordi, cela me permet de déjeuner tranquillement. Les garçons arrivent vers 10h. Ils ont apparemment bien dormi. Je fais part de ma petite « mésaventure » à Franck. Il n'est pas surpris ayant lui aussi eu à faire à l'énergumène, qu'il a bien failli envoyer paître, me dit-il. Nous reprenons le métro pour le palais impérial. Le métro se remplit à vue d'oeil mais quel calme. Les japonais sont en fait des adeptes du texto, c'est pour cela que l'on n'entend jamais qui que ce soit parler un portable à l'oreille. Les claviers sont en japonais. C'est très curieux. Tout comme pas mal de voyageurs européens, ils portent pour la plupart des masques. C'est marrant cette façon qu'ils ont de se préserver de l'air ambiant. Comme me dit Franck « chaque fois que nous sortons du métro pour découvrir un nouveau quartier, nous avons le sentiment de changer de ville ». C'est vrai, c'est fou cette différence qu'il y a entre chaque quartier. Nous avons l'impression, ici, de nous retrouver sur l'Hudson à New-york, avec d'un côté les buildings du centre des affaires et de l'autre la quiétude. C'est pareil ici ; à droite, le centre des affaires et ses tours vitrées et de l'autre les jardins nous amenant au palais impérial. Les arbres sont merveilleusement bien taillés, la pelouse ressemble à de la moquette. Quelle minutie dans l'art d'entretenir les espaces extérieurs. N'ayant plus la notion des jours que nous sommes, nous nous cassons le nez pour la visite du palais puisque nous sommes lundi. C'est fermé ! Nous effectuons tout de même une balade autour des bassins puis nous enfonçons dans le « wall street » de Tokyo. Nous y déjeunons et continuons sur notre lancée. Tout est très épuré. L'architecture comme les jardins. Nous croisons très peu de moto et je m'étonnais également de ne pas voir de coureurs à pieds. Ils sont en fait tous rassemblés autour des jardins du palais. Ils ont un sacré rythme.....Nous tentons d'obtenir des places pour le musée Ghibli (l'incontournable de Tokyo), le musée des mangas et ses studios de tournage auxquels nous pouvons accéder. C'est le seul au monde de la sorte. Les places sont par contre très prisées. Et comme beaucoup de choses au Japon, il est préférable de les acheter depuis l'étranger des mois à l'avance. Ce que nous n'avons pas fait ! Une seule chaîne de boutiques détient le monopole de la distribution de ces billets : les magasins Lawson. Nous y passons afin d'essayer d'en obtenir. Mais toutes les explications sur l'ATM sont en japonais. Un des employés vient à notre secours mais en vain car toutes les sessions sont complètes. Nous rentrons dans le Mitsukoshi, l'un des plus beaux grands magasins de Tokyo. Le premier sous-sol est une vraie caverne d'Ali Baba, un paradis pour les gourmands que nous sommes. Des allées qui n'en finissent pas avec des comptoirs d'épiceries fines, des mignardises, des pâtisseries, des sucreries à damner un saint !....Egalement beaucoup de salés dont des petits mets dont on dirait de l'art. Nous goûtons à de délicieux échantillons au gré de notre avancée dans ce paradis pour gourmets. Nous nous laissons tenter par un gros gâteau que nous mangerons ce soir ou demain et une miche de pain de campagne croustillante. Nous traversons les boutiques Cartier, Chanel, Cerrutti.......Des portiers gardent les portes de ce merveilleux endroits ainsi que des voituriers qui récupèrent les superbes voitures de ces gens aisés venus dépenser quelques milliers de Yens.....On nous salue tout le temps de la tête, comme si nous faisions partie de ce monde.....Nous ressemblons plutôt à des pouilleux, mais allez savoir, il y a des pouilleux qui ne paient pas de mine, et cela ne veut pas pour autant dire qu'ils n'ont pas les moyens de s'offrir la dernière Rolex où la dernière Cartier ......Victor nous remet tout de suite les pieds sur terre en nous confirmant que nous ressemblons bien à des pouilleux !! Nous mettons plus d'une heure à remonter jusqu'au parlement ; on n'en peut plus, il fait