13 juin 2008
indonésie
Superficie de Bali : 5 621 km2
Population de Bali : 3 millions d’habitants. De Lombok : 2,5 millions
Capitale : Denpasar
Peuples et ethnies : Balinais, chinois, javanais
Langues : Balinais, anglais.
Religions : Hindhouistes (95%).
Institutions politiques : République contrôlée par l’armée.
Principales activités : agriculture, tourisme.
Décalage horaire : + 6 heures
Formalités :
Passeport valide 3 mois après le retour
Visa depuis peu : 25$ US à l’aéroport de Bali
Monnaie : La Roupie indonésienne - le Roupiah 1€ = 12 432 Roupiah lau 15 juin 2008
22 mai 2009
Nous avons quitté Narita, l'aéroport de Tokyo, rutilant et immaculé, avec ses toilettes chauffantes et électroniques....et le reste.... pour arriver dans un tout autre décor ! On ne peut pas dire que l'aéroport de Denpasar soit un modèle de propreté......Nous avions presque oublié......Bref, nous passons tout de même au SAS de désinfection puis l'établissement de nos visas se fait en quelques minutes. Il est 23h30 lorsque nous sortons de l'aéroport où une foule de personnes attendent amis, famille, clients, derrière les balustrades d'usage, pancarte en main. Quelques beaux spécimens, surf sous le bras franchissent les portes avec nous. Nous n'avons pas réservé d'hôtel, nous nous enquérons auprès du point info sur la disponibilité de chambres pour cette nuit au bord de la plage. Les prix nous semblent très élevés, nous préférons aller voir par nous-mêmes. Nous prenons un taxi qui nous dépose 15 minutes plus tard devant un hôtel miteux, limite « hôtel de passe » ! Nous n'avons aucune envie de laisser les enfants seuls ici à cette heure avec tous les sacs. Franck reste donc avec eux et je pars seule a la recherche de lits. Il est déjà 1h du matin. Pas aisé ! L'endroit où nous sommes est truffé de Resort tous très chics et très chers.....je m'enfonce un peu plus dans le centre pour finir par trouver une chambre qui fera l'affaire pour cette nuit. La propreté ne semblant pas faire partie de leurs priorités.....je retourne chercher les garçons. Je me fais accoster sans arrêt par de charmants jeunes gens ; sûrement des gigolos ! Franck a entre temps trouvé une voiture pour nous emmener. Le chauffeur connaît de plus un petit hôtel ; pourquoi pas ! C'est malheureusement complet, comme le deuxième et le troisième que nous faisons. Nous décidons d'aller à celui pour lequel j'avais opté, mais juste avant de remonter dans la voiture. Nous passons devant un très bel hôtel stylé, nous tentons notre chance en y allant au flan. Ca marche, nous obtenons une chambre, sans clim' et sans eau chaude, et, les enfants dormiront par terre mais les jardins et la piscine ont l'air superbes. Nous verrons demain.
23 mai 2009
Franck me réveille ; il est 8h30. J'ai beaucoup de mal à me sortir du lit. Je suis fatiguée......Nous laissons les enfants dormir pour qu'ils récupèrent un peu, déjeunons dans un environnement de rêve. Les jardins et la piscine sont effectivement splendides. C'est très exotique et les fleurs sont magnifiques. L'hôtel et ses bungalows ressemblent à une pagode. Nous partons en quête d'un guide en français puisque ne possédons qu'un lonely en anglais. Les balinais sont contrairement à ce que nous pensions beaucoup plus hindouistes que musulmans, c'est d'ailleurs la seule île puisque dans toutes les autres îles de l'archipel indonésien, la prédominance est islamique. Bali est donc la seule île où l'hindouisme est majoritairement pratiqué. Et, c'est avec beaucoup de plaisir que nous assistons aux rituels des offrandes un peu partout où des petits autels sont installés ainsi que devant les temples. Chaque jour les fidèles y déposent, un peu partout ; devant les entrées des boutiques, au milieu des trottoirs, dans les allées des petits carrés de bois remplis de fleurs, riz, gâteaux, fruits et encens. Ici la religion se vit dans la plus parfaite décontraction et, l'odeur des bâtons d'encens qui nous remonte dans les narines est très agréable. Tous les gens que nous croisons sont très courtois. Par certains côtés, cette île nous rappelle l'Inde. Nous longeons la plage pour rentrer. Bali étant réputée pour être un petit paradis pour les surfeurs, nous retrouvons les beaux blonds Australiens sur leur planche bravant les vagues......De jolies embarcations de pêches colorées qui sont lapées de temps en temps par les vagues qui remontent attendent sagement sur la plage de repartir en mer. Les enfants sont dans la piscine lorsque nous rentrons à l'hôtel. Nous les y rejoignons, il fait très chaud. Franck se rend ensuite chez le coiffeur pendant que je joue un peu au badminton dans l'eau avec Arthur. Un peu de farniente à l'ombre des palmiers puis nous allons déjeuner en terrasse et nous baladons le reste de l'après-midi. La population, ici est d'une étonnante gentillesse, c'est très plaisant, ils sont très souriants. Les enfants travaillent. Le câble d'alimentation du PC, à force d'être enroulé et mal mené, a cédé. Nous ne pouvons donc plus le recharger. C'est fort ennuyeux car nous allons accumuler du retard en ce qui concerne la frappe de mes notes et l'écumage des photos. Nous devons trouver une solution dans l'urgence pour parer au plus vite à ces petits désagréments. Dés les devoirs finis, les enfants s'en vont faire un billard avant que nous ne ressortions dîner. Nous trouvons des gargotes au bord de la plage proposant nourritures de tous horizons. Nous mangeons indien.
24 mai 2009
Grasse matinée pour tout le monde et p'tit déj au bord de la piscine. Travail pour les enfants. Nous allons quant à nous faire un tour et chercher « un fer à souder » pour que Franck puisse bricoler le câble du PC, nous déposons également le linge sale à la laverie. Une procession passe devant nous , j'abandonne Franck pour la suivre pensant que c'est peut-être une crémation mais ça traîne en longueur et je me laisse détourner par les boutiques environnantes.....Lorsque je ressors, il n'y a plus personne. Je m'arrête dans un cyber et envoie quelques messages à mes cop'copines. Lorsque j'arrive à l'hôtel ma tribu est dans l'eau, je la rejoins sans demander mon reste..... Les arbres offrent leur ombre aux eaux bleues, c'est bien car il fait vraiment une chaleur étouffante et le soleil va encore nous donner du fil à retordre ! Une bonne heure plus tard, nous sortons déjeuner. Il est 14h30, nous achetons des salades, des fruits et des yaourts et mangeons au bord de la plage. Il y a devant nous une parcelle de la voie réservée à des essais d'un nouveau modèle de moto pour qui veut. Un des démonstrateurs ayant fait un coup de zèle se retrouve les « quatre fers en l'air » et la moto « out » !!!! devant une foule hilare.....Ils n'ont plus qu'à la charger sur un plateau.......terminé pour aujourd'hui, il n'y a plus rien à voir ! Franck et les enfants louent des surfs pendant que je me laisse aller à un massage sur la plage. Tout comme le massage japonais, le massage balinais est un vrai bonheur, je me retrouve entre des mains expertes durant une heure, c'est divin ! Les plages sont bondées et nous ne sommes pourtant pas en pleine saison. Il y a pas mal de familles avec leurs enfants. Arthur ne tarde pas à sortir de l'eau, il s'est fait bouler par les énormes vagues et a le torse tout écorché...Il faut dire que s'aventurer dans ces énormes rouleaux n'a rien d'un jeu et les « life guard » sont en grand renfort. Car entre les exploits des surfeurs australiens qui sont habitués, il faut être très vigilant, les rouleaux sont traîtres et les lames de fond imprévisibles. Franck ressort de l'eau dans le même état. Je ne m'éloigne pas trop loin du bord afin d'éviter de subir le même sort. Des danses hindoues ont lieu sur la plage avec un groupe de musiciens en costumes traditionnels. Une femme âgée distribue des collations hindoues. Nous longeons la plage pour rentrer, de magnifiques Resorts donnant directement sur le sable avec bars les pieds dans l'eau et piscine « grand art » donnent à l'endroit une touche très « côte d'Azur ». C'est très surfait ici, ce n'est pas vraiment notre tasse de thé, et nous ne pensons pas nous attarder sur Bali. Les autres îles semblant être restées beaucoup plus sauvages. Une bonne douche nous déleste du sable et du sel qui nous colle à la peau. Victor et Franck ressortent faire un billard et je me mets au français avec Arthur : dictée, avant d'aller dîner.