très chaud aujourd'hui. Nous reprenons le métro pour le quartier de Shibuya. Et là, nous nous retrouvons encore en plein essaim. Une ruche en pleine frénésie. C'est dans ce quartier que sont concentrés les magasins de mangas et de jouets s'y référant. Les enfants n'en croient pas leurs yeux. Bien qu'ils soient un peu frustrés ne pouvant pas feuilleter leurs héros favoris. Tous les bouquins étant sous film. Les employés ont les cheveux bleus électriques et des vêtements délirants (qu'ils vendent d'ailleurs en boutique). Nous écumons les salles de jeux. Je me rachète des chaussures et lorsque nous ressortons d'un des buildings (style Fnac) où les enfants s'étaient réfugiés pendant que nous faisions les boutiques avec Franck. La ruche s'est métamorphosée. Il fait nuit et les immeubles rutilent sous leurs carapaces de néons et d'écrans multicolores. Et, dans le rôle des abeilles, nous croisons des adolescents en quête d'achat, de distractions, butinant d'un magasin à un autre, entrant, ressortant, se rassemblant, chahutant. L'effervescence est à son comble aux alentours de l'immense gare et son dédale de couloirs que nous rejoignons pour rentrer. On est claqué ! Le grand carrefour nous y amenant est submergé par des flots de piétons. Le spectacle est saisissant. Et, Franck ne tarit pas de superlatifs.....Arrivés à l'AJ, les enfants se douchent, reprennent place dans de nouvelles cabines pendant que je prépare à manger. Des croques monsieur et des fraises à la crème. Nous dînons devant un film japonais, puis montons. Il est encore tard lorsque je finis de taper mes notes, tout le monde dort.
19 mai 2009
Nous nous levons tôt pour essayer d'obtenir des places pour le grand tournoi de Sumo. Nous défaisons nos couchages, avalons un café et rejoignons le ryogoku à pied. La file d'attente n'est finalement pas si effrayante que ça, nous sommes mardi. L'ouverture a lieu à 8h. Dans cette attente nous retournons dans un « Lawson » où nous allons de nouveau tenter notre chance pour avoir des billets pour le musée et les studios Ghibli. Après maintes essais, il n'y a pas une seule dispo avant fin juin et ce, sur toutes les sessions. Nous retournons au ryogoku, on nous désinfecte les mains avant d'entrer. Nous ne connaissons pas grand chose au monde des sumatoris. C'est en fait très cérémonial ; beaucoup de gestes, de rituels et de sons. Pratiqué depuis plus de 1500 ans au Japon, le sumo est bien plus qu'un sport. Il s'agissait d'ailleurs à l'origine d'un combat rituel accompagnant les cérémonies de certains temples dont le résultat permettait de prédire la volonté des dieux. Considérés comme des demi-dieux, les sumatoris sont vénérés et admirés par de nombreux fans parmi lesquels on compte une grande proportion de femmes. Nous nous déchaussons pour assister aux combats. Le lieu des festivités est très impressionnant, c'est un peu comme lorsqu'on rentre au MSG à New York pour assister à du catch...... Un temple est suspendu au-dessus du ring et tout le 1er étage est reservé aux loges ainsi qu'aux tatamis autour du ring. Lors du combat à mains nues, les deux mastodontes s'affrontent à l'intérieur d'un espace circulaire (doyo). Au delà du combat, de nombreux rituels entourent les matchs. C'est très singulier. Les premières heures de la matinée sont consacrées aux rencontres entres jeunes sumos et sumos confirmés, une sorte d'éliminatoire. Une fois sur le ring, les deux adversaires prennent diverses postures pendant que de drôles d'arbitres dans des tenues « carnavalesques » scandent des paroles étranges. C'est un peu comme les maoris et leur Haka. Le rituel recommence un certain nombre de fois avant que le combat ne s'engage. Par contre celui-ci ne dure que quelques secondes. C'est très intéressant. D'autant que jusqu'à 15h, nous pouvons circuler librement dans le ryogoku. Nous nous sommes installés juste devant sur les tatamis, le matin il n'y a pas grand monde. Cela nous permet de voir à quel point ces mastodontes sont