25 mai 2009
Nous dormons comme des loirs depuis que nous sommes arrivés ici. Il est 9h30 lorsque nous émergeons. Et encore, ce sont les cris des descentes des terribles toboggans du parc aquatique se trouvant juste derrière notre bungalow qui nous sortent du sommeil. Nous passons la matinée à l'hôtel à ne rien faire si ce n'est profiter de la piscine et farnienter. Nous bouclons nos sacs, déjeunons tard puis négocions une voiture pour remonter un peu plus dans les terres, sur Ubud. Il est trop tard pour que nous attrapions un bus. Tout du long de la route, les paysages qui se succèdent sont splendides, des rizières en espaliers, des temples hindouiste défilent sous nos yeux. Nous traversons également des villages d'artistes, de peintures, de tailleurs de pierres dont les oeuvres sont exposées sur les trottoirs. Nous arrivons à Ubud et descendons devant le marché. Nous avons repéré une adresse dans notre guide. Franck va voir avec victor. Il y a énormément de monde dans cette ville qui a l'air très touristique. Franck revient satisfait de l'adresse. En effet, l'endroit est incroyable. Nous franchissons l'entrée d'un temple pour nous retrouver dans un wisma, une pension de famille où des bungalows ressemblant à de petits temples sont disséminés dans un superbe jardin sur plusieurs niveaux. Les allées qui nous mènent à notre petite maison forment un vrai labyrinthe, la végétation y est très dense et une jolie piscine surplombe le tout. Par contre, seul petit bémol, nous sommes dans le dernier bungalow disponible se trouvant assombri par la végétation, et la terrasse est très ombragée et ne laisse pas passer les rayons du soleil, c'est vraiment dommage vu l'environnement. Peut-être pourrons nous changer demain fonction des « check-out ». Encore un très bel endroit. Nous nous installons et ressortons nous balader. C'est effectivement très touristique, il y a foule aux abords du marché et d'innombrables (très belles) boutiques jonchent les rues, un certain charme émane de cette ville. Nous avons croisé des macaques à l'entrée de la ville où se trouve la « monkey forest », il va falloir faire attention, n'est-ce pas margoton !!!!
26 mai 2009
A croire que nous sommes décidément en manque de sommeil ; il est de nouveau 9h30 lorsque nous sortons dire bonjour au soleil. Le thé nous attend sur notre terrasse et les poissons barbotent dans le bassin d'à côté. Un petit déjeuner copieux nous permet de commencer la journée rassasiés. Nous faisons un petit tour de la ville qui est malgré tout très étendue et très vallonnée, nous louerons des scooters demain. Des danses ont lieu dans certains temples et nous croisons un tas de balinais en costumes traditionnels, toutes les rues sont ornées de décorations fleuries. Il y a de très beaux spécimens de fleurs. Nous descendons pour remonter de l'autre côté visiter le musée Neka, un musée rassemblant une collection d'oeuvres peintes par des artistes locaux et des peintres étrangers de renom. Un orage éclate lorsque nous sortons (cela va peut-être adoucir un peu l'air ambiant ; il fait tellement chaud !). Nous nous ruons dans le warung d'en face où nous dégustons des spécialités locales. Les enfants rentrent ensuite se plonger dans la piscine pendant que Franck et moi allons prendre des renseignements sur la région et les moyens les moins onéreux pour nous rendre sur l'île des dragons de komodo et puis surtout essayer de trouver un filon pour proroger nos visas. Sachant que nous avons l'obligation de sortir du territoire par voie aérienne. Avons déjà eu quelques touches pour passer outre, mais à quel prix !!!! Nous nous rendons chez un « agent ». Mais, pas fous les intermédiaires, ils savent combien coûte le moindre aller-retour sur l'île, pour la Malaisie, Singapour, le Brunei ou le Timor, pour ne citer que ces destinations, puisque ce sont les frontières les plus accessibles. Et de ce fait, le montant de la prorogation d'un visa est biensur exorbitant ! Et, pas moyen de négocier le moindre rupiah. Nous sommes un peu largués quant à notre itinéraire, un mois, ça passe super vite. Bali est au centre de ce que nous souhaitions faire.......Et s'il nous faut refaire nos visas, il nous faut les transmettre une semaine avant la date d'expiration, à Denpasar ! Ce qui veut dire qu'il faut que nous soyons là dans quinze jours !!! Le chat qui se mord la queue, en somme.....Nous terminons la journée par un spectacle de « danses rituelles » feux et transes, dans un vieux temple ; puis rentrons après avoir dîné. La nuit porte conseil....
27 mai 2009
Nous louons des scooters pour la journée et allons nous perdre dans la campagne encerclant Ubud. Nous perdre n'est pas une vaine expression puisque de fait, dés les premiers kms nous nous perdons de vue avec Franck, la circulation est tellement dense que nous ne nous retrouvons pas. Nous partons donc avec Arthur au travers des rizières espérant peut-être les revoir un peu plus tard. Je n'ai ni guide, ni plan, je venais juste de donner la carte à Franck. Nous allons donc faire sans. Il nous faut faire très de peu de kms avant de nous retrouver en plein décor de cartes postales. Partout où nous passons, des rizières moissonnées, des rizières tout juste repiquées, d'autres attendant la moisson et les dernières, en eau. C'est tout simplement splendide. Les paysans y travaillent ainsi que de très jeunes femmes. Elles arborent toutes de merveilleux sourires. Elles sont très belles. Elles ont sur le sommet de leur tête de lourdes charges ; bambous, feuillages, fruits.......Qu'elles supportent avec une telle allégresse que c'en est. Surtout que sillonner au travers des rizières humides n'a rien de simple, il nous faut à chaque instant regarder où nous mettons les pieds pour ne pas nous retrouver sur la rizière d'en dessous. Et pour certaines, c'est assez haut.....Arthur se fait un plaisir de courir d'une « poutre » à l'autre. Comme il me dit « maman, j'ai l'impression d'avoir toujours vécut ici, tu as vu comment je saute...... » « Dans une autre vie, peut-être.......!! ». Dans tous les temples qui font le charme incontestable des petits villages que nous traversons les encens brûlent et les offrandes abondent en tous coins. Toute la journée, les femmes entretiennent ces autels en y effectuant les rituels de circonstance. Nous découvrons au fil de notre incursion, des spectacles saisissants. Heureusement que nous n'avons pas loué des vélos, nous n'aurions pas pu, ou, au prix de gros efforts, accéder dans les montagnes qui montent et qui descendent abruptement ; c'est vraiment raide ! Plus nous nous enfonçons, plus les décors s'affichent en toiles de maître. Les photographes qui mettent « en boîte » toutes les vues que nous retrouvons dans les kiosques n'ont pas beaucoup de mérites. Tous les endroits ici sont propices à l'exposition. Les petites routes et les petits chemins nous mènent dans des endroits incroyables, et, du fait que ce soit très vallonné, nous offrent de surcroît , au détour de certains sentiers des panoramas à