impressionnants de par leur corpulence. Ils font tous entre 100 et 200 kgs voir plus pour certains et mesure près de 2m quand ils ne les dépassent pas ! Nous retournons ensuite p'tit déjeuner à l'AJ puis repartons prendre des renseignements pour une croisière sur la sumida pour demain. Nous descendons sous les quais pour y louer des vélos mais il n'y en a plus de disponibles. Une japonaise nous propose son aide puisqu'elle est dans le même cas que nous et se rend à un autre point de location. Nous la suivons. Encore une personne charmante. Elle est sur Tokyo pour 5 jours pour son boulot et me dit adorer se déplacer en vélo, comme beaucoup de ses compatriotes. Elle utilise ce mode de transport chaque fois qu'elle se rend dans une grande ville. Nous traversons le dédale des ruelles d'Asakusa pour arriver à un nouveau point où malheureusement c'est à l'identique du précédent : Plus de vélo ! Elle discute avec le gardien du parking qui lui explique où se rendre (à l'autre bout d'Asakusa) et nous propose de partager son taxi. Ce que nous faisons avec plaisir ; elle refuse que nous partagions les frais. Ils sont incroyables ces gens. Elle explique au gardien du parking que nous souhaitons louer des vélos pour 3 jours. Elle nous sert de traductrice, et ce n'est pas du luxe parce que ce n'est vraiment pas évident de communiquer avec les gens lorsqu'ils ne parlent pas un mot d'anglais. Heureusement qu'elle était là car nous devons même épeler nos noms prénoms, etc, pour que le petit monsieur puisse rentrer tous les renseignements des fiches que nous venons de remplir dans son ordi en japonais ! La location des vélos (qui sont nickels), ne nous coûte que 300 yens pour 3 jours ; soit 2, 50 euros environ ; dérisoire ! Les vélos sont tous parqués dans d'immenses parkings souterrains sur plusieurs étages et pour remonter les vélos, un système ingénieux nous permet de n'avoir qu'à les tenir et nous laisser guider. Avant de nous quitter, Shidoa nous transmet sa carte avec son numéro de téléphone en insistant bien sur le fait que si nous avons besoin de quoi que ce soit il ne nous faut surtout pas hésiter à l'appeler.... Cela ne fait que ¾ d'heure que nous nous connaissons......Nous retournons dans le quartier de Ueno. Franck est tout guilleret sur sa bicyclette. Il faut dire que c'est vraiment très agréable de se déplacer ici en deux roues. Nous n'en revenons pas du nombre de kilomètres que nous avons parcouru à pied le premier jour ! Nous pique-niquons dans le parc en plein bain de foule. Il y a plein d'animations. C'est très joviale. Nous visitons le musée des sciences et de la nature qui s'avère être très ludique et fort intéressant. Surtout le théâtre en 3D sur l'univers des dinosaures. Les enfants ont adoré. Il y avait de plus plein d'expériences à faire et des tas d'ateliers de sciences où les expériences étaient vraiment instructives. Nous sommes malheureusement pris par le temps et si nous voulons profiter du tournoi, il ne faut pas que nous traînions. Nous remontons sur nos bicyclettes et retournons au ryogoku. Dés son approche, nous tombons sur un tas de monde se pressant aux abords des entrées. Rien à voir avec ce matin. Les voitures avec chauffeur patientent devant les trottoirs tandis que nous croisons des sumos regagnant leur salle d'entraînement. Les matchs intéressants vont commencer ainsi que la cérémonie d'ouverture des champions en titre. Le ryogoku est quasiment plein et les places que nous avons pris nous logent au 2ème étage complètement en haut. Autant dire que l'on ne doit pas voir grand-chose. Nous n'y montons même pas. Des loges sont encore libres à proximité du ring parmi les invités de marque, nous faisons comme si de rien n'était, nous nous déchaussons et prenons possession d'une de celles les mieux placées (que, soit dit en passant, nous n'aurions jamais pu nous offrir, les prix étant exorbitants!!!). Si jamais nous nous faisions déloger nous aurions au moins profité d'un vrai luxe pour notre