couper le souffle avec des vues plongeantes sur certains lodges nichés à flan de colline dont on se demande bien comment les clients y accèdent. L'eau fraîche de la piscine nous attend en rentrant et ce n'est pas du luxe car avec la chaleur ambiante, elle est la bienvenue. En récupérant la clé, la doyenne du Sania's m'informe que « mon mari » est passé dans l'après-midi voir si nous étions revenus..... Ils arrivent une petite heure plus tard et nous retrouvent dans les eaux bleues. Nous ressortons faire un petit tour de marché et quelques achats. Nous avons vu sensiblement les mêmes paysages et ils ont terminé leur journée par la « monkey forest », que j'ai évité volontairement du fait des macaques proliférant un peu partout. Connaissant Arthur, il n'aurait pu s'empêcher d'aller les taquiner.......Et, j'avoue ne pas avoir envie de passer mon temps à courir les hôpitaux pour les injections anti-rabiques.....n'est-ce pas margoton !!!! Nous dînons dans un resto plein de charme très cosy où nous faisons la connaissance d'un couple de jeunes français ayant quitté la métropole pour s'installer sur l'île de la réunion. Ils voyagent eux aussi pas mal ce qui fait que nous évoquons nos voyages respectifs dont le Vietnam dont ils ont gardé encore plus d'amertume que nous !!!! C'est peu dire.......Les enfants rentrent avant nous. Franck me raccompagne puis ressort voir le match de la finale de la ligue des champions, diffusé à 3h du mat', ici !
28 mai 2009
Barcelone a gagné contre Manchester : 2-0. But de Etoo et de Messi ! Pour ceux qui n'auraient pas suivi.......
Comme tous les matins, notre petit déjeuner nous est apporté sur un plateau, c'est le cas de le dire, directement sur notre terrasse. Elle n'est pas belle la vie !! J'en profite pour mettre mes notes à jour. Les enfants dorment encore. Nous avons changé de chambre hier, sommes monté d'un étage. L'un des fils du Wisma me demande si nous partons ce jour. Je lui réponds que nous ne savons toujours pas et que nous lui donnerons réponse dans l'heure qui suit. Nous réveillons les enfants ; il est 10h30. Notre avons finalement pris la décision de monter sur l'île de Java, nous bouclons nos sacs et montons sur la place du marché négocié un bémo pour nous acheminer jusqu'à Denpasar. Les bémos indonésiens sont des sortes de combis disposant d'une dizaine de places assises reliant tous les villages entre eux. Ceux de Kuta et de toute la côte balinaise sont très sympas, ils sont tous personnalisés de peintures pour certains très recherchées....Il faut par contre attendre et ne pas être trop pressé car le Bémo ne part pas tant qu'il n'a pas fait le (trop) plein ! De passagers et d'animaux !!.....Comme d'habitude, ils nous voient venir avec nos tonnes de bagages et nous appliquent direct des prix « touristes ». Ce que nous refusons d'emblée. Nous ne monterons pas tant qu'ils ne nous appliqueront pas le tarif local ! Et, comme ils s'arrachent la part du « gâteau », c'est à dire ; nous ! Pour remplir et rentabiliser leur course, nous finissons par obtenir le même prix que les indonésiens. Nous devons descendre à batubulan pour reprendre un bémo pour Denpasar. On remet ça pour les négos. On recommence jusqu'à obtenir gain de cause et attendons jusqu'à ce que le Bémo soit archi-plein !! Arrivés à denpasar, nous avons l'embarras du choix quant à la compagnie de bus pour Yogyakarta. Nous faisons au plus avantageux pour notre porte monnaie. Et, une heure plus tard, 16h de bus + ferry nous attendent. Nous devrions arriver vers 6h demain matin. Pour rejoindre le nord ouest de l'île de Bali, nous longeons la côte une bonne partie de la route ; à gauche, la mer et à droite la montagne, ses volcans et ses rizières.....toujours et encore des rizières. Jamais encore, nous n'avions vu autant de cultures de riz et autant de vert. C'est saisissant cette aménagement à flan de colline. Du grand art. A chaque détour, chaque virage, un nouveau tableau.....Comme c'est beau ! Nous prenons le ferry vers 19H30 mais visionnons un film avec Franck « MR73 », et ne voyons pas grand chose de la traversée. De toute façon il fait nuit noire....Le temps passe vite. Nous nous arrêtons pour dîner. Le chauffeur nous distribue des tickets que nous remettons au serveur d'une grande salle ressemblant à une cantine de collectivité façon indonésienne, où tout le monde se sert à manger. Nous constatons que nous avons encore changé d'heure. Il n'est pas 23h mais 22h. Nous avons également changé de dominance religieuse. Ici c'est l'islam qui est majoritairement pratiqué. Toutes les femmes sont voilées et une mosquée jouxte la salle où nous nous restaurons. Le ventre plein, nous reprenons la route pour une nuit écourtée par de violents coups de frein que ne cessent de donner notre chauffeur. Il y a énormément de virages et il ne cesse de fumer......Encore un intrépide !