première expérience en sumatori. Nous voyons défilé devant nous les hommes d'affaires, très classes, ainsi que leurs invités de marque venant assister aux matchs. Les cérémonies de professionnels sont à la hauteur de nos espérances. C'est vraiment une discipline qui nous dépasse. Les combats sont très courts mais très intenses ; c'est fascinant ! Le thé est servi dans les loges où nous sommes assis, déchaussés sur des coussins rouges. Dans la loge au-dessus de nous se trouve une famille que nous questionnons de temps en temps histoire de comprendre un peu mieux le déroulement de ce que nous avons sous les yeux. Nous avons encore à faire à des gens charmants. Ils nous offrent un livre sur les sumos et nous apprenons beaucoup de choses à leur contact. Nous avons encore le sentiment de vivre des moments exceptionnels. A l'issue de la journée, le champion en titre bat son adversaire. Le ryogoku se vide assez rapidement. Nous rentrons avec les photos des sumos participant au tournoi et leur pedigree. En rentrant à l'AJ, nous prenons possession de nos nouveaux couchages qui au lieu de nous dispatcher en deux dortoirs nous ont réunit pour les trois nuits à venir. Nous nous retrouvons au 4ème étage avec une cuisine à disposition. C'est sympa, pour nous arranger ils nous ont encore mis ensemble et il n'y a personne avec nous pour cette nuit. Nous laissons les enfants travailler un peu et ressortons faire quelques courses. C'est marrant, c'est comme si nous habitions le quartier, nous avons pris nos repères tout de suite. Franck prépare le dîner pendant que je mets au propre mes notes. Demain nous nous levons à 4h, nous allons au marché au poisson.
20 mai 2009
Nous avons commencé la matinée sous le signe de la fraîcheur au Tsukiji Jogai Market, le marché de gros de Tokyo. Nous prenons le métro à 5h. Les enfants sont restés dormir, et, toutes les personnes présentes dans les rames en font de même et terminent leur nuit avant d'aller travailler.....Il va encore faire chaud aujourd'hui. C'est la pleine effervescence dés notre sortie de la station de métro. Précédant le marché proprement dit (c'est tellement immense) un amas de bicoques abritent boutiques, restaurants et bouis-bouis divers, déjà bondés à cette heure matinale. Les abords de Rungis doivent en être de même et subir le même sort. Le tout baignant dans une forte odeur de poissons et crustacés séchés ! Nous pénétrons dans le fameux marché. Il est surtout célèbre avant tout pour ses poissons pêchés à travers tous les océans (3000 tonnes par jour vendues, 450 espèces). Nous arrivons, la criée vient de terminer. Nous apprenons que de toute façon nous n'aurions pas pu y assister, n'étant pas admis les personnes n'appartenant pas à la profession. Nous avançons au coeur du ballet frénétique qui fait vivre ce fabuleux théâtre....Déboulent de partout, tout autour de nous, d'étranges véhicules, sorte de triporteur doté, à l'avant d'un énorme capot cylindrique et, à l'arrière, d'une plate-forme. Un sacré remue-ménage ! Nous n'en revenons pas. Nous assistons à la découpe d'un thon gigantesque. C'est visiblement tout un art et une technique particulière. Une fois, découpés, on dirait de gros morceaux de boeuf. Belles pièces !! Nous savions que les thons pouvaient atteindre des tailles et des poids surdimensionnés mais pas à ce point là ! Plus loin, des hangars réfrigérés vendent des quantités industriels de thons congelés, cette fois. Ils sont tous étalés à même le sol, givrés. Nous sommes surpris car une criée y a lieu. Les thons sont acheminés dans des camions frigorifiques dans des godets remplis « raz les bords ». Franck joue de nouveau « les grands reporters » et court partout, mais nous sommes dans des hangars où nous ne devrions pas être et nous faisons sortir. On hallucine ! Des poissons et crustacés plus bizarroïdes les uns que les autres remplissent les étals et d'énormes thons congelés sont débités à la scie « industrielle », sous nos yeux. Des experts en chair