29 mai 2009
J'ai somnolé un bon moment, ce qui m'a permis d'assister à l'un des nombreux fous rires de Franck dans son sommeil (il rêvait qu'il sillonnait le « grand pâtis » à Oudon en cyclo-pousse accompagné de Flo Dousson maquillée et habillée en Geisha, tout comme lui ! Ils étaient poursuivi par Marie-Lou qui a finit par les rattraper (se serait-elle entraînée à la course à pied depuis notre départ ? )....). Bref, « so crazy » Chouchou !! Nous arrivons à Yogya, nous sommes les derniers à sortir du bus, ne sachant pas vraiment où nous devons descendre. Personne ne parle un mot d'anglais depuis notre départ d'hier. Un taxi nous emmène à Prawirotaman, le quartier où nous avons décidé de séjourner. Ce quartier a malheureusement subi d'énormes dommages lors du tremblement de terre de 2006 et certains bâtiments sont toujours en reconstruction. L'avantage ici, est que les lomens et Wismas sont quasiment tous équipés de piscine et que le petit déjeuner est toujours inclus. Les prix sont de plus très raisonnables. Nous nous installons donc une fois de plus dans un endroit charmant avec un personnel très accueillant et très chaleureux. Nous avalons un bon p'tit déj' et faisons des recherches sur internet pour un vol pour Kuala lumpur. Nous profitons ensuite de la piscine et de l'ombre des arbres qui commence à la recouvrir. En dehors des périodes ombragées il est quasiment impossible de rester dans l'eau. Nous sortons manger dans un resto à deux pas de notre home avant d'aller faire un tour. Le palais du sultan est fermé l'après-midi et vu l'heure qu'il est, il semblerait qu'il en soit de même pour le marché aux oiseaux. Nous nous rabattons sur une petite excursion sur la Malioboro Rd, la version locale de nos champs Elysées. Nous marchons un moment avant de nous laisser tenter par un Becak. Le cyclo-pousse Javanais. Ils sont tous peints de couleurs vives représentant des scènes très kitsch et actionnés par un conducteur haut perché sur sa selle. Ils sont surnommés « helikopter » par les conducteurs qui font de la retape le long des rues. C'est vraiment le moyen de transport le plus agréable qui soit. Suffisamment lent pour profiter de l'animation et suffisamment rapide pour se protéger de la chaleur et du soleil en plein cagnat sous les capotes. Tout du long de l'avenue Malioboro sont installés des stands d'artisanat, batiks, ikats, bibelots, bricoles, sculptures sur bois.....Vêtements et chaussures dont des tongs de toutes formes, de toutes couleurs en cuir.......souvenirs en tous genres et des tas de warungs où l'on mange dans de petites « tentes » assis sur des tapis. Yogya est une ville très animée mais beaucoup moins « touristiques » que les villes que nous avons fait sur Bali. C'est nettement moins, même s'il règne ici une véritable cohue dans une jolie cacophonie.....C'est beaucoup plus authentique. D'ailleurs les petits vendeurs ne nous demandent rien, c'est assez curieux. J'en ai plein les jambes et cette foule m'oppresse, je laisse les garçons qui viennent de s'engouffrer dans une salle de jeu et redescend l'avenue tranquillement en jouant des coudes pour aller choir sur une petite place où attendent les becaks. Ne les ayant pas prévenus, j'espère qu'ils vont avoir le bon sens de me retrouver ici. J'attends une petite heure en tapant la causette avec un indonésien jusqu'à entendre un « maman » de la bouche d' Arthuro.....Ce sont mes hommes, ils sont tous les trois nichés dans un bécak et il semblerait que Franck se soit fortement inquiété de ma disparition, il a envisagé divers scénarios.......(dixit : malaise, kidnapping, traite des blanches.....), il est mignon, mais je ne suis pas sure que je sois encore en âge de faire l'objet de ce genre de convoitise.............