en font découper en leur centre, de fines tranches afin d'en étudier la qualité. Nous les observons, c'est passionnant. Nous terminons par les halles fruits et légumes où ont également lieu des ventes à la criée. C'est comme à la bourse, il faut être du milieu pour capter quelque chose......Nous avons une petite pensée pour Fanfan et Philippe et leurs amis poissonniers. Nous rentrons à l'AJ vers 9h. Nous avons pris des PV pour mauvais stationnement ! Nous réveillons les enfants, prenons notre p'ti déj' tranquilou et repartons pour l'île d'Odaiba en bateau. Victor a perdu les clés de son vélo....le temps de les retrouver, nous n'aurons pas le bateau que nous souhaitions prendre. Nous prenons le suivant. La balade est superbe. Après une bonne heure de navigation nous débarquons au pied de la statue de la liberté...Et oui, après New-York, Tokyo ! Odaiba est une île artificielle considérée comme la ville du futur du Japon. Nous nous promenons le long de la mer. Il y a plein de méduses et beaucoup de monde sur les plages !!! Nous visitons le musée des innovations et sciences émergentes : tout un programme. Cela nous entame une bonne partie de l'après-midi. Nous prenons le Yurikamone pour rejoindre le quartier de Shinjuku. Le Yurikamone est un train à pilotage automatique qui se fraie un passage au travers des buildings du front de mer. Il fait une sorte de boucle comme les trains de fêtes foraines. Nous traversons le rainbow bridge dont nous avons une vue extraordinaire sur toute la baie. Perchés dans les airs, c'est incroyablement irréel. Arrivés à Shinjuku, nous traversons la station de métro la plus empruntée au monde. On n'y dénombre pas moins de 60 entrées ; une ville dans la ville, avec ses magasins chics, ses épiceries, coiffeurs, salons d'esthétiques.....C'est colossal ! Nous demandons notre chemin pour atteindre le hall de la tour la plus haute de Tokyo, la « Tokyo Metroplitan government ». La vue que nous avons sur la ville « by night » à 360° est saisissante. Les décors de Batman....Nous n'apercevons malheureusement pas le mont Fuji dans la nuit. Nous dînons et visitons quelques magasins de vidéos puis rentrons par le métro. Les couloirs que nous empruntons sont longs avant d'entrer dans une rame. Franck a oublié le guide dans une boutique, nous n'avons plus qu'à rebrousser chemin. En arrivant à Asakusa, c'est Arthur qui s'aperçoit qu'il a perdu la clé de son vélo. Il jouait avec dans le métro ! Nous laissons le vélo sur place et rentrons. Nous ne comptons plus les kms que nous avons encore avalé....
21 mai 2009
Nous devions nous lever tôt pour aller au Mont Takao, mais ne nous sommes pas réveillés ; c'est grasse mat' pour tout le monde. Finalement, ce sera journée boutiques...Les enfants ayant prévu des achats ; figurines, mangas, bouquins. Nous traversons la ville à vélo. Comme c'est agréable. Les trottoirs sont partout équipés pour les deux roues et il est vraiment très facile, malgré la foule, de circuler dans les rues de Tokyo quelque soit le quartier. En fin de journée, nous les laissons devant une bouche de métro afin de rejoindre le quartier de Shibuya où les enfants souhaitent passer la soirée. Nous étions déjà allés à Shibuya et avions été éblouis par l'effervescence et la trépidance de ce quartier. Nous avions adoré l'ambiance un peu survoltée qui y règne. Je laisse les garçons au pays des mangas et m'octroie 3h de shopping (bien trop peu pour explorer et dégoter les bonnes affaires...., mais déjà ça !). D'autant que j'ai déjà repéré des enseignes. Je suis par contre incapable d'y retourner tant les rues se ressemblent. Je rentre dans le « Tokyu », l'immense building qui abritent des centaines de boutiques que l'ont rejoint par les immenses galeries du métro et par différents ascenceurs. Une hôtesse me prend par la main pour me remettre un plan sur lequel elle m'explique comment me rendre où je veux, mais toutes les explications sont en japonais et une fois dehors, je tourne en rond......au