30 mai 2009
Nous émergeons assez tard. La soleil nous assomme à peine avons nous franchi les portes de l'hôtel. Nous prenons des becaks pour la journée. Nous commençons par le Kraton, le palais du sultan de Yogyakarta. C'est un lieu somme toute assez sobre contrairement aux palais très souvent chargés de trésors et de richesses. On y découvre l'orchestre du palais composé d'une trentaine de personnes, toutes en costumes traditionnels. Les femmes portent le sarong ; les hommes portent le blangkon (chapeau), le surjan (tunique) et une ceinture en tissu qui retient un superbe kriss. Assis à même le sol, face à un grand écran destiné aux spectacles de marionnettes, ils jouent de la musique, chantent ou récitent des mélopées interminables......Ils sont en pleine répétition que ce soit pour les musisciens, les choristes et les marionnettistes. Ils ne se produisent officiellement que le dimanche ou lors de cérémonies. Nous avons pris les services d'un guide parlant très bien le français. Il est très intéressant et plein d'humour. Ils nous expliquent beaucoup de choses sur la famille du sultan actuel. Les enfants sont intrigués par les différents arbres généalogiques qui, du fait du droit de polygamie ont généré des branchages très pourvus !!!!! Ils sont avides tous deux d'en savoir plus sur le fonctionnement du règne du sultanat. En indonésie, les cultures sont distinctes entre « balinais », « javanais », « sumatranais », etc.....Plusieurs ethnies sont représentées et même si la religion musulmane est ici largement représentée, elle est ici pratiquée de façon modérée (presque libérale), rien à voir avec les musulmans du continent Africain ou du golfe. Tout le monde vit en parfaite harmonie dans le respect de l'autre et de la tolérance. Il est très fréquent que musulmans, bouddhistes, hindouiste, chrétiens....vivent dans un même quartier sans aucune animosité. Et, il n'est pas rare qu'un musulman porte un prénom hindou. D'ailleurs, pour la petite histoire, lors des derniers attentats terroristes, un des protagonistes arrêtés lors du démantèlement d'un groupe intégriste islamiste portait le nom de Vishnu !!! Trop fort ! Voilà probablement un cas unique de neutralité bienveillante et de coexistence pacifique entre les ethnies et les religions. On peut vraiment dire qu'ici, islam, christianisme, bouddhisme, hindouisme et animisme se côtoient globalement sans heurts. Nous assistons à la cérémonie du thé ayant lieu tous les jours, même si le sultan est absent. De magnifiques lustres « Murano » ornent les salles de réception. Il y a énormément de jeunes gens dans l'enceinte du palais. En Indonésie, la moitié de la population est âgée de moins de 20 ans. Juste derrière le palais du sultan se trouve au bout d'une petite ruelle, un marché aux oiseaux. Glauque au possible où tous les oiseaux et autres animaux sont enfermés dans des conditions des plus abjectes. Coqs (pour les combats), oiseaux rares, serpents, vampires (chauve-souris géantes) qui sont vendues pour être rôties pour soigner les problèmes d'asthme !, écureuils volants, souris, rats, singes, tortues, chats, chiens, et nombreuses espèces tropicales sont détenues dans des cages minuscules aux côtés d'animaux déjà morts (de maladie, famine ou chaleur).....les enfants ressortent très affectés de cette incursion, Arthur ne peut retenir ses larmes et met un certain temps à s'en remettre. A deux pas, après avoir traversé un labyrinthe de ruelles avec notre conducteur de becak, nous entrons au water palace, un endroit sans grand intérêt, puis descendons dans un bref passage souterrain qui nous mène à l'entrée d'une mosquée souterraine. Un endroit étrange formé d'une grande voûte circulaire de 2 étages, percée de petites ouvertures. En remontant par un autre passage, nous tombons sur un groupe de « musicos » jouant du violoncelle, guitare, batterie et xylophone sur des instruments d'un autre âge mais comme dans les stations de métro parisiennes. Quand on parle d'islam libéral.....!!!! Nous filons ensuite à l'office du tourisme et remontons Malioboro où tous les chauffeurs de becak somnolent sous leurs capotes respectives. De nombreuses carrioles attelées à des chevaux attendent de promener des vacanciers ; l'odeur d'urine et de crottin est difficilement supportable avec la chaleur......Nous terminons par la gare pour prendre des renseignements pour remonter sur Jakarta en train de nuit. Nous n'avons toujours pas mangé, il est 16h30. Nous dévorons un excellent steak PDT dans un resto à proximité de notre hôtel. Arthur nous dégote une pâtisserie où nous fondons sous les brownies maison. Sur le retour, j'ai la subite envie, en passant devant un salon de coiffure « local », de me faire faire quelques mèches......Scène épique à garder dans les anales. Je suis accompagné de Victor qui a voulu lui aussi un petit rafraîchissement........Je pense que les jeunes filles à qui nous avons affaire n'avaient auparavant jamais fait de « hairlights » !!!! Elles commencent par découper des sacs en plastique pour envelopper les mèches dont je suis obligée de leur expliquer la façon de faire !!!! Elles ne parlent que quelques mots d'anglais.....la technicité s'en trouve un peu plus compliquée ! Je finis par obtenir une sorte de champignon méché sur le sommet du crâne. Pour obtenir quelques mèches sur les tempes et sur l'arrière (à ma demande !), il leur faut redécouper des sachets et s'y reprendre à trois reprises......Pour un résultat des plus......insolites ! Le bac à laver se trouve dans l'arrière salle mais le siège est cassé, ma position s'en trouve très subjective....Et les produits sont incroyablement vieillots....Vais-je ressortir sans cheveux ???? En avoir pour son argent prend ici tout son sens ; A savoir 80.000 rph, soit : environ 5 euros ! Qui dit mieux ? Bref, encore un grand moment de solitude dont je me rappellerai longtemps. Je rentre à l'hôtel rejoindre ma troupe. Chouchou me trouve bonne mine et enluminée !!!! Ah, ces hommes......Je me plonge dans la piscine, la nuit est tombée. Un petit thé/gâteau nous est gentiment offert. Nous ressortons un peu plus tard avec Franck pour trouver une possibilité de faire les sites de Borobudur et de Prambanan dans la même journée à moindre coût. Un petit office vendant des bouquins d'occasion attire notre oeil expert et nous donne raison, l'agent est incroyablement rieur et adorable. Nous nous mettons d'accord pour qu'il nous accompagne toute la journée et qu'il nous dépose au retour à la station de bus pour que nous puissions attraper le bus de nuit pour Jakarta. Nous allons prendre un verre au « Viavia », un resto/galerie plein de charme et nous mangeons des plats indonésiens savoureux.



