premier carrefour, je ne sais déjà plus où je suis ! Un jeune couple s'approche de moi et me demande si j'ai besoin d'aide, ils m'accompagnent jusqu'au magasin : trop mignon ! Ils sont vraiment tous adorables. Les magasins regorgent tous de vêtements et chaussures tous plus originaux les uns que les autres. Il y en a partout, et, c'est séance d'essayage dans tous les coins et recoins ; surtout les chaussures !!! je n'ai jamais vu ça, et passe plus de temps à faire ma curieuse qu'autre chose.....;C'est du délire, je ne sais plus où donner de la tête, mais me laisse tout de même aller à de frénétiques dépenses....Chassez le naturel, il revient au galop !! Comme ça fait du bien. Pour la dernière fois de la journée, je suis encore obligée de demander mon chemin, car entre les galeries souterraines qui traversent les magasins, les levels et les rues.....Impossible de savoir quelle direction prendre. Un jeune cadre costard/cravate me propose de m'accompagner jusqu'au Mandarake. Les enfants sont aux anges, ils ont trouvé ce qu'ils voulaient. Nous dînons japonais dans un restaurant « tournant » où nous nous régalons de sushis et autres mets à base de poissons crus ; un délice ! Nous reprenons le métro pour récupérer nos vélos. Comme à l'AJ, les toilettes publiques sont électroniques, auto-nettoyantes et chauffantes : trop top ! Il est assez tard mais il y a encore plein de monde dans les rues, il nous faut près d'une heure avant de franchir les portes de l'AJ. Les garçons ont du mal à se coucher et à intégrer le départ de demain qui les laissent un peu sur leur fin. Ils reviendront, c'est certain......se promettent-ils tous les deux ! Lorsque nous nous couchons, tout le monde dort dans le dortoir....Fait rarissime....Chuttttttt !!!!
22 mai 2009
Victor s'est réveillé très tôt avec, en tête, l'idée de retourner acheter des figurines de mangas. Nous rangeons tout notre bardas, déjeunons et l'y accompagnons avec Franck en vélo, que nous restituons avant de revenir chercher nos bagages et Arthur ! Il nous faut 2h en métro et JR pour atteindre l'aéroport. Sur le trajet nous avons tout loisir d'admirer des rizières cultivées à « la japonaise » : au carré ! L'aéroport de Narita est gigantesque et nous n'avons pas pris le temps de regarder de quel terminal nous partions. Nous descendons au T2 au hasard. Et comme le hasard fait souvent bien les choses, n'est-ce pas ! Nous enregistrons rapidement, déjeunons et embarquons pour 8h de vol.
Sayonara Tokyo.......
Comme chaque fois que nous quittons un pays dans lequel nous nous sentions vraiment bien nous sommes tous un peu mélancoliques. Nous avons sincèrement été séduits et conquis par le peu de ce que nous avons vu du Japon. Les japonais sont en règle générale, très réservés, ce qui peut parfois surprendre, et nous inciter à penser qu'ils sont un peu hautains où qu'il émane d'eux une certaine froideur. Et bien, pas du tout, à chaque instant le contraire nous a été démontré. Ils sont très chaleureux, très courtois, avenants, très hospitaliers et surtout très respectueux d'autrui. C'est un peuple qui demande vraiment à être connu. Nous en avions des à priori totalement surfaits...même si nous avons biensur retrouvé leurs éternels appareils photos et le fameux V qui doit apparaître sur tous leurs clichés.... Nous nous sommes interrogés quant à prolonger notre séjour mais nous avons déjà bien entamé le mois de mai et ne souhaitons pas empiéter encore plus sur notre périple indonésien.
En bref, Tokyo, on a ADORE....Je pense que vous l'avez compris. Nous affectionnons tout particulièrement les grandes villes et déplorons trop souvent manquer de temps pour en profiter pleinement, ces dix jours n'auront pas été de trop, puisque nous sommes passés à côté de plein de choses que nous aurions aimé faire ! Nous garderons un souvenir particulier de notre passage sur l'île du soleil levant....Et espérons bien y revenir un jour afin d'en explorer d'autres facettes.....



















